Lettres

Ta putain de vie commence maintenant

Par Mylène Vignon

En découvrant ce manuel destiné à nos adolescents souvent perturbés par leur sortie de chrysalide, j’ai été saisie par l’importance des mots. Les conseils avisés de l’auteure touchent le cœur du problème lié à cette transformation physique parfois violente, que subissent les jeunes à un moment clé de leur vie. Tu es le pilote de ta vie, et tu dois aimer ta différence, que tu sois trop petit, trop grand, trop enveloppé, trop roux, avec un système pileux trop développé ou au contraire sans poils...ce qui compte, c’est ton unicité ! Tu dois te réjouir de tes particularités, car tu es unique au monde. Écrit à l’encre de l’intelligence, dans une langue parlée par les ados, Louise touche directement la matière cognitive de sa cible. Extrait : (page 22) Texte intégral

Christian Boltanski, Faire Son Temps Au Centre Pompidou

Par Henri-Hugues Lejeune

Je recopie, à chaud ou presque, mes notes sur Boltanski en l’occurrence, dont je m’avise qu’elles relèvent plutôt du poème en prose que du compte-rendu. Il n’est pas ici question d’une œuvre d’art, ou de plusieurs, voire d’un ensemble, mais de l’un et du multiple, de l’être dans le monde et de celui-ci, Boltanski peut-être, en face de cet univers où il -et nous- évoluons. Peut-être aussi comment tout cela se passe, sans raison bien évidente Texte intégral

Anachronique du flâneur N° 21

Chère lectrice, cher lecteur

Après l’interminable « Anachronique 19-20 » dont plusieurs personnes que j’aime m’ont dit qu’elles la trouvaient bien trop longue pour être lue jusqu’au bout, j’ai voulu en écrire une plus courte. Je ne sais plus qui a fait cette triste remarque : donner un livre à un ami, c’est comme lui offrir une corvée. Texte intégral

GRECO au Grand Palais

Par Henri-Hugues Lejeune

Après avoir admiré cette superbe et révélatrice exposition, nul n’ose se rappeler l’image, certes confuse et gourmée, traditionnelle pourtant, d’un peintre Espagnol, donc austère malgré ses origines Grecques, Crétoises, de portraits aux visages allongés et lugubres, orgueilleux engoncés de noir, ou torturé dans l’énigme labyrinthique de « L’enterrement du comte d’Orgaz », d’ailleurs restée dans l’Eglise Saint-Thomas à Tolède aussi superbe qu’énigmatique.

Bref, l’on s’en tenait à une distance respectueuse et on ne le connaissait pas. Texte intégral

L’anachronique du flâneur N° 19-20

Chère lectrice, cher lecteur

Une des caractéristique de ces anachroniques, c’est leur incapacité « chronique », c’est le cas de le dire, à être écrites dans l’ordre que je voudrais. Le temps, derrière lequel toute ma vie (comme celle de beaucoup d’autres sans doute) se passe à courir désespérément, vient toujours brouiller les cartes et désorganiser tous mes plans. Texte intégral

Anachronique du flâneur N°18

Cher lectrice, cher lecteur,

J’aimerais sous-titrer cette 18e anachronique du flâneur « Ode à la peinture peinte ». Car je continue à trouver la peinture, sous toutes ses formes, extrêmement fascinante. J’ai appris à l’aimer quand on l’appelait « peinture informelle », « expressionisme abstrait », « paysagisme abstrait », « abstraction géométrique ». Décriée dans la première partie du XXe siècle, puis portée aux nues dans la seconde, maintenant qu’elle est devenue un genre parmi d’autres, et parce qu’on la dit parfois « passée de mode », Texte intégral

Paradis d’oiseaux

Par Henri - Hugues Lejeune

Le meilleur moyen de se changer les idées dans le plein sens du mot est-il de suivre le hasard, ou la curiosité ?

Pour avoir la réponse allez voir absolument l’exposition« Paradis d’Oiseau » à l’Ecole des Arts Joailliers  au 31 rue Danielle Casanova Paris 1er. Texte intégral

Anachronique du flâneur N° 16 – 17

Chère lectrice, cher lecteur

Merci de bien vouloir déchiffrer ce message jeté sur le net (parmi des milliards d’autres et dans tant de langues différentes) comme on jette une bouteille à la mer. J’entends Kimson mon fils, dès son plus jeune âge parlant avec la voix de la sagesse même, me demander : « Pourquoi penses-tu que ce que tu écris puisse intéresser quelqu’un d’autre que toi ? » Pourquoi, en effet ? Ceci n’est pas un S.O.S. Je ne suis pas en perdition. Le seul naufrage qui me guette est aussi prévisible que banal et inévitable. Texte intégral