Redaction

Mon hommage à Harada

Par Mylène Vignon

Fumihiko Harada nous a quitté, mais je sens toujours sa présence. Chaque moment passé en sa compagnie demeure un souvenir intense et doux. Sa bienveillance me manque cependant.

Il fait déjà partie de cette époque où les relations humaines étaient réelles et chaleureuses.

Collectionneur compulsif, il avait pourtant cette générosité du partage. Lorsque je lui avais demandé au final d’un entretien pour Saisons de Culture : Quel serait ton rêve le plus fou ? Revoir mes parents, m’avais-t-il alors répondu !

C’est ce qui lui est arrivé, et j’aime l’idée.

Le philosophe prétend que « La volonté c’est l’idée ».

Jamais je ne pourrai oublier l’intonation douce et rassurante de sa voix, ni son élégance, ni son raffinement à approcher les êtres et les beaux objets, les réunissant avec tout l’amour du monde.

Récemment j’ai reçu en cadeau à l’occasion de mon anniversaire quelques pièces d’un service à thé en porcelaine si délicate, que j’ai la sensation d’y retrouver avec beaucoup d’émotion son propre ADN.

Je suis persuadé qu’il est heureux aujourd’hui car mieux que quiconque il le mérite.

Soyons tous les héritiers de sa belle sagesse.

Mylène Vignon

Une amie…