Arts

Prima Venezia et Vivent Les Femmes

Par Mylène Vignon

Prima Venezia et Vivent Les Femmes Mairie du premier.

À la demande d’Alice Benhamou - Panetta présidente de Vivent Les Femmes, une présentation des œuvres vénitiennes de Cyb, accompagnée de lectures poétiques extraites des ouvrages BaroqueAbstraitet Le Souffleur de l’Ombre, s’est tenue dans la salle des expositions de la Mairie du premier arrondissement de Paris, le 18 avril 2019.Texte intégral

Bacon au Centre Pompidou

par Henri-Hughes Lejeune

Qui êtes-vous Mister Bacon.

Il est ici question, il s’agit d’un grand peintre. Un très grand peintre. Nul n’en doute.
Le critique moins que personne. Peut-être, sans doute, lui non plus. Un jour du moins a-t-il dû le savoir, franchir le pas.
(Io soy Picassos s’est découvert un soir le jeune Malaguenô devant un miroir).
Très jeune, lui aussi.
Parlons du critique justement. Pour lui la question va se poser, lui est adressée à lui, personnellement.
Devant un « très grand peintre » il lui faut bien dire pourquoi il le considère comme tel.
Il lui faut parler de lui.
Il se retrouve alors très seul car c’est à lui que le peintre s’adresse : à lui, personnellement.
Il n’est pas d’échappatoire.
Et quand il s’agit de Bacon, ce n’est pas toujours facile.

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Youn Sun Nah

Par Michel Contat

Elle est coréenne, de Séoul, son père dirige le chœur national, une institution prestigieuse, sa mère est actrice de comédies musicales. Autant dire que Youn Sun Nah a baigné dans la musique dès l’enfance. Mais, à treize ans, elle a abandonné le piano, et s’est ensuite consacrée à des études de lettres. En 1993, à vingt-cinq ans, elle renoue avec la musique comme chanteuse dans un répertoire de gospel puis elle participe à des spectacles musicaux. L’idée lui vient alors d’aller à Paris pour apprendre la chanson française qu’elle aime tant à travers Edith Piaf et Jacques Brel. Texte intégral

Avignon 2019

Saisons de Culture au rendez-vous

La plus grande scène de théâtre du monde s’est ouverte cette année encore sur un excellent cru. Nous avons eu la chance d’assister à des représentations d’une grande diversité. Spectacles de rue, théâtre et concerts, déployaient leurs palettes de couleurs dans les charmantes venelles avignonnaises, aux murs couverts d’affiches.Les coups de cœur de Saisons de Culture, reviennent à Est-ce j’ai une gueule d’Arletty ?, un spectacle musical de haut vol, signé Eric Bu et Élodie Menant, mis en scène par Johanna Boyé, avec Céline Esperin, Élodie Menant, Marc Pistolesi et Cédric Revollon.Texte intégral

Les trois Parques de l’exposition « Fil à Fil »

Par Akemi Nakata

La galerie Area a réuni trois artistes femmes, en une singulière exposition intitulée « Fil à Fil ». Toutes trois tissent, cousent, brodent, crochètent les fils et le temps : Marie-Rose Lortet, Claire Dubost, Kyoko Sugiura, trois âges de la vie. Marie-Rose Lortet fait figure de pionnière, elle sculpte des architectures de fils, comme des châteaux enchantés depuis très longtemps. Claire Dubost assemble au milieu de la vie, de quoi tracer des chemins dans la forêt obscure. Kyoko Sugiura brode de tout jeunes enfants, nimbés de feuilles dorées, et d’étranges cocons en attente d’éclosion.

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Prodigieux Martial Solal

Par Michel Contat

Le 23 janvier 2019, Martial Solal, 91 ans, donnait à la salle Gaveau un concert de piano solo annoncé comme son dernier. On ne veut guère y croire, tant sa fantaisie, son imagination, sa créativité restent intactes. Solal le magnifique est un monstre du piano, un virtuose ébouriffant. Modeste, il dit admirer les interprètes classiques qui mémorisent les complexes, les difficiles sonates de Franz Liszt. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

CYB ou la peinture lyrique

Cyb est une peintre qui s’adonne aux couleurs avec lyrisme. Sous les assauts du pinceau se soulève d’une seule vague tout un continent solaire. Jaune, Rouge, Vert, Blanc, Bleu, les Voyelles de Rimbaud n’on qu’à bien se tenir, car l’artiste donne le « La » et réinvente avec une énergie ardente un langage poétique pictural voyageur. Sa peinture volubile se joue de l’histoire de l’art et cherche le regard du spectateur pour le faire communier dans une joie contemplative. A l’écoute du monde, elle traverse la matière des paysages, des pierres, des villes pour n’en garder que la sensation onirique et angélique. Heureuse qui comme Cyb a fait un long voyage ! Parcourant les terres et les mots avec esprit et désinvolture, parcourant les musiques et la littérature avec curiosité, à bord de son imagination, elle a conduit sa barque jusqu’aux lisières du visible et de l’abstraction. Texte intégral

La rue des Lombards, rue du jazz à Paris

Par Michel Contat

A New York, au beau temps du be-bop, la 52erue alignait les clubs de jazz entre Broadway et la Sixième Avenue. Le Birdland, nommé en honneur de Charlie Parker, se trouvait sur Broadway (c’est aujourd’hui une boîte de strip-tease). A Paris, à part le New Morning de la rue des Petites-Ecuries, les boîtes de jazz se concentrent dans la rue des Lombards, entre le boulevard de Sébastopol et la rue Sainte-Opportune. Texte intégral

Douleur et Gloire

Par Pascal Aubier

Pas génial Douleur et Gloire, le dernier film de notre Almodovar préféré… D’habitude flamboyant et truculent ils se retrouve ici sec et chiant. Mis à part quelques moments d’enfance et du jeu de Pénélope Cruz en mère prolotte. Texte intégral

Est-il bon, est-t-il méchant, le critique ?

Par Henri – Hugues Lejeune

Perfidie de l’intelligence, ou l’intelligence de la perfidie

I

Le chroniqueur se promène dans l’espace, dans le temps qui lui sont impartis, ou qu’il a lui-même élus, et livre ce qu’il lui en passe en tête ; libre à lui d ‘en dire du bien ou du mal comme d’élire ce qui l’intéresse. Cela interviendra le plus souvent : il dira le bien qu’il pense de ce qu’il aime et se taira sur le reste. Ainsi vivra-t-il heureux. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

Alain Rivière-Lecœur / le retour de Prométhée

Alain Rivière-Lecœur est un artiste dont l’œuvre photographique est née d’une  rébellion artistique face aux contraintes marchandes et publicitaires de la photographie avec lesquelles il devait travailler. Alliant l’exigence technique à l’inspiration intuitive, il décide de développer toute une recherche autour d’un humanisme biblique et mythologique. J’emploie ces termes car on découvre, au travers de ses réalisations, la tentative audacieuse de retourner aux origines de la création de l’humain. L’artiste voit grand, voit loin et tel un démiurge, un Prométhée, il remet en scène la Genèse en façonnant l’homme à son image ! Texte intégral