Alina Szapocznikow

Près de quarante ans après son décès, enfin célèbre !

Ce n’est pas ce petit bout de femme discrète et si effacée qui aurait perdu son âme à rechercher la gloire ! Et pourtant, son œuvre magistrale est enfin reconnue en France, dans notre pays trop longtemps aveugle, qui fut aussi le sien.


En 1963, Alina SZAPOCZNIKOW artiste juive polonaise s’installe en France.

Elle fréquente alors Pierre RESTANY, TOPOR, DUCHAMP et BOLTANSKI…aucun d’entre eux ne lui accordera le coup de pouce nécessaire à la reconnaissance de son travail.

Entre surréalisme et nouveau réalisme, elle puisera dans sa mémoire de déportée cette sensibilité douloureuse qui n’appartient qu’aux grands écorchés et qui prouve encore une fois que « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort ! »

Très jeune, elle est frappée par la tuberculose et mourra à quarante sept ans d’un cancer du sein, laissant dans son atelier de Malakof, un nombre incommensurable de sculptures et dessins.

Ses oeuvres, enfin exposées post mortem au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1973, révèlent cette quête d’expérimentation de la matière dans tout ce qu’elle contient d’expression, qu’elle pousse au paroxysme du supportable. Sa souffrance devient un terrain de créativité sans limites. ..

Les coulées de résine forment un sein unique et déformé, au demeurant si plastiquement beau, que le trouble se perd entre répulsion et admiration.

Aujourd’hui, le MoMA de New York, la Galerie américaine Brodway 1602 et la galerie Loevenbruck- toutes deux présentes à la Fiac 2012 - rendent hommage à cette incroyable particularité qui restitue à une immense artiste sa juste place dans l’histoire de l’art international.

Saisons de Culture a sélectionné des pièces d’une très grande vibration émotionnelle, dans le respect et le silence dûs à l’auteure.

www.loevenbruck.com
www.broadway1602.com

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