Lettres

Christian Boltanski, Faire Son Temps Au Centre Pompidou

Par Henri-Hugues Lejeune

Je recopie, à chaud ou presque, mes notes sur Boltanski en l’occurrence, dont je m’avise qu’elles relèvent plutôt du poème en prose que du compte-rendu. Il n’est pas ici question d’une œuvre d’art, ou de plusieurs, voire d’un ensemble, mais de l’un et du multiple, de l’être dans le monde et de celui-ci, Boltanski peut-être, en face de cet univers où il -et nous- évoluons. Peut-être aussi comment tout cela se passe, sans raison bien évidente Texte intégral

L’anachronique du flâneur N° 19-20

Chère lectrice, cher lecteur

Une des caractéristique de ces anachroniques, c’est leur incapacité « chronique », c’est le cas de le dire, à être écrites dans l’ordre que je voudrais. Le temps, derrière lequel toute ma vie (comme celle de beaucoup d’autres sans doute) se passe à courir désespérément, vient toujours brouiller les cartes et désorganiser tous mes plans. Texte intégral

GRECO au Grand Palais

Par Henri-Hugues Lejeune

Après avoir admiré cette superbe et révélatrice exposition, nul n’ose se rappeler l’image, certes confuse et gourmée, traditionnelle pourtant, d’un peintre Espagnol, donc austère malgré ses origines Grecques, Crétoises, de portraits aux visages allongés et lugubres, orgueilleux engoncés de noir, ou torturé dans l’énigme labyrinthique de « L’enterrement du comte d’Orgaz », d’ailleurs restée dans l’Eglise Saint-Thomas à Tolède aussi superbe qu’énigmatique.

Bref, l’on s’en tenait à une distance respectueuse et on ne le connaissait pas. Texte intégral

Un message dans une bouteille

Par Magdalena Kiełbowicz, traduction Krystyna Bourneuf

Depuis trois jours, je me promène avec un casque sur la tête. Tante Ida est arrivée et elle m’a apporté en cadeau un casque de vélo qui ressemble à ceux que portaient les Vikings ! Tante Ida est l’amie de grand-mère Janina. Elle est Suédoise, elle habite de l’autre côté de la mer Baltique, dans un petit village, Karlskrona. Elle-même ne ressemble pas du tout à un Viking, plutôt à la bonne fée du conte de Cendrillon. Mais moi, avec mon casque, je suis la plus grande des guerrières, comme mon fidèle compagnon (Tropchou a reçu le même casque et il l’aime beaucoup, lui aussi). Quand tante Ida était petite fille, elle a écrit une lettre, elle l’a mise dans une bouteille et la jeta à la Baltique. Texte intégral

Anachronique du flâneur N°18

Cher lectrice, cher lecteur,

J’aimerais sous-titrer cette 18e anachronique du flâneur « Ode à la peinture peinte ». Car je continue à trouver la peinture, sous toutes ses formes, extrêmement fascinante. J’ai appris à l’aimer quand on l’appelait « peinture informelle », « expressionisme abstrait », « paysagisme abstrait », « abstraction géométrique ». Décriée dans la première partie du XXe siècle, puis portée aux nues dans la seconde, maintenant qu’elle est devenue un genre parmi d’autres, et parce qu’on la dit parfois « passée de mode », Texte intégral

Ta putain de vie commence maintenant

Par Mylène Vignon

En découvrant ce manuel destiné à nos adolescents souvent perturbés par leur sortie de chrysalide, j’ai été saisie par l’importance des mots. Les conseils avisés de l’auteure touchent le cœur du problème lié à cette transformation physique parfois violente, que subissent les jeunes à un moment clé de leur vie. Texte intégral

Anachronique du flâneur N° 16 – 17

Chère lectrice, cher lecteur

Merci de bien vouloir déchiffrer ce message jeté sur le net (parmi des milliards d’autres et dans tant de langues différentes) comme on jette une bouteille à la mer. J’entends Kimson mon fils, dès son plus jeune âge parlant avec la voix de la sagesse même, me demander : « Pourquoi penses-tu que ce que tu écris puisse intéresser quelqu’un d’autre que toi ? » Pourquoi, en effet ? Ceci n’est pas un S.O.S. Je ne suis pas en perdition. Le seul naufrage qui me guette est aussi prévisible que banal et inévitable. Texte intégral

Paradis d’oiseaux

Par Henri - Hugues Lejeune

Le meilleur moyen de se changer les idées dans le plein sens du mot est-il de suivre le hasard, ou la curiosité ?

Pour avoir la réponse allez voir absolument l’exposition« Paradis d’Oiseau » à l’Ecole des Arts Joailliers  au 31 rue Danielle Casanova Paris 1er. Texte intégral

Un printemps pascalien : demeurer seul dans une chambre

Par Cybèle Air

Se dessine un moment pascalien en ce printemps 2020. Dans ses Pensées Pascal (1623-1662) écrit : « j’ai découvert que tout le malheur de l’homme vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre ». Etre face au gouffre infini, au manque définitif, prendre conscience qu’aucun objet fini, jamais, ne pourra venir combler le désir d’infini que nous sommes, telle est bien l’expérience radicale à laquelle Pascal nous convie. Rien, « astres, ciel, terre, éléments, plantes, choux, poireaux, animaux, insectes, veaux, serpents, fièvre, peste, guerre, famine, vices, adultère, inceste », la liste drolatique et tragique déployée par Blaise montre l’inanité à vouloir combler l’ouvert, à vouloir tenter d’en finir avec le désir. Lacan dirait que nous sommes des « sujets barrés », marqués par la scission, la déchirure, l’incomplétude. N’est-ce pas ce qui suscite la création ? Texte intégral

Auteurs en dédicace à Levallois

Par Véronique Grange-Spahis

Dans le cadre de l’exposition « Mise en lumière » du Collectif Autrement, un « mini-salon » du Livre est proposé !

Parce que la culture est pARTage, It Art Bag, partenaire de l’exposition, s’est associé pour initier cette rencontre avec des auteurs de talents qui vous dédicaceront leurs derniers ouvrages : romans, essais, poésies… Il y en a pour tous les goûts.

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La vie inimitable par Henri – Hugues Lejeune.Éditions Unicité

Par Mylène Vignon

Dans ce recueil si foisonnant de souvenirs, Henri - Hugues Lejeune déploie toute la palette de son talent d’écrivain. Mémoire d’enfance ou souvenirs de son passé de diplomate, les histoires s’enchaînent avec cette infinie profondeur, qui crée chez lui le style et engendre l’écrivain. Henri - Hugues Lejeune connaît et maîtrise bien la littérature. Il le prouve sans cesse à travers ses nombreux travaux littéraires. Texte intégral

Mylène Vignon en dédicace : Le souffleur de l’ombre

Par Sergiusz Chądzynski

Ce froid et pluvieux samedi du 9 décembre n’incitait pas à sortir, tant les circonstances décourageaient : certaines stations du métro parisien fermées, les embouteillages, les foules dans les rues. Pourtant, les amis des belles lettres ont répondu présent à l’appel de notre rédactrice en chef Mylène et ils sont venus participer à la dédicace de son dernier roman, Le souffleur de l’ombre. Texte intégral