FAZ

Une artiste engagée

J’avais rencontré Faz lors d’une exposition initiée par Art Sénat au Jardin du Luxembourg, alors que je collectais des sculptures pour l’événement Les Stèles de la Création, qui s’est tenu dans l’enceinte de l’église de la Madeleine en été 2009. Nous l’avons retrouvée ensuite chez Artcurial et chez Christie’s engagée dans le cadre d’actions humanitaire au profit des enfants : Une brique pour Madagascar et Des villages et des hommes.


C’est tout naturellement qu’elle a accepté de rejoindre l’événement le Cri des Sirènes sur la Seine, invitée par l’association Vivent les Femmes. Puis ce fut : Rivières à Bercy, Pas si bête à l’Espace Christiane Peugeot et de nombreuses expositions en France et hors de nos frontières (Biennale de Venise, Mexique Shanghai, Commission Européenne)...

 

Ses Fluidités ont marqué par leur signature particulière, le monde très exigeant de l’art contemporain. On reconnait un relief de Faz, à sa valeur ajoutée, sa matière ondoyante aux effets nacrés, à cette écriture poétique si palpable. Il lui arrive d’aborder le noir, mais son noir à elle est une vraie couleur, sans tristitude, sans jamais donner dans le «noir ténèbres». Une vraie musique d’oxymore, aussi harmonique que le passage léger de la main sur la harpe du temps.

 

Aujourd’hui, pour couronner un parcours artistique sans faute, elle se distingue parmi les plasticiens accueillis au Palais de Tokyo. Le quotidien Libération qui lui a confié la première de couverture du numéro consacré à la tristement célèbre marée noire. La consécration pour une artiste à peine parvenue dans la jeune maturité.

 

Elle nous livre son sentiment :

 

Avec cette une, j’ai voulu représenter la pureté souillée à jamais, l’interruption du cycle de la vie. Cette œuvre se veut témoignage, appel à la vigilance et à la conscience de la fragilité de la vie. La vie s’éteint, lentement asphyxiée par un liquide noir et visqueux, coagulant à la surface de la terre. Un coup d’épée, une secousse violente et irrémédiable, vient fracturer cette composition idéale, laissant une blessure béante.

 

La COP 21 s’est achevée sur cette note. Sans commentaire.

 

Il reste à souhaiter à notre unique planète un élan de bienveillance, les artistes tels que Faz en sont les messagers.
Mylène Vignon

 

www.faz-sculpture.com

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