Pascaline Boura

La danse du signe

Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.

Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.

Lors d’un rendez-vous avec Mickaël Glück (elle venait de lire l’Enceinte – éd Cadex), en plein Marché de la poésie au Café de la Mairie, elle fait la connaissance de Sophie Khan, qui se trouvait à la table voisine. Une vraie collaboration allait naître de ce trio magique.

Toujours grâce à Facebook, l’éditeur Christian Nicaise lui a proposé un livre d’artiste, visible sur son blog.

Très intéressée par les correspondances et les lettres, Pascaline crée sur support papier de soie, des écritures dansées

Elle reçoit la commande de couvertures de livres pour Valerie Deshoulières et Mickaël Glück: L’Entendement d’amour et La voie d’Arché (archéologie et art). Puis un petit livre avec Mickaël sur la musique; Prouva d’orchestra « Dessert de lune ». Elle présente une première exposition avec Valerie Deshoulières dans le Marais et ensuite, est invitée par le libraire Armel Louis sur les cimaises de la Lucarne des Écrivains.

Toujours en librairie, elle expose ses œuvres à L’éternel retour dans le 18ème.

Pascaline me confie qu’en regardant ses écritures dansées et ses aquarelles, elle a pensé que dans une autre vie, elle aurait pu aimer être danseuse.

Cette vocation, elle là doit vraisemblablement à madame Nicolo, son institutrice, qui à l’âge de six ans lui a fait dessiner un bouquet d’après Van Gogh. Le sien était vert, rouge et dense. Sa mère l’a ensuite conduite au musée pour lui faire découvrir le peintre. Elle lui a également offert le livre: Vincent Van Gogh, l’art pour enfants de Adeline Peter et Ernest Raboff, puis ses correspondances avec son frère Théo…

Lorsque je lui demande si elle a un rêve, elle évoque une petite église située dans un charmant village du Lot, qui comporte un mur où elle aimerait peindre son Requiem de Fauré.

En 2017, elle exposera en Allemagne en compagnie d’un écrivain.

Elle travaille actuellement sur cinq livres à paraître avec des écrivains et des poètes (correspondances et écritures dansées).

Par ailleurs, Pascaline tient un journal intime où elle s’adresse à quelqu’un dans les moments forts de sa vie…

Septembre 2016

 

Mylène Vignon