Arts

Le dernier opéra de Saariaho à Garnier « Only the sound remains » : du spirituel dans l’air

Par Cybèle Air

Visuellement, nous n’avions jamais saisi à Garnier une telle intensité de couleur sur le plateau, à la fin de la production de « Only the sound remains », dernier opéra de Kaija SAARIAHO. Bleu profond, rouge pourpre, vert touffu et minéral tour à tour se succèdent, pour une envolée toute de fluidité blanche vers un lieu impalpable et présent : l’éther, le ciel, le monde spirituel fait musique. Texte intégral

La beauté et le gemme

Avec Gemology

Chrystelle Lannoy a fondé Gemology Cosmetics selon ses propres valeurs en associant les pierres précieuses et des essences de fruits et de fleurs, après trois années de recherches en laboratoire. Les soins du visage et du corps ont été testés récemment par Saisons de Culture, par une journée de froid hivernal à Paris. Ce fut un véritable bonheur, que nous souhaitons partager au maximum.

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Les coups de cœur d’Esther Ségal

SÉRA ou l’œuvre survivante

…Voici que de l’enfance, surgit ce corps à peine ébauchée par la vie. Il court ayant pour ciel, les arbres protecteurs, ayant pour terre, la couleur rouge. Sur son passage, il saisit l’image de cet homme qui retouche des photographies, ce temple aux divinités sans bras, cette nature aux couleurs sauvages, l’image de sa famille. Il court… emportant avec lui, l’empreinte filante de ses origines, l’empreinte blessante de cet exil endeuillé et forcé vers un autre territoire…

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Marie Curie

Par Pascal Aubier

Quelle chance ! Cette semaine sort partout en France, un film inclassable et admirable, pas du tout du genre de chez genre de chez Genre, un film fin comme le fil d’un rasoir et doux comme le baiser d’une femme brillante. Les femmes brillantes font peur. Les femmes font peur. Aux hommes, aux Politiques, aux Patrons, aux Scientifiques pour ne parler que des plus modestes. Marie Curie. Très emmerdante, la place qu’elle a prise… Deux fois Prix Nobel… Enfin, on se souvient, comme le film nous y invite, le prix qu’elle a payé sa place. Et qui plus est, une fois LE mari Curie disparu, LA Marie Curie qui on le sait est Polonaise, elle se nommait Marie Sklodowska, nom qui ne se prononce même pas en Français [ˈmarja salɔˈmɛa skwɔˈdɔfska] disent les drôles de linguistes, se remet à chanter et cette fois remporte le prix Nobel de Chimie après celui de Physique partagé avec son mari. Je ne vais pas vous raconter la vie de Marie Curie, tous les dictionnaires le feront mieux que moi, et surtout le film de Marie Noelle. Film qui n’est pas un biopic comme disent les professionnels de la profession, qui n’est pas simplement le portage à l’écran du destin de la grande dame. Loin s’en faut. Marie Noelle a voulu surtout parler d’elle, la femme et de on amour pour un autre homme, après cinq ans de veuvage, Paul Langevin, lui aussi physicien.Texte intégral

Grand prix de la littérature américaine 2017

Par Sergiusz Chadzynski

Jamais deux sans trois. Le troisième Grand prix de la littérature américaine est décerné à Richard Russo, pour son roman « À malin, malin, et demi », traduit par Jean Esch, paru cette année au mois d’août aux éditions Quai Voltaire. Neuf sages du jury, trois critiques littéraires, trois éditeurs et trois libraires : Philippe Chevilley des Échos, Bruno Corty du Figaro Littéraire, Orianne Jeancourt de Transfuge, Olivier Cohen des éditions de L’Olivier, Francis Geffard, le créateur et le grand animateur de ce prix, des éditions Albin Michel, Emmanuelle Heurtebize des éditions Delcourt, Sylvie Loriquer, de la libraire L’Attrape-Cœurs, Jean-Christophe Millois de la Librairie de Paris et Pascal Thuot de la librairie Millepages à Vincennes, en ont décidé ainsi, après un débat très animé.

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Prendre le large

Invitation au voyage en forme de miroir inversé

Sandrine Bonnaire est au cinéma une respiration, un ovni dans le bon sens du terme qui nous rappelle que jouer juste, soit au plus près des émotions, est possible. Elle revient dans « Prendre le large », plus grave, loin de l’exubérance jouissive de « Confidences trop intimes », où elle se confiait sans retenue à un Fabrice Luchini mi tétanisé mi fasciné, en psy dépassé par la tournure atypique de ces séances sur divan organisées.

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Barbara

Par Pascal Aubier

On parle beaucoup de Barbara ces temps-ci. On la voit et on l’entend partout. Anniversaire de sa mort oblige. Je ne sais pas – et ne crois pas - que ce soit ce qui ait donnée l’idée de son film à Matthieu Amalric. Son film est un vrai film, pas une commémoration. L’hommage est clair mais c’est aussi celui que l’auteur rend à son actrice, Jeanne Balibar. Hommage aux femmes, à ces deux femmes, au cinéma. Un film délicieusement intelligent et subtil. Dans lequel on se laisse entraîner. Comme dans la danse. Les images tournées par Amalric interpénètrent les archives qu’il a réunies. Elles s’interpénètrent, se mélange et chantent en chœur. De quoi s’agit il ? Un cinéaste réalise un film sur la chanteuse Barbara qu’il adore manifestement. Il a l’air d’adorer tout autant l’actrice qui incarne ici la chanteuse, Jeanne Balibar. Mais ça, ce n’est pas le talent, c’est l’amour. L’amour – comme la plupart des passions – sont le moteur du cinéma. Du cinéma qu’on aime. Le cinéma, le mouvant et l’émouvant, crée l’illusion de la vie. Il nous fait croire aux histoires et aux personnes qui se meuvent sur l’écran. Il nous fait voir. Il nous fait croire. Il nous entraîne et nous fait rêver. Comme dans la danse dont je parlais plus haut. Un principe de plaisir. Et ici, Amalric excelle. Il se plante lui même, confus à l’extrême, totalement investi, en metteur en scène qui tire les fils, qui fabrique mais qui est aussi fasciné, dépassé, éberlué.

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Le Redoutable

Par Pascal Aubier

Le Redoutable, un film de M. Hazanavicius, un joli nom Lithuanien, si je ne me trompe. Je crois avoir vu l’un de ses films, L’Artiste, avec cet acteur qui me fait beaucoup rire (Dujardin). Ce metteur en scène est semble-t-il marié avec Bérénice Béjo qui est belle comme tout et a un côté Amérique du Sud qui me va très bien. Elle joue aussi dans le film le rôle de Michèle Rozier que j’ai connue autrefois et qui habitait un appartement jardin devant le Sénat. Qui était l’amie de Godard et des Cournot. Bref.

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