Arts

Piano Solo de Mikolaj Warszynski

Par Laurent Bellin

Mikolaj Warszynski vient de sortir son disque Piano Solo. Ce pianiste originaire de Gdansk (Pologne) mène une carrière internationale. Il se produit régulièrement en Pologne, notamment à la société Chopin, à Varsovie au Parc Royal Łazienki et au musée Iwaszkiewicz ou encore à la Philharmonie Baltique de Gdansk. Je vous épargne son actualité musicale dans les autres pays, vous aurez tout le loisir de la découvrir sur son site internet. Notons toutefois qu’il a appris des plus grands comme Marek Jablowski, Jean-Paul Sevilla, Aquiles Delle Vigne, Janet Scott-Hoyt, … Son jeu, technique et bien posé, est accompagné d’une réelle énergie. Nuances et sensibilité sont au rendez-vous, sensibilité qui émane d’ailleurs de cet artiste quand on le côtoie.

Il est important pour la compréhension de ce disque de noter l’implication de Mikolaj Warszynski dans l’étude et l’analyse musicale de compositeurs. Il a notamment écrit sa thèse sur "l’exotisme et les influences interculturelles dans les Métopes (1915)" du compositeur Karol Szymanowski. C’est donc sans surprise que nous voyons ce compositeur polonais dans le programme.

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Pascaline Boura

La danse du signe

Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.

Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.

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Anna Sand – un bout de monde

Par Laurent Bellin

Flaine : ce nom rappelle peut-être des souvenirs à certains d’entre vous. Cette station de ski dédiée aux arts à 1600 mètres d’altitude a fait couler beaucoup d’encre quand la famille Boissonnas l’a créé dans les années 60. En s’y promenant aujourd’hui, on y croise encore des statues de Picasso, Vasarely, Dubuffet ou encore Nesjar. Des toiles d’Hantaï ou de Piffaretti trônent dans le lieu de culte, une fontaine de Pol Bury dans l’auditorium.

C’est dans ce contexte que je découvre l’installation de l’artiste Anna Sand. Exposée au centre culturel de Flaine sous la direction de Gilbert Coquard, cette installation appelle au voyage, le voyage de ses souvenirs.

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Christelle Westphal et Denis Pourawa

Un regard à fleur de graine

Christelle Westphal est une technicienne de la photo, et pourtant elle a choisi la simplicité de la lumière naturelle, rejetant ainsi tous les artifices, pour nous donner à voir ces visages, qui possèdent tous leur propre majesté. Chacun respire comme une joie d’être là pour porter la coiffe végétale avec laquelle il se sent un dans l’instant du saisissement de la photo. Il y a les joyeux, les réservés, les naturels et ceux qui prennent la pose, mais chacun à sa manière semble avoir donné son consentement à la photographe comme un dénouement sans histoire. Il s’agit d’un projet plastique initié en 2003, dont le but n’est pas l’ampleur mais plutôt le creusement patient d’un sillon qu’elle nous invite à suivre à travers le partage. Le lecteur spectateur peut s’approprier l’ou- vrage comme il le souhaite et se promener au gré des pages de visage en visage, il peut aussi émettre une opinion ou une pensée à laquelle il n’aurait pas songé quelques secondes auparavant. Le paradoxe c’est que la récurrence du sujet donne une liberté et ouvre un champ à l’imaginaire, l’enfermant moins finalement que si chaque photo avait été un espace libre de création.

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Wifredo Lam

Par Henri-Hugues Lejeune

Cette exposition est passionnante à plusieurs titres.Pour sa première rétrospective digne de ce nom en France, le Centre Pompidou montre de ce nomade de Wifredo Lam une vision d’ensemble dont de nombreuses périodes et des phases importantes y étaient pratiquement inconnues.Texte intégral

Danse avec les couleurs

Par Marc Albert-Levin

Dans une toile d’Hélène Jacqz, comme dans une improvisation de jazz, tout se joue dans l’instant. Tout est une question de tempo.

C’est toujours le jeu de quitte ou double. Quitte, ce ne serait qu’une trace de peinture sans signification. Un son neutre, sans éclat, sans écho et sans vibrato. Double, c’est gagné. C’est un envol, un jaillissement, une floraison : un geste large qui propulse le regard d’un angle à l’autre du tableau. Le spectateur est dans la position d’un surfeur glissant adroitement au creux de la vague, une seconde avant qu’elle ne se pulvérise en un milliard de gouttelettes étincelantes.

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Isa Sator

Sator, j’adore !

Du barreau aux pinceaux, Isa l’avocate a su trouver le chemin. Un sentier qui mène tout droit à la spiritualité, car elle invente son nom d’artiste en découvrant la pierre carrée gravée, retrouvée après le drame de Pompéi. C’est décidé, elle s’appellera désormais Sator.

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itu’ l’appel de la couleur

Par Mylène Vignon

itu' performe depuis 2009 entre Tokyo et Paris. Il s'est d'abord distingué comme champion de tennis, pour se consacrer ensuite au marketing. Parallèlement, il a écrit un best seller - Comment devenir millionnaire quand on est stupide - traduit du Japonais en Coréen et en Chinois.

Il utilise tout d'abord comme support son smoking trois pièces blanc, qu'il peint avec des couleurs joyeuses et vitaminées.

En 2014, il a ouvert sa galerie éponyme, au cœur du Marais parisien.

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Dolce Vita

Par Henri-Hugues Lejeune

Si vous ne l'avez pas encore fait, il n'est que temps de se rendre au Musée d'Orsay, voir cette exposition explosive au titre faussement anodin de "Dolce Vita ?" qui n'entendait pas en voiler le message mais souligner de ce point d'interrogation la voie étroite de la Création.L'exposition en situe la quête sur le sol italien, dans la première moitié du XXème siècle dont le déroulement artistique et intellectuel est si peu connu en France.Texte intégral

Salon du dessin 2016 – Palais Brongniart

Par Eric Le Goff

Dans un agenda du printemps culturel 2016 bien chargé, je demande le salon du dessin !

Drapé de l’affiche de Michal Batory qui ne sait cacher ce sein sépia haut perché, c’est sous le sceau de ses 25 printemps que le salon du dessin nous révèle le 30 mars 2016, une édition qui signe a elle seule, un vrai spectacle artistique éclairé d’heureux échanges parmi les 39 exposants qui partagent ainsi leurs passionnantes et dernières découvertes.

L’engouement que le salon rencontre le soir du vernissage mais aussi auprès du grand public et qui a grandi au fil du temps par la force de son internationalisation, de ses approches conceptuelles et de la richesse de ses dessins et tableaux, pourrait bien venir de là.

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