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Sophie Sainrapt : Le rire d’Éros

Par Mylène Vignon

L’exposition des œuvres de Sophie Sainrapt à la galerie Guyenne Art Gascogne, fait suite à celle de Zwy Milhstein, qui nous quittait ce mois de février 2020, en pleine présentation de son travail, sur ces mêmes cimaises. Le défi est de taille pour Sophie, qui admirait tant son illustre prédécesseur.  Mais le talent appelle le talent, alors, même si l’émotion est vive, la place laissée aux nus de femmes signés Sophie Sainrapt sera occupée à partir du 7 mars de manière magistrale. Il ne faut pas manquer cet important rendez-vous bordelais!
À propos de Sophie Sainrapt
Dès la formation de son atelier à Paris en 1995, Sophie Sainrapt se consacre au nu féminin, qui lui donne l’occasion de dépeindre au travers d’un regard matissien à la pureté enfantine, la puissance de ces corps dans l’amour de la courbe. Le corps de la femme l’émeut et se fait vecteur de ses propres émotions qu’elle explore sans fin, dans la représentation de la beauté et du respect qu’imposent ces poses dans lesquelles la chair alterne entre nécessaire liberté et jeux du désir. Toutes les œuvres se créent et naissent sur le papier, dans cette volonté de diversité, de matérialité et de sensualité qu’il peut évoquer et ce devant la présence du modèle, des autres femmes qui s’expriment chez Sophie Sainrapt, dans la fluidité de la matière et des techniques à l’eau.
Les rires d’Éros, s’opposent aux larmes de Georges Bataille et présentent l’éros loin de la tragédie souvent évoquée dans l’idée du corps nu, mais au contraire dans la jubilation, la joie et le plaisir de la représentation érotique.
Cette exposition verra cohabiter différentes séries, dont les Traces de Femmes, la plus récente, dans laquelle la silhouette se démarque tracée par la puissance de l’encre au dos de l’œuvre, sur de superbes papiers d’Asie, dont la matière évoque la sensualité des êtres, où le grain de la peau, ou bien encore des encres terre de Sienne brûlées de la série Nue face au Monde…
Sophie Sainrapt nous livre ces corps nus de tout décor, dans une frontalité qui jamais ne dérange, et où l’élégance des courbes nous promet une liberté que jamais rien ne dépouillera du plaisir, sur le chemin de l’exaltation.

Du 7 mars au 11 avril 2020, du mercredi au samedi de 14h à 19h
32 rue Fondaudège à Bordeaux