Aurore, les collages de Mylène Vignon
Par Sabine Hogrel
Quelques centaines de romans paraissent à cette rentrée littéraire. Beaucoup ?
Chaque année, en France, 70 000 livres sont publiés. Enorme ?
Malgré cela, 40 000 manuscrits, dont des milliers de romans, ne
trouvent pas preneurs chez les éditeurs submergés.
Des centaines de journaux et des milliers de magazines remplissent les
kiosques ou les boîtes à lettres. Pour finir souvent à la poubelle, à
l'instar des tracts publicitaires..
Comme les 100 millions d'exemplaires de bouquins qui sont pilonnés par
an, pour 500 millions de livres vendus remplissant à ras bord les bibliothèques.
Mylène Vignon, Pascal Aubier, Henri-Hugues Lejeune et Stéphane Ruhaud seront auteurs en dédicaces sous la bannière des Editions Unicité, lors du 11ème Salon international des éditeurs; l'Autre livre du 15 au 17 novembre 2013.
Espace Blancs Manteaux: 48 rue Vieille du Temple Paris 4ème. Entrée gratuite.
Pour un Parisien, les quais, ce ne sont pas ceux de New York dans le film rendu célèbre par Marlon Brando jouant le rôle d’un ancien boxeur amoureux de la sœur d’un homme assassiné par son frère, un docker mafieux, (On the Waterfronts, Elia Kazan, 1954) ; ou bien encore les quais de Port-au Prince en Haïti tels que se les remémore Sarah, une petite fille qui a grandi sous la terreur de Papa Doc (L’homme sur les Quais, Raoul Peck, 1960). Pour un Parisien, les quais, ce sont inévitablement ceux de la Seine. Et pour le petit Parisien que j’étais, à seize ans, les quais n’étaient pas seulement la rive gauche qui longe le fleuve, mais sa bordure de caisses peintes en vert sombre, les étalages des bouquinistes. C’était de véritables coffres aux trésors où des livres d’occasion, souvent recouverts de papier cellophane, proposaient mille lectures possibles à petits prix.
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La cérémonie de remise des trophées se déroulait le 16 octobre 2013 au Conseil Economique et Social, place d’Iéna, devant un public qui rassemblait Ministres et amis de Rodolphe Oppenheimer, le digne petit fils du Président Edgar Faure et auteur de cette initiative.
Le jury, composé de personnalités du monde politique et de journalistes, présidé par la Sénatrice Isabelle Debré, a voté à bulletins secrets :
Le prix Edgar Faure a été attribué à Gilles Verdez et Jacques Hennen pour : Manuel Valls «Le secret d’un destin » Editions du moment. Une biographie autorisée.
On parle souvent de crise de la peinture, de remises en questions radicales, mais en réalité, à Paris, les rues bordées de galeries d’art n’ont jamais été si nombreuses. Aux lieux traditionnels d’expositions, Rive Droite et Rive Gauche, se sont ajoutés depuis plusieurs années déjà : Le Marais, les alentours du Centre Pompidou, La Bastille… Mais le saint des saints de l’art, celui qui vit l’éclosion de l’Ecole de Paris, puis de la JEP (jeune école de Paris) comme l’appelèrent les universitaires bien des années plus tard, reste Saint-Germain des Prés – ce quartier que hantèrent, avec tant d’anonymes, tant de piétons illustres : Man Ray, Tristan Tzara, Camille Bryen, Raymond Hains …
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Notre réunion de comité d’automne donnait le coup d’envoi de la 11ème Nuit Blanche de Paris. Impossible de résister à la tentation d’évoquer devant une trentaine de membres et journalistes de notre association, la toute première du nom, dont nous fûmes les pionniers, le 5 octobre 2002 au Théâtre Lucernaire. Notre hommage à Philippe Léotard était donc renouvelé à cette occasion, au Salon de Thé des Ecrivains.
Nous avons été étonnés de ne pas être reçus par Damien, envolé depuis la veille, avec une amie de cœur, la célèbre romancière Jakuta Alikavazovic, accueillie à la Villa Médicis. Saisons de Culture a immédiatement acquis sa dernière parution : La blonde et le bunker. Editions Points.
Cher lecteur, chère lectrice de Saisons de Culture …
Pardon d'avoir tant flâné sans trouver plus tôt le temps de vous écrire. J’aimerais vous faire croire que si j’ai fait ma chronique de novembre en décembre, c’est parce que novembre rime avec décembre, et que je les ai confondus. « C’est un peu tiré par les cheveubres », a dit mon frère Ilan, en levant un sourcil désapprobateur, quand je lui ai annoncé que j’avais l’intention de commencer mon anachronique avec cette rime pour seule excuse. « Tiré par les cheveubres » ? Je n’avais encore jamais entendu cette expression. Je connaissais « fier comme un petit banc », pour « fier comme Artaban » ; ne connaître quelqu’un « ni des lèvres ni des dents », pour « ni d’Eve ni d’Adam » – comme le titre du roman d’Amélie Nothomb dont je vous ai parlé en octobre, et dont je continue à me régaler par petites doses.
Bizuté et racketté, reclus dans son HLM de Bobigny en compagnie d’une mère dépressive, Patou vend la drogue fournie par son ami et amant occasionnel Momo, un jeune beur. Amoureux de sa voisine Darlène, une adolescente haïtienne, fille de prostituée, Patou se voit doubler par Momo, qui prend plaisir à l’humilier publiquement, avant d’être arrêté et incarcéré. Menacés, agressés dans leur cité, Darlène et Momo fuient : l’une à New-York, en compagnie d’un pasteur évangéliste, l’autre en Guyane, où il se fait orpailleur. Devenu jihadiste en prison, Momo retrouvera par la suite Patou en Amérique du Sud, dans des conditions un peu particulières, et Patou retrouvera lui-même Darlène, dans des circonstances là aussi particulières…
Le 27 février 2013 au soir, à la Galerie Fatiha Sélam, 58 rue Chapon, à Paris – une petite rue à cinq minutes du Centre Pompidou dans laquelle fleurissent plusieurs nouvelles galeries intéressantes – a eu lieu une performance de Laurent Godard, dont j’aimerais dire qu’il est en train de se faire un prénom. Texte intégral