Arts

NICE CON-FINÉ

Par Ben Vautier

Bonjour ICI BEN,
Voici une petite Newsletter d’un con fini confiné.
(jeu de mot idiot)

Je me demande qui me surveille sur le net ?
Cela me rend triste.
Tous les matins je trouve mon ordinateur hacké.
Je soupçonne alors les services secrets
Russe, Chinois, Occitans
comme dans la série « le bureau des légendes »

Grâce à David Duchamp
j’ai réussi à expédier ma dernière newsletter
et je me prépare pour la prochaine.
Il m’a demandé de passer cette petite annonce :
« David Duchamp cherche un assistant qui maîtrise l’informatique,
parfaitement les langues de Molière et de Shakespeare,
qui soit prêt à voyager, et qui accepte d’être payé avec un lance-pierre. »

ME VOICI
Je vais vous reparler
de la particule de l’ego.
Je me répète,
je le sais,
mais cela me fait du bien.

Retour donc
à ma théorie sur l’ego.
J’ai déjà écrit beaucoup
sur l’ego en art,
ensuite
j’ai élargi mon champ
pour proposer
que l’ego est partout.

Il y a une semaine de cela une émission sur Arte
sur Pasteur et Koch
nous montrait que les deux inventeurs de
vaccins étaient tous les deux
mûs par une compétition égoïste.
L’un devait dépasser l’autre, etc.

Dans l’émission d’avant sur l’astronomie,
le trou noir, n’était pas une exception à la règle.
Pas de trou noir
sans l’ego des chercheurs
Einstein, Hawkins, etc.

Maintenant,
si on quitte l’espèce humaine
pour observer les espèces animales et végétales
on s’aperçoit que c’est la même chose.

Partout une guerre d’égos pour survivre.
Nous arrivons donc à l’équation
toute vie contient de l’ego
qui se bat pour sa survie.

Bon,
admettons cela.
Dans ces conditions
où placer mon ego à moi ?

J’aurais voulu être celui qui découvre
le plus petit dénominateur commun
de l’ego.

Pour le moment l’ego est enfermé,
coincé, dans tout ce qui vit (le vivant)
c’est-à-dire qui cherche à survivre.
Mais les planètes, les systèmes solaires,
les trous noirs, les galaxies ?
les matières, la lumière,
ont-ils un ego ?

Je pourrais tricher
et dire que dans la mesure
où ils sont expliqués par l’ego de l’homme,
ils n’existeraient pas sans
l’ego de l’homme (qui les explique).

C’est comme dire
si je ne pense pas
que la chaise existe
« la chaise n’existe pas ».

Pour que la relativité existe
il faut que l’ego d’Einstein existe.
Cela frise l’escroquerie mentale.
Des tenants du « mind over matter »

Je préfère alors, botter en touche
tout en reconnaissant
mea-culpa
que ce qui m’intéresse
dans cette histoire d’ego
est de découvrir de quoi est fait l’ego
et sous quelle forme le rechercher ?

est-il plus petit qu’un virus ?
et dans la mesure où un virus contient de l’ego
Peut-on poser cet ego
sur une table de dissection
et le disséquer ?

Je sens qu’ici
Science,
Philosophie,
Psychiatrie,
Anthropologie,
et même Art
se rejoignent
comme les possesseurs du questionnement
de « mister ego »

Stop deux minutes de repos,
je bois un whisky
pour mon alter ego et je reprends.

Dire que tout art est ego
est plus facilement démontrable
que « cuisiner » est ego
et pourtant cuisiner comme art
contient survie et toute survie,
rappelons-le, est ego.

Attention Ben,
pour le moment tu tournes en rond.
C’est le whisky !

Je quitte donc l’ego
qui ressemble trop à un précepte hindouiste
qui se mord la queue.

De surcroît,
tu frises le ridicule quand tu parles d’ego.
C’est comme si tu disais à quelqu’un
tu dois respirer
c’est important de respirer.
C’est ridicule !
S’il ne respirait pas il ne serait pas là.

Ce que je remarque par contre c’est que
là où l’ego est une interrogation pour moi,
pour les arbres,
pour les chenilles,
pour les microbes
et pour les humains en général
la question de sa non-existence ne se pose pas
(Exception faite pour les psychiatres
pour qui elle est matière première à disséquer)

Arrête de rêver BEN,
les journaux ne titreront pas :
« Ben est le premier à avoir découvert comment cerner
le plus petit commun dénominateur de l’univers : l’ego »

– Prends un 3ème verre de whisky !

Ok, je rejoins là d’un peu trop près Nostradamus,
et revenons à Ben (l’artiste).
On ne peut pas nier que dans son travail
depuis toujours
il y a questionnement et interrogation
sur l’ego.

LIRE MA LETTRE PRÉCÉDENTE
Pour le moment
Ma théorie est qu’il faut essayer
de comprendre L’EGO DU CORONA
Pour le détruire ou
négocier avec lui
et pour cela déjà
admettre qu’il a, ainsi que toute sa famille,
un ego.

PASSONS A BEN SUR BEN (MON EGO)

BEN SUR BEN
Je souffre
de trop d’idées,
de trop d’envie de tout classer,
de tout comprendre
de tout me demander.

BEN SUR BEN
Si j’étais dictateur
je demanderai à ce qu’au défilé du 14 juillet
il y ait des nudistes qui défilent.
Si j’étais dictateur
j’interdirais l’Art contemporain.
Si j’étais dictateur
j’ouvrirais les bordels gratuits,
hommes et femmes.
Et si l’ego était un sexe frustré ?

BEN SUR BEN
Je passe trop de temps
à ranger, classer, pointer
mes éditions sérigraphies, etc.
Alors je pense que
donc mon ego pour survivre a besoin d’ordre.
Et dans mon cas un ordre binaire.

BEN SUR BEN
Depuis mon enfance j’aime classer.
La preuve,
tous mes carnets de notes, etc.
Alors,
Je tiens un inventaire précis de mes créations.
Presque comme
un réflexe conditionné.

BEN SUR BEN
Je perds vraiment la mémoire.
Parfois ça me fait peur.
Comme si j’allais en prison.

BEN SUR BEN
Mon ego déraille,
c’est idiot mais
je me prends pour un génie.

BEN SUR BEN
Je n’aime pas quand je reviens de voyage,
trouver qu’on a fouillé dans mon ordinateur
et qu’on me mente.

BEN SUR BEN
Il faut que je mette de l’ordre dans
mes boîtes de magie ensemble.
Je ne savais pas que j’en avais autant.
J’en ai acheté,
pour amuser les enfants,
mais comme cela n’amusait plus personne,
j’ai donc abandonné.
J’ai eu tort.
J’aurais pu,
Hokus Pokus Malokus
faire disparaître le corona.

BEN SUR BEN
Parfois on m’en veut
de ce que j’écris.
Mais c’est normal,
si quelqu’un a mal
c’est peut-être que la vérité fait mal.
« La vérité fait mal »
(idée de tableau)
elle me fait mal à moi aussi.

BEN SUR BEN
Mon ego souffre.
Grosse déprime hier soir.
Je supporte plus l’alcool.
Je ne comprends pas pourquoi.
Avant un whisky, me donnait de l’énergie.
Maintenant : je pleure.

BEN SUR BEN
Mon ego souffre.
J’ai envoyé mon livre
« pour régler 80 % des conflits dans le monde »
à tous les chefs d’État.
Aucune réponse !
Ils ne m’ont pas pris au sérieux,
tant mieux ou tant pis pour eux.

BEN SUR BEN
Ça fait plaisir d’être lu,
c’est pour cela que j’écris.
Mon ego est jaloux,
il aime rendre les autres jaloux.
La jalousie c’est le moteur
de l’art.

QUAND JE PENSE AU CORONA
Je me demande combien
de divorces,
de disputes,
de morts,
ce confinement dû au Corona a fait ?

Je me demande combien
de baise,
de partouze,
de gifles,
ce corona confinement a fait ?

Je me demande combien
de mensonges,
de pleurs la nuit,
de coup de fils désespérés,
ce corona confinement a fait ?

Je me demande combien
d’autocritiques,
de souvenirs,
de remises a zéro,
de suicides,
ce corona confinement a fait ?

REVENONS A BEN SUR BEN

BEN SUR BEN
Je regarde à la télé les émissions de « National Géographic »
sur les animaux.
Ils nous ressemblent de plus en plus.
Chacun sa stratégie de survie.

BEN SUR BEN
Lu dans un zoo qui était à Saint-Jean Cap Ferrat
un panneau qui disait :
« il faut faire attention au crocodile qu’on croit endormi,
il est vivant et aux aguets,
il ne bouge que pour se nourrir ou se défendre »

BEN DANS MON ATELIER
J’ai décidé de peindre comme Combas
qui, quand il a un pinceau,
ne peut pas le lâcher : il remplit,
il remplit, il remplit…

NICE CULTURE DANIEL SPOERRI

Daniel Spoerri expose bientôt au Mamac,
voici des souvenirs

JE ME SOUVIENS DE SPOERRI

Je connaissais déjà Arman, mais
pour exposer, c’est Spoerri qui m’a mis le
pied à l’étrier en me faisant inviter
à Londres aux Misfits Fair.
Sans Spoerri, je n’aurais jamais été à Londres.
Je lui avais envoyé l’original de Ben Dieu
avec toutes mes créations et il avait aimé.
C’est pour ça sans doute
qu’il m’avait fait inviter à Londres

Je me souviens
d’une grande table qu’il avait faite
là où j’habitais rue François Grosso,
qui est en ce moment à Sao Paulo
et qui était accrochée dans le salon.
Elle ne plaisait pas à Jacqueline
parce qu’elle était trop grande

Je me souviens
d’une bagarre entre Arman et Spoerri
à Nice lors de leur expo.
Et c’était Arman qui avait gagné
avec un Sutémi.
Spoerri ne savait pas
qu’Arman faisait du judo.

Je me souviens
que Daniel était ami avec
Robert Filliou et Marianne
qu’il avait rencontrés à Paris
à la Contrescarpe.
Il a écrit avec lui
« la topographie anecdotée du hasard »
un livre sur ses tableaux pièges.

Je me souviens
que Daniel avait un accent extraordinaire
Il aimait parler de cuisine
et aimait peut-être la faire.

Je me souviens
que Daniel trouvait que « la table »
pièce que je montrais à Paris
au théâtre de la Chimère
invité par Lebel, était une pièce de lui,
un tableau piège.
Marcel Alocco croyait aussi qu’elle était à lui.

Je me souviens
qu’il est parti avec Kichka
en Grèce à Simi (une île Grecque).
Il y écrivait un petit journal
« Le petit colosse de Simi »
où collaboraient Mosset et d’autres.
Il m’a envoyé un jour
une paire de sandales trouvée sur la plage,
fabriquée avec de vieux pneus.

Je me souviens
que beaucoup plus tard,
au retour de Grèce, il a créé la « Eat Art Galery »
à Dusseldorf.

Je me souviens
qu’un jour il est venu à Saint Pancrace
pour y exposer avec son amie Claude Torey,
un travail à quatre mains.
Lors du débat dans le jardin,
il s’était énervé parce qu’Annie trouvait
qu’il ne laissait pas suffisamment la parole
à Claude, tout en parlant de féminisme.

Je me souviens
qu’un jour comme nous allions à Paris,
il nous a proposé de passer par son Moulin.
C’était un endroit extraordinaire.
Il avait plein de livres, d’objets étonnants.
Il avait cuisiné des cailles
et s’était donné beaucoup de mal.
C’était magnifique.
Il n’est pas resté très longtemps dans ce moulin,
un peu solitaire surtout après s’être
fait cambriolé et il l’a je crois cédé à Dietman.

Je me souviens
qu’il a écrit un livre sur les Kefteses,
boulettes de viande à la grecque,
que ma mère faisait très bien.
Il disait que toutes les boulettes en Grèce
s’appelaient Kefteses,
alors que nous ne connaissions
que celles de ma mère.
Dans son livre,
il y a donc toutes les recettes de boulettes,
mais celle qu’Annie préfère est celle
du steak haché que Kichka raconte.
Elle ajoute ceci, cela, du sel, du poivre, etc.
et à la fin, quand il est parfait,
il n’y a plus rien à manger
car elle a goûté à chaque fois.

Annie se souvient
qu’on l’avait aussi rencontré à Zurich
lors de mon expo chez Bischofberger.
Il nous a invités dans un restaurant
où la serveuse était très costaude.
À chaque fois qu’elle amenait un bock de bière,
le sol tremblait.

Anne se souvient
que Spoerri exposait chez Bischofberger
une série sur la mort
qui avait impressionné beaucoup Annie.
C’était terrifiant.
Il y avait des enfants énucléés par des rats
et nous étions en train d’acheter Saint Pancrace,
qui avait longtemps été abandonné
et où il y avait une odeur de rats
et Annie a commencé
à faire des cauchemars sur les enfants.

Ce que j’aimais aussi
et que ressentait profondément Annie,
c’est qu’il y avait beaucoup d’humanité et de tendresse en lui
qu’il cachait le plus souvent.

Voilà j’ai plein d’autres souvenirs…
Mais je les oublie !

COURRIER REÇU

———–

REÇU DE RICHARD VASSAUD
richardvessaud@yahoo.fr

PS 1: pour préparer la fin du monde je solde mes Panighi, mes Aubertin, mes Combas, mes Steiner etc pour m’acheter un stock de PQ

PS 4: envoie moi un masque chirurgical dédicacé. J’aimerais être un peu chic dans mon quartier de prolos pour aller acheter mes pâtes et mon PQ.

PS 5: j’ai fini d’écrire à la main tous mes pires secrets sur les artistes que j’ai rencontrés, vivants et morts. C’est un écrit majeur où l’on apprend beaucoup de choses… vues les révélations le manuscrit vaut sûrement une fortune

REÇU DE SOKOLOV
officier_sokolov@yahoo.fr

Ca rejoint ton idée que nous sommes devant une forme de vie, à qui on doit supposer qu’elle est une partie d’une intelligence « végétale » plus grande ! plus omniprésente…et que nous sommes un équivalent de poulets-comètes sans têtes fuyant une supernova dans le parsec en bas à gauche du cosmos…
Clement sayvage

REÇU SUR MON MAIL

LIFE UNDER AN OPPRESIVE CROWN
[+ Revenge of the rain forest]

Liz is sitting in the sunshine
I decided to join her.
First I oiled the garden furniture
Then I made tea
Then I joined her
With a chocolat waffle
Which melted in the warm sun
The tea tasted of teak oil.

SUITE DE MA NEWSLETTER

BEN CRITIQUE GASTRONOMIQUE
J’ai toujours voulu ajouter dans ma newsletter
une rubrique « Ben critique gastronomique »
Mais je n’ai jamais eu le courage de le faire.
De peur de ne plus pouvoir ensuite aller manger
chez ceux que je critique.

Sauf aujourd’hui,
où je me sens soudain l’âme
d’un vrai critique gastronomique.
Alors voila
« Ben Critique Gastronomique »

Il y a des restaurants où on va pour la cuisine.
Il y a des restaurants où on va pour
les gens qui y vont et pour se faire voir.
Il y a des restaurants où on va pour le soleil.
Il y a des restaurants où on va pour
regarder les filles passer pour aller à la plage.

BEN A LA COLOMBE D’OR
Je mange de temps à autre à la Colombe d’Or.
J’aime surtout les rognons
car annie ne m’en fait pas à la maison.
Annie, elle prend les hors d’œuvres
non-stop fantastiques qu’elle adore.
Je n’aime pas quand c’est trop copieux,
ni le contraire.
Leurs côtelettes de moutons de Sisteron me font rire
et me font penser à la multiplication des pains de Jésus.
Certains vont à la Colombe d’or pour
voir les tableaux de Picasso, etc. accrochés dans le salon.
François et sa femme Danielle sont
de bons collectionneurs échangeurs.
Ils ont deux Ben.
Le Service est cordial « bonjour Mr Ben, etc. »
Pourtant une fois je n’étais pas servi
et ils servaient la table à côté.
C’était l’anniversaire d’Eva.
Je me suis alors levé et j’ai fait un scandale.
Ni Annie, ni les enfants n’ont apprécié que je fasse cela.
P.S :
Combas m’a dit :
« je ne mets plus les pieds là-bas parce qu’ils m’ont fait trop attendre »

BEN CHEZ BOCUSE
J’ai mangé une fois chez Bocuse invité par le grand Thierry Ehrmann.
Et je me souviendrai toujours que
Bocuse est passé à notre table vérifier ce que l’on avait pris à manger.
Cela m’a coupé l’appétit.
Il avait l’air de jouer les plus importants que moi.

BEN A PALM BEACH
Je mangeais parfois au Palm Beach (Cannes) invité par Spiedel,
la nourriture était bonne, le service aussi,
et la femme qui servait
avait de beaux seins
ni plus ni moins.
Bouffe 3/10

BEN A LA COUPOLE DE PARIS
J’ai mangé trois ou quatre fois
à La Coupole.
C’est le bruit du lieu,
l’ambiance, le feeling, qui mérite un 7/10.
On se tord le cou pour voir
qui entre, qui n’entre pas, mais on attend trop.

BEN CHEZ MAXIMIN A NICE
J’ai même mangé chez Maximin à Nice
avec Jacques Médecin.
Annie adorait ses desserts.
Le reste
trop protocolaire.
Comédie 8/10
Bouffe 3/10

BEN À LA PETITE MAISON
C’est vrai que bien que
« Tous célèbres ici » trône dans la salle,
ça me met mal à l’aise
d’aller manger à la Petite Maison.
Et pourtant son riz aux truffes
et ses fleurs de courges sont incomparables.

BEN AU BARACUDA
A Nice j’allais très souvent au Barracuda,
parce que c’était simple et bon,
la même cuisine que celle du Koudou
et l’ambiance chaleureuse.
J’aimais les serveurs, serveuses et cuisiniers.
Hélas ils viennent de fermer.

BEN AU MAS DE LA FEUILLADE
Par contre là ce fut la CATASTROPHE !
Je n’ai jamais aussi mal mangé qu’au
MAS DE LA FEUILLADE à Montpellier.
Une vraie aventure de fou.
Le premier soir,
la viande rentrée dans ma bouche
je ne pouvais pas la mâcher.
Alors j’ai essayé de l’avaler.
Impossible, coincée dans ma gorge !
J’ai dû avec ma main la retirer de ma bouche
et la jeter dans l’assiette.
J’ai pensé : « c’est impossible,
il doit y avoir erreur d’interprétation,
ils doivent me prendre pour quelqu’un d’autre »
Mais même si on admet ça, est-ce une raison suffisante
pour servir un morceau de viande immangeable ?
Le lendemain, Arri et moi, nous sommes allés manger
à la place de la Comédie.
En rentrant, on a observé
que le cuisinier du mas de La Feuillade
travaillait dans un espace cuisine visible.
C’est un peu comme chez Maximin,
le chef ne se cache pas.
À propos mais qui était le chef ?
Ils étaient trois.
Le jeune au service poli.
Par contre un autre, grossier,
j’ai beau être Alzheimer je m’en souviens.
La serveuse en stage,
gentille, petit déjeuner parfait.

CAMPO GROSSO
Ceci dit je mange une bonne socca au Campo Grosso
où la femme est très belle.

BEN AU KOUDOU (ANECDOTE)
Tout le monde m’embrasse.
Tout le monde me sourit.
La nourriture est magnifique, mais on oublie de me servir.

NICE LE CONFINEMENT CREATEUR DU CORONA

Il n’y a pas de Nice culture.
Cela s’appelle Nice confiné
ou Nice au téléphone.

Mas me téléphone :
« Je marche beaucoup, tu devrais marcher aussi »

David Duchamp me téléphone :
pour me dire : « Tu devrais faire un tas de choses au Cessole »

Templon me téléphone
pour me dire de lui authentifier
les Ben qu’il a et m’explique :
« Comme Hains est mort, je n’arrive pas à faire authentifier mes Hains »

Isabelle Hupfer m’envoie un texte magnifique sur sa vie.

Dolla me téléphone
pour me dire qu’il s’ennuie comme un rat mort.

Le Normand me téléphone.

Lola m’envoie son blog
et organise « ma préférence », une expo virtuelle.

Lamon me téléphone pour créer des cartes postales pour la poste.

Deux télés me téléphonent pour que je me filme dans mon confinement.

Gérald me téléphone pour me dire qu’il dort.

Jean Ferrero envoie à Annie des photos de la mer,
de Nice la nuit, de tableaux, de son repas tomate et huile d’olive
et d’une fleur de glycine.
Magnifique.

Sumkay m’envoie de belles photos de confinement en Belgique.

Jacques Charlier m’écrit :
« Ne t’énerve pas tout va bien, ne te fais pas de soucis »

Guy Pieters m’envoie son site où il est mentionné que mon expo
est reportée à cause du Corona.

Agnès Laurenti me téléphone me disant qu’elle a des idées pour Cessole.
Je lui réponds : « J’adore les idées, mais je n’ai pas de sous »

Le beau-frère d’Annie, Henry qui était en clinique
est rentré aujourd’hui chez lui.
On est tous très contents, car il était seul et on ne pouvait pas le visiter.

Nos chiens et chats sont très contents du confinement,
car on ne quitte plus la maison.

CULTURE
Je perds la mémoire.
Je ne me rappelle plus si j’ai ou pas
inclus ce qui suit dans ma dernière newsletter.
Si c’est de la redite, excusez-moi.

CULTURE
Aujourd’hui tout est une question d’algorithmes.
(on pourra bientôt décider du nouveau en art à partir d’algorithmes)
Facile comme tout.
Entrer les données de tout ce qui a été fait sur une base de données
et chaque fois qu’on a une nouvelle idée,
on la soumet à « ben vérifié »
qui vous répond : « Déjà fait par …xxxx… »

CULTURE
On peut être fauché,
dans la dèche, sans le sou,
et taper son nom sur internet
puis voir son nom écrit PARTOUT.

CULTURE
Thomas m’a dit que 60% des musées en France,
ne fonctionnent qu’avec des donations
à la mort d’artistes, pour ne pas payer d’impôt.
Comment alors voulez-vous qu’ils achètent ?
On devrait obliger le Musée à préciser : « Donation ».

CULTURE
Drôle de monde,
fait de rapports de force.
En politique internationale,
en politique familiale,
en politique économique.

CULTURE
La visibilité devient difficile.

CULTURE
Le slogan est devenu langage.
Et les slogans remplacent les phrases.
Positif ou négatif ?
J’hésite.

CULTURE
J’aime bien l’émission
sur France Culture
« La dispute »

CULTURE
Intelligence artificielle :
toujours plus de données.

CULTURE
Je sais que le net vole des données.
Je suis d’accord,
la preuve : depuis quelque temps,
ils m’envoient chaque jour des photos de femmes nues.

CULTURE
La France joue la carte de la multiculturalité en
ce qui concerne l’art, la chanson, la musique,
des autres mais ne reconnaît pas ses propres langues.

CULTURE
J’ai beaucoup aimé la phrase de Bernard Blistène
qui l’attribue à Duchamp :
« L’avenir de l’art est sans avenir »
Trois explications : dans le cadre de
« tout est art » de Duchamp, l’innovation n’est
plus nécessaire.
Elle est acceptée d’avance, donc pas novatrice.

CULTURE
Je suis fasciné par la guerre de l’information,
de la manipulation de l’information,
et de la fabrication des opinions publiques,
qui sont en train de me manipuler en ce moment.

CULTURE
Le monde est compliqué.
Ce n’est pas le mot juste.
Disons riche en tout.
Je ne comprends rien
à ces attaques massives de hackers ?
Pourquoi un pays n’aurait-il pas le droit d’avoir
des hackers, puisque l’Otana une cyber sécurité
d’attaque ?
Comment ça se passe pour ces hackers ?
Est-ce que les USA, les Français, les Anglais
ne hackent-t-ils pas aussi ?

CULTURE
Je ne comprends pas ce qu’est une cyber attaque.
J’imagine que si quelqu’un mettait sur
le net que les élections au Brésil sont
truquées ou le contraire
et qu’un ou deux millions de personnes
reprenaient cet e-mail
en disant que c’est une « fake news »
serait-ce une cyber attaque ?

CULTURE
Que vont-ils faire de tout leur or ?

CULTURE
En feuilletant Beaux art et Art Press ça me
confirme que l’art contemporain n’est
qu’une suite d’astuces, mais pire encore,
on ne sait plus où les mettre
une fois qu’elles sont faites,
et elles coûtent à l’État de l’argent.

CULTURE
Difficile
cette vie de parano
qui rend les autres paranos.

CULTURE
Les Arabes ont raison de vouloir créer
une grande nation Arabe,
mais ont tort de vouloir pas reconnaître Israël
et les peuples et minorités linguistiques tels
que les Coptes, les Azedis, etc.

CULTURE
Les infos contiennent toutes
le même son de cloche.
Je vous conseille donc de vous inscrire
sur le net à
« Russia Now (RT) ».
Un autre bémol.

CULTURE
Culture et langues,
l’anglais gagne la guerre des langues.
Que faire ?
Et pourquoi ?

CULTURE
TITRE POUR UNE EXPO
« Encore de l’art contemporain »

CULTURE (Nicole Esterolle)
Quand la côte du plagiaire
est quarante fois plus élevée que celle du plagié,
sur le grand marché spéculatif de l’inepte.
C’est Rigolo.

CULTURE ANECDOTES (Spoerri)
Spoerri avait un restaurant
dans lequel il faisait travailler Dietman
à coller des tables,
en échange d’une journée de bouffe.

CULTURE NICE
Tous ces élèves de la villa Arson qui vont avoir leur diplôme
vont-ils finir petit prof ?
Ou au chômage ?
Ceci dit, s’il y a une crise militaire ou économique,
les étudiants de la Villa s’en sortiront très bien
parce qu’ils sont des démerdards.
Des touche-à-tout.

CULTURE
Face au TUEUR Corona qui tue dix fois plus,
nos assassins serial-killers peuvent
se dire : « on est battus »
Patrick Henri,
Emile Louis,
Landru,
Francis Holmes,
Petiot,
Guy Georges,
Dutroux,
Xavier Dupont de Ligonnès.

POLITIQUE INTERNATIONALE PESSIMISTE (SERA)
Dans la course aux armements,
peut-être que
La prochaine arme secrète attaquera le cerveau.
Une forme de simple « pensée »
dont il sera
impossible se débarrasser.
Certains croiront à une drogue comme le LSD
mais il ne sera pas nécessaire de la prendre.
Elle sera épidémique,
transmissible par Facebook, Twitter, etc.
Pour la contrer,
Je propose SERA.

POLITIQUE INTERNATIONALE (SERA)
Question importante :
L’intelligence artificielle
tuera-t-elle
ou aidera-t-elle le désir d’indépendance
des petits peuples ?

QUESTION A BEN QUI DOUTE
Les données des algorithmes de « SERA »
nous diront-elles si oui ou non,
et dans quel pourcentage ?
Par exemple,
si la création d’une grande nation Berbère
est possible sur le territoire linguistique
où se parle le Berbère.

POLITIQUE EXTÉRIEURE OPTIMISTE
ALGORITHMIQUE (SERA)
Ce matin,
je m’intéresse à la politique
internationale algorithmique
sous un nouvel angle que
celui de l’engrenage algorithmique
relié aux faits divers autour du pouvoir,
de la couleur d’une cravate,
d’une mauvaise nuit après
un repas trop lourd.
Détails de la vie quotidienne
qui vont peser sur les décisions
du jour.
Elles n’effacent pas et n’annulent pas
la réalité de la puissance militaire économique,
de l’ethnie et de la langue dominante,
comme moteurs primordiaux des conflits
humains, mais s’intègre et se superpose
à cette réalité.
L’espace-temps d’un peuple
se dissout aussi
dans les faits divers.
Il faudra donc dans les algorithmes
inclure les faits divers.

INNOVATION NÉCESSAIRE (SERA)
Défense de l’innovation
et défense des ethnies.
Certains croient que ces deux options
sont contradictoires.
Je pense le contraire.
Pour innover, il faut être ouvert.
Si on opprime, on étouffe
on n’innove pas.
Une France qui voudrait innover
doit se décentraliser.
Son expérience avec le minitel…
L’exemple type d’erreur
à ne pas commettre.
Et elle ne peut se décentraliser
qu’en acceptant la culture de l’autre.
Je pense que l’Anglais
occupera toute l’espace politique
des prochaines 30 ans.

POLITIQUE INTERNATIONALE ET (SERA)
Pouvoir prévoir
est important.
Il faut donc,
en sachant que l’élément « temps »
ne fait jamais marche arrière,
qu’il n’y a du temps que dans la marche avant.
La dynamique de la recherche de survie
devient alors
une règle axiomatique
pour l’espèce humaine
et les peuples qui la composent.
Et dans la mesure
où cet instinct de survie
est un élément non négociable
de tout peuple qui a une langue,
il est facile de prévoir les tensions
et les conflits à venir entre peuples
qui veulent survivre.
Ensuite,
dans les conflits à venir,
dans la mesure où « la survie »
pour chaque peuple est un élément
x non négociable,
cela se transforme en rapports de forces.
Et en cas de conflit majeur,
l’usage d’armes nucléaires
entre puissances nucléaires devient
envisageable.
Ensuite,
dans la mesure où le grand Paris
a été conçu sans prévision
d’une attaque nucléaire, les grandes villes
comme le grand Paris, le grand Londres, etc.
sont des pièges cibles nucléaires.
Et 11 millions de Parisiens
vont être en danger à cause du grand Paris,
au lieu de 4 millions,
pour finir en scénario catastrophe.
Idem pour le grand Londres
et toutes les autres grandes capitales.
Face à cette situation catastrophe,
je conseille pour augmenter les chances
de survie, de promouvoir
des politiques de décentralisation.
C’est-à-dire
de regrouper les populations
en groupe de survie
autour d’une langue commune
sur un territoire x.
La question est alors :
La France n’aurait-elle pas mieux fait
de décentraliser
plus envers ses langues régionales
et d’être capable de respirer large ?
Voilà c’était juste une question posée.
Je note qu’en faveur de la décentralisation
il y a cent autres arguments valables (à voir plus loin).

CULTURE
Si on prend en compte
votre envie de survivre,
comme 2 et 2 font 4, c’est programmé.
Que vous le vouliez ou pas,
la prochaine guerre mondiale est inévitable.

CULTURE
Pauvres naïfs qui imaginez
que vous êtes seul devant votre ordinateur
ou votre iphone.
En vérité, cookie vous surveille
pour savoir si vous préférez
les pâtes Buitoni,
si vous êtes pour ou contre Macron,
si vous pissez au lit.

CULTURE
Ce qui manque à mon expo,
2 femmes nues,
3 bouteilles de parfum,
1 bière,
une caisse en bois : « prenez, mettez »

CULTURE
Il faut s’habituer à vivre
sachant qu’on est surveillé,
contrôlé,
et qu’ailleurs on pense
à ce à quoi on doit penser
pour nous,
et qu’on pense à ce qu’on doit manger
pour nous.

CULTURE
La farce
sur votre ordinateur se trouve dans
une rubrique
à « préférence système ».
Dans préférence système, il y a
sécurité et confidentialité.
Ensuite à coupe-feu, ensuite à I-cloud…

CULTURE
Attention !
on me signale sur mon mac que
que le créateur d’Apple,
Steve Jobs est mort non pas d’un cancer mal soigné,
mais d’un hacker jaloux
qu’il avait traité de petit con.

CULTURE
C’est le bordel, c’est le chaos, la confusion, le désordre.
La guerre qui vient.
Peut-être l’univers qui finit sa
vie en avalant un autre univers,
ou de l’art qui avale l’art.

CULTURE
On m’écrit :
Il y a trop d’art.
Trop d’artistes,
trop de bonnes vidéos,
trop de vernissages,
trop de critiques d’art,
trop d’expos qu’il faut voir.
Est-ce que tu ne veux pas m’exposer ?

PARIS CULTURE
Peinado a été nominé au prix Marcel Duchamp
et c’est Mayaux qui l’a eu.
Cela a rendu Peinado jaloux.

VOILA ON ARRIVE A LA FIN
Le prochain concernera mon film
pour lequel j’aimerai louer le Rialto.

Ceux qui auront lu cette newsletter ont droit à un cadeau,
qui les attendra au 132 bld de Cessole,
dès que ce sera ouvert …