Akira Inumaru

Par Pierre – Jacques Pernuit

Dans cette nouvelle série, s’inscrivant dans la suite de ses récents travaux au Jardin des Plantes de Rouen, Akira Inumaru (né en 1984 à Ibaraki, Japon) puise à nouveau dans le répertoire des formes botaniques. Au-delà de la traditionnelle relation de la peinture à la nature comme « réservoir des formes », Akira Inumaru voit bien plus qu’un dictionnaire formel dans ce qu’il nomme le « langage des plantes ». Si chaque toile incorpore les tracés délicats de fleurs et de feuilles trouvées dans les pages d’anciens herbiers, il ne faudrait pas pour autant résumer sa peinture à la simple imitation des contours morphologiques des végétaux. Car sa pratique dialogue avec la nature par d’autres voies, des voies plus élémentaires. Si la peinture d’Akira Inumaru peut être qualifiée ainsi, c’est bien qu’elle est en tous points conforme aux différents sens du terme « élémentaire ». Elle entre en dialogue avec les forces naturelles, avec les « quatre éléments » que sont la terre, l’eau, l’air et le feu, mais elle explore également « ce qui vient en premier » dans la nature, à savoir la lumière et l’espace qu’elle traverse.

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Akira Inumaru: L’Arc en Ciel des Plantes

Distillation solaire

Akira Inumaru considère que la lumière contient tous les mystères du monde. Il veut alors croire qu’ils se dissolvent dans son corps, pour devenir une partie de lui-même. Il cherche « les os contenus sous la peau » et sa quête est permanente. Celle d’un graal qu’il poursuit inlassablement, mais il ne trouve aucun os à rogner. Cette peau devient de plus en plus ardente, toujours avant dernier pétale d’une fenêtre où l’ombre et la clarté ouvrent de nouveaux espaces. Texte intégral

Akira Inumaru

Au retour du jardin

Buveur de lumière, Akira Inumaru soulève l’éternelle question de la vie. Né au Japon – pays du soleil levant-, il se trouve à la croisée d’une technique très précise et d’une philosophie qui relève de la poétique de l’âme.

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Alin Avila

La passion pour vocation

C’est depuis le collège au cœur des années soixante à Toulon, qu’Alin Avila débute sa carrière d’éditeur en fondant une revue, lors d’ateliers d’éveil. Sur une vraie presse il apprend à composer et distribue à l’aveugle les caractères dans les casses. Un éditeur serait-il né ?
En 1966, Jean-Pierre Charles, prof de français et poète lui fait découvrir la poésie et l’art contemporain. Il dirige avec Daniel Biga la revue Identité dans laquelle il publiera son tout premier texte. Il découvre Nice, l’ambiance surexcitée de la boutique de Ben et des Texte intégral