Portraits

Graeme Bent

La tradition littéraire

Ce n'est autre que la journaliste américaine, Mary Blume, qui dans Herald Tribune en janvier 1972, allait contribuer au succès tellement mérité de l'établissement Joe Allen Paris, un restaurant qui associe la qualité des produits à la française au respect de la tradition culinaire. Joe Allen est connu et reconnu pour ses spécialités traditionnelles Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

Johann Fournier, l’homme orchestre

Créateurs, nous vivons dans une sorte de théâtre mental… ces visions qui me transpercent et qui viennent de nulle part, je veux dire de toute part puisque chez moi tout résonne… C’est une façon de s’échapper des limites, d’éprouver le monde… Mes mises en scène sont des histoires que je raconte avec des mots qui n’ont plus de corps… mes mises en scène racontent comment j’ai tué le réel à coup de poésie.Texte intégral

Kdom

Le corps comme philosophie.

Kdom a été danseuse au Crazy Horse Saloon, puis modèle pour de grands photographes.L'artiste est née en Picardie, à La Fère plus exactement, comme son homologue Clovis Trouille (1889-1975), peintre encore trop méconnu du grand public avec qui elle partage le goût de l’érotisme sans concession commerciale. Texte intégral

François Mocaër. Editions Unicité

Par Mylène Vignon

J’ai la conviction que le moi est un mensonge existentiel, mais d’un autre côté cela ne peut pas être autrement. Cette contradiction n’est qu’une apparence. Il y a un ressenti au-delà des mots. J’ai l’impression que les êtres ne peuvent pas être autrement que ce qu’ils sont. Moi aussi, je ne peux pas être autrement que ce que je suis. Je crois que tout vient de ce silence qui est plus qu’un silence, de cette part d’insondable qui est la nature ou la lumière de l’être (…) François Mocaër. Texte intégral

Edgar Sarin

Le mystère en testament

Edgar Sarin étonne. Edgar Sarin fascine. Il reçoit Saisons de Culture dans un lieu insolite, la Chapelle du père Séraphim, prêtre qui le soutient et qui nous accueille par la lecture d’un poème écrit en alexandrins. J’apprends que l’auteur n’est autre que ce jeune homme, Sarin, qui parait sorti d’une autre époque, perché sur la dernière marche d’un escabeau, une cigarette incandescente à la main. Je perçois, à travers les brumes de l’encens, les marques d’une chapelle. Il y a là, allongée sur un sofa de fortune, une dame sans âge, qui répond au prénom de Roseline.

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Brig Finucci

par Mylène Vignon

La qualité d’une personne sensible et déterminée !

Comment imaginer le parcours insensé d’une jeune femme qui  renonça à son projet d’études d’architecture,  pour aller parcourir le globe, et qui plus tard, affirmera  sa volonté de s’ouvrir aux affaires scientifiques internationales, en instaurant une passerelle entre l’Allemagne, les USA et la  France? C’est en 1990 qu’elle prend conscience de l’urgence de s’investir dans un  combat qui l’amènera  trois ans plus tard à monter sa propre entreprise  Ecomesure, avec le slogan: respirez, nous mesurons !

C’est en véritable pionnière de cette industrie de pointe, qu’elle se lance dans la promotion de techniques instrumentales innovantes pour la mesure de la qualité de l'air et se battra contre la pollution causée par les émissions de particules  dans l'atmosphère.

Cependant, parallèlement, elle n’abandonnera jamais le dessin et portera un œil affuté sur les différentes expositions dont elle est boulimique. Elle me confie que si elle avait pris la décision de s’installer à Janvry -  petit village près du plateau de Saclay - c’est que la proximité des plus grands, servirait la notoriété de son entreprise.

Passer à autre chose pour revenir à ses premières amours!

Brig, ainsi qu’elle l’avait déjà prouvé, se remettra en selle, rêvant à d’autres rivages. Elle navigue aujourd’hui entre la musique classique et la contemplation active de la nature océane.

Elle sourit et je vois dans ses yeux des étoiles, lorsqu’elle affirme avoir l’océan pour amant. L’atelier «pied dans l’eau » qu’elle occupe sur l’Ile D’Oléron, lui confère cette paix nécessaire à l’inspiration dont elle éprouve le besoin pour se poser un moment, en écoutant Schubert et les chants de la mer…la mer, toujours recommencée.

Actuellement, elle se cherche un second  espace de travail en Ile de France pour y trouver un juste équilibre et commencer cette nouvelle carrière d’artiste professionnelle.

Ce que je vois de ses essais dévoilés avec une infinie pudeur, me surprend. Je m’attendais à rencontrer une artiste émergente un peu hésitante et encore dans ses balbutiements et je vois défiler sur l’écran de l’ordinateur des œuvres. Je sais ce qu’elle doit développer et elle sait déjà que je le sais.

Elle admire les œuvres de Manet, se réfère aux impressionnistes et tout comme eux cherche à capturer la lumière de l’instant. Elle ajoute que tout comme le poète écrit le sensible du souffle,  elle-même, dans les grâces de  l’acte de peindre exprime un ressenti  unique  d’une brièveté fascinante.  En fait je crois qu’elle crée le poème à l’aune de ses sensations chromatiques.

Sans abandonner la pratique de l’huile, elle a testé récemment l’acrylique afin de poursuivre son évolution vers l’abstrait et de transgresser ses émotions au travers de la couleur.Très exigeante envers elle-même, elle aime aussi se jeter à l’eau pour y découvrir cet univers de fonds marins où elle semble trouver sa source, celle de l’inspiration.

Ce soir, j’ai retrouvé pour elle ces mots de Marguerite DURAS  dans  La mer écrite, que je lui avais promis lors de notre entretien et qui lui vont si bien :

Tout est BLEU. C’est à crier tellement c’est bleu. C’est du bleu venu des origines de la terre, d’un cobalt inconnu  On ne peut pas arrêter ce bleu (…)

Brig Finucci a créé Les Moments Classiques - Essonne dans son village de Janvry. Cette 5 ème édition s’est déroulée avec un grand succès sous la présidence d’honneur de la Grande Cantatrice Mady MESPLE. Pour elle, Janvry est à la musique ce que Saint -Trojan est à la peinture.

En juillet 2004,  elle est décorée de la croix de Chevalier  dans l’Ordre National du Mérite.

www.brigfinucci.com

Claude Mollard

Les figures d’un destin

Nous avons rencontré Claude Mollard au lendemain de l’inauguration des Jardins d’Orient à l’Institut du monde Arabe, où il a accepté très volontiers de partager avec nous ses principales actions qui ont ponctué les grands travaux culturels des gouvernements Mitterrand, à ce jour. Texte intégral

Jean-Claude Terrier

Dans la chair des toiles

Dès la première lecture de la proposition de Jean-Claude Terrier, m’est apparu le mot ferveur.Dans ce magma de vibrations telluriques, on pense à la théorie de la tectonique des plaques. Peintre et passionné de philosophie, il reconnait se trouver au centre de la coappartenance des contrastes, des contraires. Il est toujours dans l’entre deux d’une tension et ne supporte en aucun cas l’idée de savoir. Texte intégral

Jules Matton compositeur

Par Mylène Vignon

J’ai rencontré Jules Matton le 1er mars 2014 à la Fondation Taylor, lors de sa Carte blanche dans le cadre de l'évènement Rémanence. J'y étais conviée par le peintre Jérôme Delépine à lire le même jour quelques poèmes devant une œuvre d’Olivier Debré.
Elevé par un père artiste (Charles Matton, décédé en 2008, était un peintre, sculpteur, dessinateur, photographe, cinéaste) et une mère romancière et essayiste, Jules Matton a choisi seul sa voie, au gré de sa vocation : la musique.

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FAZ

Une artiste engagée

J’avais rencontré Faz lors d’une exposition initiée par Art Sénat au Jardin du Luxembourg, alors que je collectais des sculptures pour l’événement Les Stèles de la Création, qui s’est tenu dans l’enceinte de l’église de la Madeleine en été 2009. Nous l’avons retrouvée ensuite chez Artcurial et chez Christie’s engagée dans le cadre d’actions humanitaire au profit des enfants : Une brique pour Madagascar et Des villages et des hommes.

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Adrien Perreau

Par Mylène Vignon

J’ai rencontré Adrien dans le cadre d’une cérémonie organisée par le magazine des Décorés des Arts et des Lettres. Plus tard, nous nous sommes retrouvés lors de la remise du Prix Edgar Faure au Sénat. Texte intégral

Ludwika Ogorzelec : Les portes du ciel

Par Mylène Vignon

Ludwika Ogorzelec nait et grandit à Wroclaw en Pologne, où elle restera jusqu’à l’âge de trente-deux ans après avoir passé brillamment sa maîtrise à l’école des Beaux-Arts. Elle orientera son itinéraire artistique autour des sculptures mobiles, de la recherche dans l’espace et de la question de l’équilibre. Parallèlement à ses études, la jeune femme prendra tous les risques en s’engageant dans le mouvement Solidarité combattante, pour l’indépendance de la Pologne où elle deviendra une sorte d’égérie. Elle distribue alors des journaux indépendants, tout en fréquentant les amphithéâtres.Texte intégral