Arts

Diogène et Cesar

Par Henri – Hugues Lejeune

Cette saison, de quelle inquiétude saisi, j’ai beaucoup erré en ville et en moi-même, devant les vitrines des galeries et les cimaises des musées, un peu lu aussi et ne sais toujours que penser. Alors autant raconter simplement ce qu’il me semble avoir vu, senti… et ressenti. L’art paraît ces temps-ci s’agiter en tous sens à la recherche de lui-même et de son rôle dans la vie, un peu en perdition. Cette trouvaille va faire sourire et elle est d’un ingénu mais n’est-ce pas là une bonne tradition littéraire ? Texte intégral

Déambulation et réflexion parmi les galeries et musées parisiens

Par Henri Hugues Lejeune

Il n’est pas d’exercice plus salutaire pour l’amateur d’art, ou celui qui s’en veut le chroniqueur, que de se précipiter dans une galerie intelligente qui se consacre à une rétrospective ou une synthèse d’un artiste ou à une mouvance, voire à une confrontation ou un parallèle, quelque chose enfin de programmé de manière à nous obliger à un effort mental, à réfléchir, public léger et nez en l’air que nous sommes. Texte intégral

Karol A. Penson

Les transcriptions jouées par Cyprien Katsaris. Par Sergiusz Chądzyński

Ce n’est pas par hasard que leurs chemins se sont croisés. Karol Penson, éminent physicien, prix Alexander von Humboldt 1988, amoureux de la musique, connaisseur du piano, rencontra en 1990 le pianiste Cyprien Katsaris, un de plus grands virtuoses concertistes. La curiosité pour l’art de la transcription fit naître entre les deux hommes une amitié qui après des années aboutira à une collaboration étroite et fructueuse. La passion de Karol Penson pour la musique fut depuis toujours partagée avec celle des mathématiques, et le choix de se consacrer à la carrière de chercheur en sciences physiques ne l'empêcha pas de s'adonner à de riches occupations musicales. La chasse aux partitions rares et intéressantes lui apporta de surprises incroyables comme la découverte d'une collection de documents de l’époque soviétique dans une boutique d’antiquaire à Cracovie.Texte intégral

Le dernier opéra de Saariaho à Garnier « Only the sound remains » : du spirituel dans l’air

Par Cybèle Air

Visuellement, nous n’avions jamais saisi à Garnier une telle intensité de couleur sur le plateau, à la fin de la production de « Only the sound remains », dernier opéra de Kaija SAARIAHO. Bleu profond, rouge pourpre, vert touffu et minéral tour à tour se succèdent, pour une envolée toute de fluidité blanche vers un lieu impalpable et présent : l’éther, le ciel, le monde spirituel fait musique. Texte intégral

Trois films vus en mars 2018

Par Pascal Aubier

Les Américains, depuis que la Guerre (la deuxième, Mondiale, si vous vous souvenez) et depuis leur occupation de notre territoire par leur troupes, leurs cigarettes et leur SHAPE, ont entrepris de nous faire la misère sur le plan culturel, de nous envahir un peu plus complètement. Les sodas, le chewing-gum, les Burgers et autres Pizza Hutt et Starbucks se sont répandus dans tous le pays et dans tous les pays, il faut bien le dire. Et puis le cinéma. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

SÉRA ou l’œuvre survivante

…Voici que de l’enfance, surgit ce corps à peine ébauchée par la vie. Il court ayant pour ciel, les arbres protecteurs, ayant pour terre, la couleur rouge. Sur son passage, il saisit l’image de cet homme qui retouche des photographies, ce temple aux divinités sans bras, cette nature aux couleurs sauvages, l’image de sa famille. Il court… emportant avec lui, l’empreinte filante de ses origines, l’empreinte blessante de cet exil endeuillé et forcé vers un autre territoire…

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Marie Curie

Par Pascal Aubier

Quelle chance ! Cette semaine sort partout en France, un film inclassable et admirable, pas du tout du genre de chez genre de chez Genre, un film fin comme le fil d’un rasoir et doux comme le baiser d’une femme brillante. Les femmes brillantes font peur. Les femmes font peur. Aux hommes, aux Politiques, aux Patrons, aux Scientifiques pour ne parler que des plus modestes. Marie Curie. Très emmerdante, la place qu’elle a prise… Deux fois Prix Nobel… Enfin, on se souvient, comme le film nous y invite, le prix qu’elle a payé sa place. Et qui plus est, une fois LE mari Curie disparu, LA Marie Curie qui on le sait est Polonaise, elle se nommait Marie Sklodowska, nom qui ne se prononce même pas en Français [ˈmarja salɔˈmɛa skwɔˈdɔfska] disent les drôles de linguistes, se remet à chanter et cette fois remporte le prix Nobel de Chimie après celui de Physique partagé avec son mari. Je ne vais pas vous raconter la vie de Marie Curie, tous les dictionnaires le feront mieux que moi, et surtout le film de Marie Noelle. Film qui n’est pas un biopic comme disent les professionnels de la profession, qui n’est pas simplement le portage à l’écran du destin de la grande dame. Loin s’en faut. Marie Noelle a voulu surtout parler d’elle, la femme et de on amour pour un autre homme, après cinq ans de veuvage, Paul Langevin, lui aussi physicien.Texte intégral

L’abattage rituel de Gorge Mastromas

Studio Hébertot 

Cette pièce commence par un tonitruant choeur de masques, qui sur une musique très rock, donnera d’entrée de jeu la mesure de tout le spectacle. On y voit la montée en puissance de l’homme face à ses tentations, qui au fil du texte se transformeront en démons. On y parle de société secrète, de bonté et de lâcheté. Confronté à ses mensonges, un homme va sombrer dans ce qu’il peut exister de plus sordide. Texte intégral

Grand prix de la littérature américaine 2017

Par Sergiusz Chadzynski

Jamais deux sans trois. Le troisième Grand prix de la littérature américaine est décerné à Richard Russo, pour son roman « À malin, malin, et demi », traduit par Jean Esch, paru cette année au mois d’août aux éditions Quai Voltaire. Neuf sages du jury, trois critiques littéraires, trois éditeurs et trois libraires : Philippe Chevilley des Échos, Bruno Corty du Figaro Littéraire, Orianne Jeancourt de Transfuge, Olivier Cohen des éditions de L’Olivier, Francis Geffard, le créateur et le grand animateur de ce prix, des éditions Albin Michel, Emmanuelle Heurtebize des éditions Delcourt, Sylvie Loriquer, de la libraire L’Attrape-Cœurs, Jean-Christophe Millois de la Librairie de Paris et Pascal Thuot de la librairie Millepages à Vincennes, en ont décidé ainsi, après un débat très animé.

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La beauté et le gemme

Avec Gemology

Chrystelle Lannoy a fondé Gemology Cosmetics selon ses propres valeurs en associant les pierres précieuses et des essences de fruits et de fleurs, après trois années de recherches en laboratoire. Les soins du visage et du corps ont été testés récemment par Saisons de Culture, par une journée de froid hivernal à Paris. Ce fut un véritable bonheur, que nous souhaitons partager au maximum.

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Prendre le large

Invitation au voyage en forme de miroir inversé

Sandrine Bonnaire est au cinéma une respiration, un ovni dans le bon sens du terme qui nous rappelle que jouer juste, soit au plus près des émotions, est possible. Elle revient dans « Prendre le large », plus grave, loin de l’exubérance jouissive de « Confidences trop intimes », où elle se confiait sans retenue à un Fabrice Luchini mi tétanisé mi fasciné, en psy dépassé par la tournure atypique de ces séances sur divan organisées.

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