Lettres

Yunbo et Daniel Bart

Youbo est peintre après avoir été professeur d’Anglais. Elle est aussi la petite fille, sur la couverture du livre. Daniel est cinéaste et theâtreux. C’est également un homme de télévision, coordinateur général des Césars, des 7 d’or et des Molières. Bō est leur premier roman. Je les ai rencontrés au Sélect et nous avons passé un moment de partage, à la fois émouvant et joyeux. Dans ce récit, les souvenirs surgissent de la mémoire de Yunbo. Même si la petite fille est aujourd’hui devenue grande, elle conserve cette petite flamme d’innocence qui émane du regard des enfants.Texte intégral

Poème de saison

Par Jean-Paul Guedj

L’HIVER

Il a la barbe de Victor Hugo

sur laquelle descendent à toute vitesse

les skieurs urbains et

haletants

du XXI ème siècle.

Son corps est un boulevard

un grand boulevard

un grand boulevard un peu nu

avec des arbres nus eux aussi.

Et ses bras sont des rues

des petites rues

sans mains

juste bordées de trottoirs un peu vides

où l’on se hâte

emmitouflé

pour se faire avaler

chez soi

bouche de l’Hiver.

Anachronique du flâneur N° 16

Chère lectrice, cher lecteur

Merci de bien vouloir déchiffrer ce message jeté sur le net (parmi des milliards d’autres et dans tant de langues différentes) comme on jette une bouteille à la mer. J’entends Kimson mon fils, dès son plus jeune âge parlant avec la voix de la sagesse même, me demander : « Pourquoi penses-tu que ce que tu écris puisse intéresser quelqu’un d’autre que toi ? » Pourquoi, en effet ? Ceci n’est pas un S.O.S. Je ne suis pas en perdition. Le seul naufrage qui me guette est aussi prévisible que banal et inévitable. Il attend tous les êtres humains, même lorsqu’ils échappent à la famine, aux épidémies, à la guerre et aux tremblements de terre : c’est l’épreuve de la maladie, de la vieillesse et de la mort. Peut-être faudrait-il s’en tirer par une pirouette en citant cet adage attribué à Fontenelle (1657-1757) un écrivain et philosophe français qui vécut presque cent ans : « Ne prenez pas la vie au sérieux : de toute façon, vous n’en sortirez pas vivant. »Texte intégral

“Les anachroniques du flâneur n° 1-14” de Marc Albert-Levin – le livre.

Par Sergiusz Chądzyński

Dès les débuts de “Saisons de culture” Marc Albert-Levin partage avec les lecteurs sa passion pour les arts. Infatigable, tel un marin qui navigue de port en port, il bourlingue parmi les caisses des bouquinistes au bord de la Seine, il voyage à travers les galeries d'art parisiennes et il sillonne les librairies pour nous  rendre compte, dans les merveilleuses chroniques de ses flâneries et des rencontres avec les personnages intéressants. Parfois, Marc prend le bâton du pèlerin, il traverse les océans et il nous enchante à son retour en décrivant les lieux insolites. Chaque chronique, qui prendra avec le temps le nom de l'anachronique, nous fait rêver de poètes, d'écrivains et d'artistes dont les noms ne nous sont pas toujours connus, mais qui nous deviennent proches grâce à la magie du récit. Chaque anachronique est une mine de renseignements et de commentaires indiquant les pistes inattendues pour ceux qui veulent continuer à les suivre.



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Combat et Création

Par Sergiusz Chadzynski

Dans le catalogue des éditions « Noir sur Blanc », paru à l’occasion du trentième anniversaire de l’officine nous trouvons une abondance d’auteurs et de titres ce qui atteint amplement son objectif d’être une vitrine des cultures séparées du reste du monde par le rideau de fer et aussi, comme le dit Véra Michalski , la cofondatrice, une passerelle entre les peuples. Le rideau de fer disparu, la maison d’édition continue inlassablement à travailler et à présenter des textes traduits du russe et du polonais. D’autres pays : comme l’Albanie, l’Autriche, la Bulgarie, la Lettonie ou la Roumanie ne sont pas non plus oubliés.

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Auteurs en dédicace à Levallois

Par Véronique Grange-Spahis

Dans le cadre de l’exposition « Mise en lumière » du Collectif Autrement, un « mini-salon » du Livre est proposé !

Parce que la culture est pARTage, It Art Bag, partenaire de l’exposition, s’est associé pour initier cette rencontre avec des auteurs de talents qui vous dédicaceront leurs derniers ouvrages : romans, essais, poésies… Il y en a pour tous les goûts.

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Poème de saison

Par Jean-Paul GUEDJ

PORTRAIT D’AUTOMNE

L’Automne est aussi rousse que sont verts ses yeux.
Elle porte la robe grège d’un ciel de septembre.
Et avant que l’hiver ne les laisse dans leur chambre,
Sur des feuilles mortes, elle fait marcher les dieux.

Elle est parfois gaie comme parfois elle est triste.
Son visage est rempli de tâches de rousseur.
Face à l’acrimonie, elle choisit la douceur.
Et elle essuie une larme quand elle écoute Liszt.

Elle aime la nuance et n’est pas radicale.
L’Automne est une personne qui n’est jamais totale.
Elle aime l’instant qui vient ; on la dit indocile.

L’Automne est une rousse dont le regard est vert.
Son rire a des éclats qui font chasser l’hiver,
Et quand elle pleure alors, c’est qu’il pleut sur la ville.

Mylène Vignon en dédicace : Le souffleur de l’ombre

Par Sergiusz Chądzynski

Ce froid et pluvieux samedi du 9 décembre n’incitait pas à sortir, tant les circonstances décourageaient : certaines stations du métro parisien fermées, les embouteillages, les foules dans les rues. Pourtant, les amis des belles lettres ont répondu présent à l’appel de notre rédactrice en chef Mylène et ils sont venus participer à la dédicace de son dernier roman, Le souffleur de l’ombre. Le courage et la persévérance ont été grandement récompensés, l’atmosphère magique de la sérénissime Venise illuminait cet après-midi les locaux accueillants, au 15 avenue de Messine. Un bon thé et un délicieux café offerts par Véronique Grange-Spahis, l’hôtesse du lieu, ont réchauffé les corps gelés par l’automne hivernal.

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L’Anachronique du flâneur N° 15

Chère lectrice, cher lecteur,

Vous ne pouvez imaginer à quel point j’ai regretté de ne pouvoir vous écrire plus tôt. D’autant que j’ai quelques nouvelles importantes à partager avec vous.
La première : une remarquable exposition d’un futur Musée de la Palestine à l’IMA (Institut du monde arabe) à Paris. Elle avait été précédée d’une exposition à l’Espace Gonzalès à Arcueil dont j’avais déjà rendu compte dans mon anachronique du flâneur N°3 en 2012, il y a cinq ans déjà, alors que mon frère Ilan Halevi était encore de ce monde.

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POÈME DE SAISON

Par Jean-Paul GUEDJ

L’ÉTÉ

Où étais-tu l’été ?
Où étais-tu ?
Tu t’étais tu l’été
Tu t’étais tu
Et nous entêtés qu’on était
Têtus même
on te guettait
On guettait ta gaieté
(Et puis aussi ta lumière bleutée)
Toi qui as été
mille fois
avant d’avoir été
Toi qui seras toujours
après qu’on a été

L’anachronique du flâneur N° 13-14

Par Marc Albert-Levin

Il paraît que dans certains hôtels en Inde, il n’y a pas de 13e étage et que l’on passe directement du 12e au 14e. Par peur de perdre quelque lecteur ou lectrice superstitieux (se), j’ai décidé de faire de cet article une anachronique double, même si cela la rend deux fois plus longue et du même coup deux fois plus illisible. D’ailleurs on me dit qu’on chercherait en vain un siège N° 13 sur un avion d’Air France. Est-ce vrai ? En tout cas, de cette malchance qui consiste à voyager dans le métro sur la ligne 13, moi qui la prends stoïquement presque chaque jour, je peux témoigner abondamment.

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LE PRINTEMPS

Par Jean-Paul GUEDJ

Celui des thyrses de lilas en fleurs
Celui consacré par Stravinsky
Celui de Marcel Hanoun au cinéma (1970)
Celui dont Rohmer fit un conte (1990)
Celui du boulevard Haussmann (au 64)
Celui de la Commune de Prague et de Tunis
Celui de la plage sous les pavés
Celui bleu du Luxembourg et jaune du Parc Montsouris
Celui virginal de Botticelli et florescent de Giuseppe Arcimboldo
Celui des passantes plus légèrement vêtues
que l’on eût aimées et qui le savaient
Celui de l’ivresse
Celui du rire qui vient après la peine
Celui de ta soudaine joie de vivre
Celui qui te provoque des allergies au pollen
Celui qui fera élire
l’homme ou la femme
qui
pendant cinq printemps
fera la pluie et le beau temps.

Sans Totem Ni Tabou

Par Sophie Sendra et Rodolphe Oppenheimer

Ce livre est le fruit d'une correspondance entre deux psychanalystes, au fil d'une amitié née à mille kilomètres de distance. Humour et sérieux, font du lecteur un témoin admis dans un huis clos où on ne joue pas au psychanalyse, mais où on aide à comprendre et où l'on cherche à guérir dans l'espoir de se retrouver. Une expérience unique à l'impact universel.

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