Florilège des Saisons

Ne laissons pas le lien se briser, renouons avec le Florilège, qui consiste à charmer le lecteur ... Voici dans l’ordre d’arrivée des poèmes:


Camille Aubaude

Les Saisons

En ce matin de peine qu’effacera la Joie
je ne veux pas d’autre saison que celle
où refleurit la Paix.
Les voix des gens ferment les Portes du Ciel :
des auteurs à la radio, âmes de nains
qui glosent sur leurs travaux, sans dialogue ni passion.
Ils se succèdent de studios en plateaux,
ils se renouvèlent dans la myopie béante
d’œuvres sans urgence absolue, « chefs d’œuvre de femmes »,
et le gros baratin étalé chaque saison sur la place publique.
Ils se renouvèlent, ils se succèdent en commémorations
en générations abusées de conquêtes
et plans de bataille ruinés par le nouveau maître,
nouveau malheur.

Ce qui leur fait envie n’est que fumée.
Vieillissant, puis mourant, de saison en saison
ils voient l’étroitesse de leurs écrits, exceptés
les bornés, les maniaques
et les obstinés à mépriser la vie.
Le babil des auteurs musèle ma chambre et ma langue.
Mère Térésa a écrit qu’il faut repartir
plus heureux d’un échange entre deux êtres humains.
Et ne pas prendre, ne pas être un animal ivre de sang
qui occit sa proie.
Être fidèles à la Splendeur du Ciel,
à la noble mission de servir la Nature
impuissante à guérir les fous
impénitents dont il ne reste qu’un crâne
aux magnifiques orbites de poussière et de cendres.

Leur front doit être digne de la Mère créatrice
c’est tout et c’est beaucoup. Donner et être digne de recevoir.
Brève est la souffrance : que la Joie triomphe !

Stéphanie Vaillant

La danse de la vie

Je suis tout avec rien
Rien n’est pratiquement rien
Avec rien on embellit tout
Le rien nous grandit

Le doux chant des oiseaux est là
Il donne le « la » aux beaux jours
Offre ce doux chant à ton coeur

Dansons la vie autrement
Dansons la vie poétiquement
Dansons la vie simplement

Parlons d’autre chose

De-ci de-là
de tout, de rien
de la joie, du bonheur
du ciel, des étoiles
de poésie
de musique
de cinéma
d’Amour
de danse
de nos rêves
de la beauté de la vie
de tout sauf de l’invisible.

Cybèle Air

Une chambre au Printemps

Nos perceptions ici et maintenant
Dans notre chambre
Restent locales
Diaprées de la lueur d’un printemps qui s’éveille
D’un vert froissé
D’un rouge hésitant
Et de toutes les inventions
Celles des romanciers, des cinéastes
Celles de nos papilles
Pour ceux qui reprendront le temps
De cuisiner.

La saveur des mots
Celle des timbres
Le velouté de la clarinette
Ou l’acidité
Du triangle
La gourmandise des couleurs
L’âpreté des concepts
L’aventure promise des livres
Que nous n’avions pas encore lus
Autant de présents au sens de cadeaux
Pour un présent à habiter.

« Nous ne tenons jamais au temps présent »
Déplorait Pascal
« Ainsi nous ne vivons jamais mais espérons de vivre
Et, nous disposant toujours à être
Heureux
Il est inévitable que nous ne le soyons jamais ».
Un printemps pascalien
C’est un printemps où nous relirions Pascal
Peut-être
Mais c’est surtout un printemps à vivre comme un présent
Avec intensité.

Iris Alter

Jardins secrets 

Derrière mon sourire se cache un jardin secret
Des chemins de traverse mènent au bout de l‘instant
Là où la Terre laisse des trous se creuser dans sa fine couche d‘ozone
La belle dentelle de Calais on dirait
Et les herbes folles transgéniques y plantent joyeusement leurs racines épurées

Mais le chant des oiseaux nous procure depuis peu du bonheur augmenté
Dans nos casques naissent des milliers de pétales de pavots rouge pourpre
Qui font pâlir les récifs de corail dans les profondeurs de la mer par leur beauté

Et mon cœur au fil des saisons prend toutes les couleurs toutes les formes toutes les tailles
Il chante une douce musique pour  tisser un nid au niveau des nuages sans vertige
Et attache un sourire à ma bouche qui cache un jardin secret

Thierry – Paul Valette

Les quatre saisons

La terre porte en elle l’ivresse de notre monde
Où tourbillonnent sous ses nobles jupons
Les pluies courtisanes de l’automne
Avant que ne retombe la froideur des brumes d’hiver
Que viennent apprécier les crépuscules des soirs d’été
Que le printemps de ses matins caressants
Avait préparé par ses parfums innocents

Sophie Sainrapt

Le printemps

Bourgeons bourgeonnent
Les femmes se donnent
Les hommes pardonnent
Les oiseaux s’étonnent
Ils chantonnent à Paris
Et nous voila ravis…
Le temps s’arrête
Enfermés que nous sommes
Dans l’attente de l’été oublié

Artine De Mylo

Printemps bleu

Le bleu au ciel
Paris pavoise
Du bleu comme jamais vu
Un bleu d’une pureté simple
Lavé de pollution
Sans traces et sans avions

Un bleu de Chartres
Un bleu Yourcenar
Ou bien un bleu de Klein

C’est indécent d’être si bleu

On marche en plein printemps
Éloignés les uns des autres
Et pourtant
Ce bleu vif en plein ciel
Nous rend heureux
Malgré cette étrangeté

Ce printemps

Comme le disait Matisse
Il y a des fleurs partout pour qui sait bien les voir
Des fleurs du mal
Des fleurs volées photographiées
Des fleurs d’espoir à quatre feuilles

Des fleurs insouciantes
Inconscientes

Les fleurs de printemps, comme l’écrit Khalil Gibran
Sont les rêves de l’hiver
Racontées le matin
À la table des anges

C’est joli!

Une fleur nouvelle chaque jour
C’est la loi des saisons

Et ce printemps naissant
Qui marche au ralenti
Vers des jours retrouvés

Le jour d’après
Ce sera encore le printemps !

Ce matin de mars 2020
Une fleur me l’a dit…

 

Au printemps insolent

Au risque de se perdre
Au printemps insolent

Quitter le salon vide
Pour se rendre au jardin

Ne pas sortir de la barrière
Ne pas dépasser les frontières

Ne pas bouger d’ici
Même si…

Au loin fleurit un coquelicot
Entouré de barbelés

Ne rien risquer
Rester confiné !
Jusqu’à nouvel ordre

Bientôt sera le jour d’après
En attendant :
Ouvre ta fenêtre et souviens toi de vivre

……….

Par la fenêtre ouverte
On voit Paris désert

L’air est pur
Si pur!

Au loin marche une femme
Rasant les murs
Sans masque
Il n’y a pas de masques  !

Dehors l’air est léger comme jamais
On dirait comme un début d’été
À fleur de printemps

Hier toutes les cloches ont sonné
J’ai pensé à Virginie Bassetti
Confinée en Normandie

Akira m’a donné un proverbe japonais:
Le sommeil de printemps ne reconnaît pas l’aube

Par la fenêtre ouverte
Je regarde le temps
J’ai tout mon temps

……….

Tu t’appelais Nour
Tu étais le soleil
Tu rayonnais sur l’atelier
Que ta bonne humeur charmait

Anna n’était jamais très loin
Tu l’entendais
Du haut en bas de l’escalier

Passage Choiseul où vous viviez

Nous, on te croyait éternel
Sportif autant qu’intellectuel
Au bout du monde tu voyageais

Mais ce voyage
Nul ne l’avait prévu

Tu le feras sur une étoile
Ou peut-être sur l’aile d’un ange
Qui sait ?

Tu t’en es allé en pleine nuit
Et ta lumière  n’a pas terni

Je sais que tu nous fera signe
cher Nouredine

Michel Narbonne

Nostalgie

Me voilà au village qui m’a vu naître
au creux de ce paysage sublime.
Brebis et moutons y dessinent l’image de mon enfance.
Les orages d’été, jusqu’aux confins du soleil
grondent sous les nuages illuminés…
Proche du sommeil.
Le cri de l’oiseau
la danse de l’abeille
sifflent sur ces mots
et de vagues souvenirs d’un plaisir nostalgique
mais sans réel passé et sans quelconque avenir
loin de tout
de l’instant, du temps…
Maître des mots, des lignes mélodiques
la musique m’entraîne aux mille vents lunatiques
des pierres, du désert, des steppes asiatiques.
Allongé dans l’herbe fraîche
couvert de lumière, de rosée…
Me voilà au village qui m’a vu naître
au creux de ce paysage sublime.
Brebis et moutons y dessinent l’image de mon enfance.
Les orages d’été, jusqu’aux confins du soleil
grondent sous les nuages illuminés…

Eva David

Saisons

Comment se dérober au merveilleux quand il nous effleure et en un trait, dire l’appel qui mugit dans les profondeurs ?
Saisons, n’est-ce pas les quatre faces de ce que nous sommes ?
Ainsi nous nous effeuillons à chaque courbe du verbe, pour que le devenir continue à exister !

———-

Nous passons par un effeuillement de
nous mêmes
Qui nous mène vers une nouvelle floraison !
Les heures que je vis, sont comme un tissage
Où s’inscrit un  alphabet divin
Que j’apprends à lire !

———-

Mon Dieu, quel bonheur de nous connaitre, vous tous et toutes et moi !
Ces temps-ci sont hors paroles, car connaitre les intentions d’en haut, est chose périlleuse !
La connaissance, si elle n’est pas au service du beau, est nulle et non avenue !
Le beau c’est aimer ! Le beau c’est recevoir l’amour qu’on nous donne !
Le beau, c’est être !
Ton amie!

Elsa Kaminski

Il fut un temps

Il fut un temps, elles existaient,
Et se chevauchaient librement;
L’homme s’était fié à leur roulement
Sans se douter qu’elles succomberaient.

Prisonnières depuis bien longtemps
Entre les mains de l’ignorance;
Désormais, souvenir d’enfance
Elles nous ont quittés brusquement.

Laissant place à l’incohérence
Où se querellent pluie et sècheresse;
Et comme dans un état d’ivresse
On contemple avec indifférence.

Meurtries par notre trahison,
Et nos erreurs causant leur perte;
C’est en restant ainsi inerte
Qu’on regrettera les quatre saisons.

Christiane Simoneau

L’insondable …

Dans un monde
les saisons se dévoilent
brillent dans les yeux
courtisant
les réalités
voguant
dans les ondes évasives
instants imprégnés
d’ambiances
Elles
mettent en scène
des univers parallèles
suscitent
l’éclosion
la matérialité immatérielle
créent
des pèlerinages
gantés de mondes
Les saisons se racontent …
les reflets s’affichent…
dans une mer multidimensionnelle
à l’intérieur
d’une multitude de fresques
humanité en transit

Vent nordet d’un samedi avant le printemps

Quelque part
nul part ailleurs
le vent nordet
se faufile
entre mes latitudes
sous le regard enflammé
de la rivière marchant
devant le vent
en amont des autres
avant que le printemps
prenne ses aises
s’ancre
dans la froidure
propulsant ma nature
vers les mondes intérieurs
cosmos
de l’imaginaire …

Présence

Elle se manifeste…
cousue
de délicatesses
transporte des intensités
comme un manteau
porte
des laines exquises
capte les rayons du soleil
avec ses bras
forgés de saisons
Elle fourmille d’histoires
tisse les fibres du temps
recouvre les instincts
bourlingue
à la surface des vents
passionnés
parfois doux
parfois déchaînés
Elle découvre …
les espaces
confectionne
des aperçus
brodés de vécu
dans la construction
des instants
au sommet des montagnes
de l’euphorie
elle s’affirme …

Pascal Aubier

Oh ! Saisons

Saisons

Oh ! Saisons Oh ! Châteaux !
Oh ! Rainbow !
Et gros bateau…

Longue, l’Afrique du Sud
Lente, la solitude
Et voici le printemps 20
Ceux qui vivent encore
Repartiront sur les grands chemins

Etincelle de lune
Petite éternité
Ma femme est une plume
Aux rebords éveillés
Je l’aime

Il n’y a plus rien à faire
D’autre
J’ai rien à dire, elle est belle
J’ai rien à dire ou alors trop
On se vautre
Dans le silence et dans le jour
De notre si fervent amour
On se tait, on parle
On regarde le Journal
Le petit con est partout
Méchant
Mais moi,
C’est son con à elle que j’aime plus que tout

Deuxième saison

Mandarine, couteau,
Petite assiette blanche
Sophie sur sa branche
Il fait si beau

Le cinéma à grand spectacle
Est dans la rue déserte
Et même dans l’escalier
Où plus personne ne bouge

Le drapeau rouge
Est un souvenir lointain
Mais prometteur

L’Entre-Sort est fermé
Tout est clos
Même les flics protecteurs
Se sont barrés

Rebecca Gruel

La promeneuse

La promeneuse du temps
Cueille la Beauté
Au cœur des saisons
Un livre agenouille le drap de nos vies
Au sillon de l’estuaire
Un livre de sable
Incarne le sillon de nos voix
Main
Espace lunaire

—-

La promeneuse du temps
Entre mer et silex
S’exprime
Elle navigue parmi les plaques photographiques
Des dinosaures de l’enfance
Le temps s’éloigne
Se rapproche
Elle continue
Insaisissable
Doigté d’une ligne
Météore
Suspension
Absolu
Voyage cosmique d’un BLEU

——-

Le songe sort du kiosque
Tel amalgame de cellules
Mis en carte au revers de l’Ecriture
Consonance
Voyelle
Rappel d’eau
Incandescence
Et liturgie du Verbe

———

Idée du sel
Brisure de la ligne
Ponctuation d’une Main

Elle achemine l’espace
Signe de l’éphémère
Profondeur aquatique du feu

L’Ètre foudroyé titube
État d apesanteur
État de vie
Discontinuité du Temps

Que dire de nos pas
Sphère
Pensée du linéaire à l’acte d’écrire
Que se passe-t-il alors?
Le corps se courbe au roseau
Roseau déployé d’une toile
De l’infini…

Claude Yvans

Questions autour de cette nouvelle SAISON ?

Printemps Confinés, être dans le film SF-Catastrophe
juste un petit acteur dans sa base, loin et proche de cœur des héros…
qui continuent à soigner livrer jouer la continuation,
alors que cette mauvaise SF est en marche
dans un décor de toutes les rues des villes entièrement vides,
avec juste quelques figurants ? ou acteurs principaux masqués.
La projection du film est en aléatoire dans l’esprit du spectateur-acteur,
dans sa peur.
Le prix de la séance très longue est très élevée peut être l’occasion d’exploser
le capitalisme de ce film mondial démarré il y a si longtemps…
dont le scénario échappe…à ses auteurs
Si lesfigurants devenaient les Auteurs  ?
Dans la hauteur du Plan !
Et qu’en dit la Muse   Ame jumelle ?
La vision sur le côté, la Féminité-Création

 

La vision sur le côté, la Féminité-Création :

<< Il y a plusieurs départs
plusieurs raisons
aussi noires  &  aussi lumineuses
l’info catastrophe peut devenir l’inverse       inversé le drame
vers le changement
Même s’il était définitif
Du côté du Passage occasion de voir plus loin
Tous les êtres sages et leurs doubles-Ames
de continuation expriment
disent que le monde  sur Terre
doit changer sa direction
ses directions
toutes directions
homme de direction
direction   la marche vers
La Destination
Destination de chaque jour années décennies incarnations
être là ou plus là
Être en DESTINATION
le chemin   devenu autoroute des infos numériques  doit changer
Champs et chant
pour le faire
la terre  répond
là où elle peut envoyer sa réponse
c’est le premier acte de cette réponse terrienne de sagesse
Les énergies d’autres dimensions
qui sont alliées à vous
à toi
aident et précèdent
le changement   pour nous
pour toi
c’est de ne plus râler
d’accepter
le jour
chaque matin comme le dernier et le premier
D’être dans le changement total
tout en acceptant
la trajectoire
accepte ce que tu es
se mettre en condition tous les matins
pour recevoir
Relire rebouger ces mots
ces sons de mots
où se cache  le changement
c’est juste dans la suite
et la préparation de la suite
Autour de cette occasion
de changer la donne de l’intérieur
de nettoyer la base
le fond de la base de la Nef
De la cave où tout repose
De l’écran-voile de la projection
De la Performance qui continue
À se jouer sans spectateur

Du fond joyeux libéré
chercher ce qu’on a voulu toujours faire
mais   que l’on n’a pas fait
c’est juste le moment
le mot ment
pas cette fois
ne garder que les bonnes pages
ce qui sert à l’avancement
Vers la lumière
parce qu’il remet dans l’ordinaire
dans l’idée de subir
de la programmation
par des décennies de vie- incarnations
de culture de guerre
Arrive et ne plus quitter la Culture  de Paix
et si je chope le virus ?
tu dis
si je suis dans les morts ?
alors le changement  la continuation est totale
Une autre Vie
c’est là où la vision du PASSAGE
peut ne pas être que cette douleur
ce manque
ce déchirement
Là où
en terre  sauvage comme dans des tribus
comme dans un conte de sagesse
Une fable
Tout se continue au-delà de la vie d’ici
Chaude complainte dans le SON-SAXO
de MANU DIBANGO
dans le cœur des utopies
Dans le cœur tout seul
tout seul justement
peut-être aussi
un Amour_Autrement
une continuation d’écoute
une Fête
où les Âmes  sont présentes
Tu me dis j’ai encore beaucoup à faire
je ne veux pas partir
OK fais-le
Faits
qui est une bonne raison
L’occasion calme
entre les murs du confinement
de faire ce que tu rêves
depuis longtemps
Avec ton médicament unique :
La Création de ton temps
Dans le Cœur du Voyage   >>

Thierry Tessier

Paradoxe,

La vie est un fin paradoxe,
Lors d’une Lune d’équinoxe,
Nuit de magie, nuit de soucis,
Dans laquelle les grands indécis
N’avaient pas le droit de mot dire,

La soirée se fit dans la joie,
Les rires venaient d’une voix,
C’était simple, c’en était beau!
Notre cœur été au plus haut,
Prêt, dans ce bas monde, à survivre.

Mais ce monde nous rattrapa,
Et, d’une main froide, frappa!
La gaieté était bien trop belle,
Elle mourut grâce à ce Cruel.
Troubles, plaintes et peurs naquirent,
Que faire sinon prévenir?
Les joies sont rares et précieuses,
Avant la saison nuageuse
Qui masquera tous les rayons,
Profitons et Coqueriquons!
Car la joie trépasse trop tôt,
Et ne revient pas de si tôt.

Vittorio E. Pisu

Tomber amoureux encore

Quand l’hiver de la vie te refroidit
que derrière toi s’éteint la vieille histoire
te reste seulement de rebondir
et laisser tomber ta bouilloire

Tomber amoureux encore Tomber amoureux encore
Tomber amoureux encore une autre fois

Les femmes ne te paraissent plus si belles
parce que tu les a connues
encore et encore
mais ton coeur te dis y’a de l’espoir
de retrouver encore une jouvencelle

Tomber amoureux encore Tomber amoureux encore
Tomber amoureux encore une autre fois

Le miroir te dis que t’as vieillis
tu perds tes poils
et tu n’est plus un Adon
mais ton coeur toujours jeune
se rebelle
et reste toujours la dernière solution

Tomber amoureux encore Tomber amoureux encore
Tomber amoureux encore une autre fois

Demain met ton beau costume
la cravatte à fleur et ton gilet
tu montrera encore tes belles plumes
afin d’éprouver si encore tu plait

Tomber amoureux encore Tomber amoureux encore
Tomber amoureux encore une autre fois

Tu cherche une place vide dans ton coeur
pour accueillir ton nouvel amour
mais l’ancien occupe toute la place
et n’accepte personne dans sa cour

Tes flash backs se précipitent
pour se rappeler à ton souvenir
encore heureux quand il suscitent
l’idée qu’ils ne peuvent pas partir

Tu croyais oublier ta passion
la seule qui t’a fait créateur
le seul amour, ton obsession
celle que tu connais par coeur

Comment faire pour oublier peut-être
le seul amour de toute ta vie
et croire qu’un dernier hiver
tu vas retrouver une autre envie

Le miroir a raison
il n’y a pas d’envie qui tienne
t’es plus qu’un vieux garçon
s’en est fini même de tes étrennes

Tomber amoureux encore Tomber amoureux encore
Tomber amoureux encore une autre fois

Contente toi d’avoir connue
la plus grande passion d’une vie
un amour qui dure encore
et qui te met souvent en pleurs
mais de joie qui se rememore
des rares moments de bonheur

Tomber amoureux encore Tomber amoureux encore
Tomber amoureux encore une autre fois

Tomber amoureux ce n’est pas la peine
tu l’est toujours pour l’heure
alors soit heureux de ta veine
contente toi de ce bonheur

Tomber amoureux encore
c’est pour toujours
et t’as encore de la veine
puisque demain c’est un autre jour.

Ghislaine Verdier ( L’oeil de la femme à barbe)

Printemps pourri (à chanter sur un air bien connu)

Déconfinez-moi, déconfinez-moi
Oui mais vraiment très vite
Tout de suite
Sachez me retrouver
M’identifier
Me dépister

Déconfinez-moi, déconfinez-moi
Mais soyez donc comme
Un surhomme
Très pressé.

Et d’abord sans retard
Tout le temps de l’étude
Ne doit pas être prude, ni trop hard
Maintenant qu’on le peut
Étudiez ce virus
Ce tout petit minus, cet affreux…

Déconfinez-moi, déconfinez-moi
Oui mais vraiment très vite
Tout de suite
Sachez m’hygiéniser
M’hydro-alcooliser
M’aseptiser

Déconfinez-moi, déconfinez-moi
Avec de la hardiesse
En vitesse
Et santé.

Repérez bien mes maux
Choisissez les bons gestes
Ni trop mous, ni trop prestes
Sans mélo
Voilà, ça y est, je fuis
Trépidante et alerte
De votre trousse experte, allez-y…

Déconfinez-moi, déconfinez-moi
Maintenant tout de suite,
Allez vite
Sachez déverrouiller
Désincarcérer
Me libérer

Déconfinez-moi, déconfinez-moi
Conduisez-vous comme
Un surhomme…
Agissez !

Déconfinez-moi, déconfinez-moi
Et vous…
Diagnostiquez-vous !