Arts

Pendant le Covid 8

Par Pascal Aubier

Dé-confinés ou déconfits ?  D’aucuns disent que le confinement est une escroquerie, que seuls les gestes barrières sont indispensables. En tous cas, on nous a bien emmerdés. Bref le dernier DVD qu’on a regardé avant de sortir de prison, valait la peine d’être (re)vu, profitant du temps perdu.Texte intégral

Alexandre Holan. Le mystère c’est : que vois-je ?

Par Olivier de Champris

Nous avons retrouvé Alexandre Hollan lors de son exposition à la galerie La Forest Divonne le 6 février 2020.Ce sont 25 ans de collaboration entre l’artiste et la galerie qui sont célébrés dans ce parcours : un vaste ensemble qui regroupe la diversité d’œuvres, néanmoins toutes réalisées en 2019. Cela inclut des aquarelles sur papier, des acryliques sur toile ou sur papier, et des fusains sur papier. Le tout accroché dans un esprit d’installation, les petits formats étant regroupés parfois en triptyque, parfois en damiers aérés. On retrouve les deux thèmes récurrents de l’artiste, thèmes livrés à une déclinaison sans pareil : d’une part, l’arbre, et même précisément un certain chêne dans le Midi, et, d’autre part, les ustensiles de la vie ordinaire. Texte intégral

Du confinement et du confiné. Plaisirs et philosophie

Par Henri-Hugues Lejeune

Le hasard, la contingence et leurs nécessités ont contraint de nos jours ses victimes infortunées à chercher diverses occupations afin de meubler leur solitude et leurs loisirs quelque peu forcés. Il est vrai que les sages, les ingénieux… et les laborieux ont pu saisir l’occasion pour, enfin, ranger voire classer peut-être leurs archives et leur désordre. Manque jusque-là de loisir et quelque paresse dans mon cas, ce que je ne pourrais soupçonner chez mes lecteurs ! Texte intégral

L’Oxymore flamboyant de Woytek Konarzewski

Par Cybèle Air

Le photographe Woytek Konarzewski nous régalait il y a un an d’une exposition au TEC, Théâtre Elizabeth Czerczuk dans le 12e arrondissement de Paris, exposition inspirée par le spectacle Les Inassouvis, donné toute la saison dernière dans ce lieu à l’âme slave et plus particulièrement polonaise. Le titre d’alors, « Rêves Inassouvis », prolongeait la scène, ses éblouissements, et se révélait un oxymore tant les œuvres de Woytek répondaient à la définition freudienne du rêve : la satisfaction d’un désir inconscient sous forme d’image. Il récidive explicitement en ce début d’année, avec l’exposition « Oxymore » à la galerie Cecilia F., dans le Marais à Paris. Quels liens entre ces deux expositions ? Texte intégral

NICE CON-FINÉ

Par Ben Vautier

Bonjour ICI BEN, Voici une petite Newsletter d’un con fini confiné. (jeu de mot idiot)Je me demande qui me surveille sur le net ? Cela me rend triste. Tous les matins je trouve mon ordinateur hacké. Je soupçonne alors les services secrets Russe, Chinois, Occitans comme dans la série « le bureau des légendes » Texte intégral

Prima Venezia et Vivent Les Femmes

Par Mylène Vignon

Prima Venezia et Vivent Les Femmes Mairie du premier.

À la demande d’Alice Benhamou - Panetta présidente de Vivent Les Femmes, une présentation des œuvres vénitiennes de Cyb, accompagnée de lectures poétiques extraites des ouvrages BaroqueAbstraitet Le Souffleur de l’Ombre, s’est tenue dans la salle des expositions de la Mairie du premier arrondissement de Paris, le 18 avril 2019.Texte intégral

Rires et grincements : Gombrowicz à l’Opéra Garnier

Par Cybèle Air

L’art lyrique admet-il le rire ? Le grotesque ? Peut-on rire à l’opéra ? La distance du rire est-elle compatible avec la saisie par l’émotion musicale de tout l’être, son emportement ? Certes le Falstaff de Verdi prête-t-il au ridicule, et le forcené de la Tablature, dans Les Maîtres Chanteurs de Wagner, s’emberlificote dans ses calculs de rimes avec un sérieux drolatique et sot. Mais la musique nous emmène, les voix nous transportent, sans que la distance, l’écart critique n’aient vraiment leur place. Texte intégral

Pendant le Covid 6. Un Roi à New York

Par Pascal Aubier

L’autre nuit que je ne dormais pas – on dort tellement ces jours-ci – j’ai cherché un film à voir sur les chaînes cinéma de la télévision et suis tombé sur Un Roi à New York le dernier film de Chaplin avec Charlie Chaplin lui même dans le rôle titre. Je ne l’avais pas vu depuis sa sortie en 1957. Je n’étais pas grand alors, c’est ma maman qui m’y avait emmené, qui adorait Chaplin. Moi aussi. Mais certains trucs m’étaient passés un peu par dessus la tête. L’autre nuit j’ai été bien heureux de le revoir. Et de tout comprendre. Texte intégral

Youn Sun Nah

Par Michel Contat

Elle est coréenne, de Séoul, son père dirige le chœur national, une institution prestigieuse, sa mère est actrice de comédies musicales. Autant dire que Youn Sun Nah a baigné dans la musique dès l’enfance. Mais, à treize ans, elle a abandonné le piano, et s’est ensuite consacrée à des études de lettres. En 1993, à vingt-cinq ans, elle renoue avec la musique comme chanteuse dans un répertoire de gospel puis elle participe à des spectacles musicaux. L’idée lui vient alors d’aller à Paris pour apprendre la chanson française qu’elle aime tant à travers Edith Piaf et Jacques Brel. Texte intégral

Hommage à Milshtein

Par Alin Avila

L’œuvre de Milshtein s’étend sur plus de soixante années, elle a toujours maintenu une cohérence dont il devient opportun d’en définir l’essence, surtout maintenant qu’il est parti. Il nous a quittés ce 4 février 2020. Texte intégral

Pendant le Covid 5ème

Par Pascal Aubier

Plongée dans le bonheur. Nous avons revu Key Largo du grand John Huston avec les non moins grands Humphrey Bogart, Lauren Bacall et Edward G Robinson.

Je pourrais en rester là, le film est tellement connu, reconnu. Mais quelques chanceux ne l’ont pas encore vu… Texte intégral

Prodigieux Martial Solal

Par Michel Contat

Le 23 janvier 2019, Martial Solal, 91 ans, donnait à la salle Gaveau un concert de piano solo annoncé comme son dernier. On ne veut guère y croire, tant sa fantaisie, son imagination, sa créativité restent intactes. Solal le magnifique est un monstre du piano, un virtuose ébouriffant. Modeste, il dit admirer les interprètes classiques qui mémorisent les complexes, les difficiles sonates de Franz Liszt. Texte intégral

J’accuse le dernier film de Roman Polanski

Par Pascal Aubier

Tout d’abord je tiens à dire que j’accuse personnellement cette partie du public, concitoyens et concitoyennes, qui s’est cru autorisée à mettre Polanski en accusation pour des faits remontant à 44 ans, sans qu’aucune décision de justice n’est été prise. Nous sommes entrés dans une époque du politically correct que je ressens comme suffocante et qui risque de nous conduire au totalitarisme le plus redoutable. Texte intégral