Lettres

« Anachronique du flâneur » N° 28

Marc Albert-Levin

 

Krikor Bedikian Incontestable auteur de chefs-d’œuvre inconnus Impressionniste cent ans trop tard mais toujours impressionnant

Marcel Duchamp, observateur très perspicace de la scène artistique de son temps (n’étaient-ils pas tous artistes dans sa famille ?) a fait remarquer que si l’œuvre d’un peintre survivait de vingt ans à la mort de son auteur, ce serait en vertu de mécanismes et de spéculations qui n’auraient plus rien à voir avec les intentions de l’artiste. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

Lien Rouge – Akai ito

Alain Nahum rend à l’humilité tout son sens au travers de ce nouvel ouvrage Lien Rouge – Akai ito préfacé par Corinne Atlan et accompagné de nombreux textes d’auteurs de la scène littéraire et artistique. Il interroge l’univers en donnant vie à des entités de papier foulées par nos pieds et oubliées par le temps. Avec un regard de bienveillance, il relève, il révèle la charge d’âme de ces humbles objets autrefois manipulés de mains d’hommes et de femmes et leur confère une autonomie de vie poétique et onirique. Chaque froissement de mouchoir est un froissement d’aile d’une présence féerique que l’on ne peut apercevoir que la nuit. Texte intégral

L’art pense le monde, d’Alin Avila Journal d’une passion partagée pour l’art

Par Christian GATTINONI

L’art pense le monde C’est à une histoire parallèle de l’art contemporain que nous invite le journal d’Alin Avila « L’art pense le monde . 1979-1999 » publié par Saisons de Culture. Nous y croisons un grand nombre des artistes qui ont fait la peinture au XX ème siècle, nous y (re)trouvons d’autres figures singulières de différentes pratiques. Des acteurs essentiels de cette scène pluri-artistique sont présents auprès de l’éditeur, critique, collectionneur et commissaire d’exposition. Texte intégral

Les coups de cœur de la rédaction

Par Mylène Vignon

Saisons de Culture a retenu pour vous ces trois titres : L’Hotel des «Passants». Un incroyable roman de Frédérique Lombard Morel, qui nous plonge dans l’univers du fantasme que connaissent de nombreuses femmes.  Comment faire quand on porte le désavantage d’un physique plus qu’ingrat, pour attirer à soi l’amour d’un homme ? Texte intégral

Un matin d’été

Par Jacques Lombard

On venait de lui apporter un café. Ces quelques gorgées de café sans goût et sans odeur avaient produit chez lui une impression extraordinaire, la perception abstraite d’un objet indistinct qui dévale une pente, reprise en écho dans son cerveau, par des images machinales de fluides qui circulent… Il se souvint alors des paroles du médecin, penché vers lui au moment de son réveil après cette opération où il avait bénéficié d’une nouvelle greffe complète, un nouveau système digestif artificiel de l’œsophage au colon mis au point par le professeur Ramanga depuis les années 2080. Il avait déjà reçu un cœur-poumon, merveille de réussite d’une association de l’électronique avec le mécanique, il y a seulement deux ans, sans parler bien sûr de cette tumeur au cerveau extraite par aspiration, alors qu’il avait à peine trente ans et que l’on avait remplacé par une valve spéciale pour compenser la détérioration relative du nerf auditif. Texte intégral

Nos rêves sont toujours vrais, « Les belles canapéennes »

Par Catherine Murgante

Plasticienne, poétesse, conteuse, écrivaine, Mylène Vignon réalise "Les belles Canapéennes", œuvre composée de collages et didascalies au printemps 2022, à la suite des confinements. Elle nous offre un récit d'images et de mots fait de songes, de réminiscences, où elle assemble des corps, des fragments de vie qui font naître les pensées. Dans cet ouvrage dédié à ses amies convalescentes, l'écriture, est à la fois lien, respiration, présence. Texte intégral

Anachronique du flâneur N° 27

Par Marc Albert-Levin

Chère Lectrice, cher lecteur

Henri Matisse : Des couleurs guérisseuses

J’ai pu voir, avant que le confinement la rende inaccessible la très belle exposition du Centre Pompidou  Matisse comme un roman . Et parce que ce n’est pas le Centre mais les héritiers de Matisse qui sont propriétaires des droits de reproduction, il était compliqué de les mettre en ligne. D’ailleurs la plupart des œuvres de Matisse ont été si souvent reproduites, voire même éditées en cartes postales que ce n’est peut-être qu’un moindre mal. Elles sont en quelques clics accessibles sur le net.

Texte intégral

Yolanda Podejma-Eloyanne

Le brouillard m’effaça

Ce nouveau recueil est aussi flamboyant que le précédent. Yolanda Podejma-Eloyanne nous entraîne sur la rive du sensible comme jamais. Les mots s’envolent, graves. Ils ont la grâce des oiseaux de mer. Des mots d’amour pour la vie. Des mots que l’on aurait aimé avoir écrit. Sauf que ce n’était pas possible, tant nos propres acuités son peu développées, pauvres et silencieuses. Texte intégral

Anachronique du flâneur N°30

Marc Albert-Levin

Interdit d’interdire L’un des plus mémorables slogans de mai 68 fut sans doute « Interdit d’interdire ». Il résonne dans ma tête comme un merveilleux idéal de liberté individuelle et collective.. Et bien qu’il soit sans aucun rapport avec le texte qui va suivre, qui pourrait m’interdire de le prendre pour titre de cette 30e anachronique du flâneur, dans laquelle je ne censure rien de ce qui me passe par la tête ? Texte intégral

Le dormeur de Didier Da Silva

Par Mylène Vignon

Un essai écrit sur  le film de Pascal Aubier, d’après Le Dormeur du Val d’Arthur Rimbaud par Didier Da Silva, qui se lit comme une mini biographie. Il révèle la cartographie de ce court métrage, tourné en un plan-séquence long de huit minutes et demi  - totalement acrobatique - en l’été 1974 par Pascal Aubier dans les Cévennes. Texte intégral

Anna Aussure – La Chine sans masque

Par Mylène Vignon

Anna Aussure nous fait le cadeau de ce précieux livre-reportage, dont l’esthétique de la reliure rappelle la couleur emblématique de la Chine. Ses photos illustrent avec brio les textes qui les accompagnent. L’écriture libre et vagabonde, se teinte souvent d’une pointe d’humour. Présentant un survol de la société chinoise d’aujourd’hui, à la fois héritière de son passé et à l’avant-garde du monde de demain, Anna nous conte à sa manière, l’histoire de ce lointain pays aux mystérieuses dynasties. Des rues mouvementées de Shanghai à la Grande Muraille, en passant par la Cité Interdite ou encore la romanesque Suzhou, ville des canaux sœur jumelle de Venise, l’auteure nous conduit à la rencontre de personnages hauts en couleur, photographiés avec bienveillance, le plus souvent à leur insu selon les règles de la street photography, qui lui sont chères. Anna Aussure, née Tepli, a vu le jour en Pologne à Varsovie. Après avoir traversé la période post-stalinienne dans son pays, poursuivant une quête de vérité et de savoir, elle entreprend des études de droit à l’Université de Varsovie. Mais ses rêves de justice envolés, elle décide de fuir vers Paris, pour y étudier le français. Après son diplôme à Sciences Po, elle a travaillé dans la publicité pour plusieurs journaux. Passionnée de création artistique, elle se plonge dans l’aquarelle, le dessin, la musique et la céramique avant de faire de la photographie son violon d’Ingres. La Chine sans masque d’Anna Aussure, est un livre d’artiste captivant, qui a nécessité une recherche très précise. La mise en page a été réalisée avec le talent d’assemblage de Jerzy Neumark. Recommandé par Saisons de Culture, cet ouvrage protégé sous coffret, tiré à 290 exemplaires est paru en 2021. Nous contacter www.saisonsdeculture.com    

Christian Bobin, de l’autre côté du monde

Par Catherine Murgante

L'écrivain, poète, Christian Bobin s'est éteint le 23 novembre 2022 à l'âge de 71 ans. Ce grand romancier contemporain est l'auteur d'une œuvre importante, faite d'une soixantaine de romans, d'essais, et de recueils de poèmes. Christian Bobin, artisan de l'écriture, travaillait au feutre et aux ciseaux car "il ne faut conserver que l'essentiel et beaucoup couper. Il faut écrire droit", disait-il. Le poète nous rappelait que la pensée est "scintillante" et puisée à la source du cœur, mais que cette pensée, scintillante, peut devenir brûlante. "La pensée, c'est l'ouverture de quelque chose en nous, voire le sentiment d'être fracturé. C'est ce qu'on appelle la beauté, la surprise d'être devant quelqu'un, un visage qui s'avance et qui est comme l'annonce de quelque chose". Texte intégral

Florence Issac :Mensonges

Editions Unicité

Quatre histoires où chacun des protagonistes va se trouver prisonnier des mailles du mensonge et qui vont s'échapper pour trouver la rédemption. L'amour est le moteur qui va leur permettre de se comprendre et enfin de se révéler dans leur vraie nature quitte à en perdre leur liberté. Texte intégral