Arts

Dolce Vita

Par Henri-Hugues Lejeune

Si vous ne l'avez pas encore fait, il n'est que temps de se rendre au Musée d'Orsay, voir cette exposition explosive au titre faussement anodin de "Dolce Vita ?" qui n'entendait pas en voiler le message mais souligner de ce point d'interrogation la voie étroite de la Création.L'exposition en situe la quête sur le sol italien, dans la première moitié du XXème siècle dont le déroulement artistique et intellectuel est si peu connu en France.Texte intégral

Musée d’orsay (ou) quand le café s’invite au musée

Depuis sa rénovation fin 2011 (pour ses 25 ans), le musée d’Orsay arbore de nouvelles couleurs source de chaleur et de modernité. De nouvelles couleurs qui « transcendent » la beauté déjà existante des lieux. Et de nombreux tableaux magistralement éclairés grâce à de nouvelles technologies très sophistiquées. Tout cela crée une atmosphère bien particulière, presque surnaturelle.

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Artis Sensualitas

Interdit aux moins de seize ans

C’est Sophie « la sagesse », qui ouvre le bal avec ses Origines du monde presque soft, au vu de cette très coquine exhibition qui se tient en plein cœur de Bruxelles, pour le plus grand plaisir des collectionneurs d’art érotique. La scénographie compose une partition qui s’écrit crescendo, à mesure que l’on pénètre dans la galerie à l’ambiance très feutrée. L’accueil est des plus chaleureux et les artistes sont manifestement heureux de voir s’harmoniser leurs œuvres sur les cimaises qui entourent un canapé rouge très glamour, face auquel Olivier Parent expose des photos de bondage avec quelque démonstration de shibari, des plus impressionnantes. Plus loin, sur la cheminée, les terres cuites et les bronzes de Mady Andrien s’enlacent et s’accouplent à cœur joie. Les grandes toiles de Carolina Toyos, sympathisent à merveille avec les belles Traces de femmes de Sophie Sainrapt. On peut admirer également les travaux d’Elya Verdal, Nea Borgel et de Steve Mathé.

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Ningen

Par Henri-Hugues Lejeune

Voici un film japonais jusqu'au bout des ongles, énigmatique à souhait, digne héritier de Rachômon, puisé au plus profond de l'âme nippone et de son mystère et qui a été réalisé par deux européens!

Ajoutez à cela que les acteurs sont tous amateurs et japonais à la seule exception d'un merveilleux Chinois ami intime du protagoniste du film et plus mystérieux que tous les autres réunis.

L'action (?) se déroule dans un cadre urbain du Japon d'aujourd'hui à l'exception des scènes les plus cruciales qui se situent dans certains des sites shintoïstes les plus sacrés du pays et dans des forêts irréelles.

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Pascaline Boura

La danse du signe

Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.

Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.

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Pierre Bonnard – Peindre l’Arcadie

Par Henri-Hugues Lejeune

Consacrée à un grand artiste, une exposition se doit de viser à une expression totale, à harmoniser l'idée que l'on a de lui, le voir s'animer sous les yeux du visiteur. Elle portera à l'incandescence cet amas de rêveries, de perceptions confuses, d'idées que nous pouvions avoir à son égard, dans une effusion la plus euphorique et profonde possible pour aboutir à la synthèse idéale de la réalité avec l'idée, la chose avec l'esprit, Aristote avec Platon: en un mot comprendre!

Telle a visiblement été l'ambition des réalisateurs de cette superbe exposition que le Président du Musée d'Orsay Guy Cogeval portait en lui nous dit-il depuis de nombreuses années. Je suis convaincu qu'ils l'ont réalisée.

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Anouk Albertini Sculpteur de l’équilibre

C’est sans doute parce qu’elle regarde beaucoup les autres et qu’elle est généreuse qu’Anouk ALBERTINI construit, assemble  et polit des blocs de pierre ou de résine,  jusqu’à se perdre dans  cette quête d’équilibre qui nourrit son art, sa nécessité.

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Christelle Westphal et Denis Pourawa

Un regard à fleur de graine

Christelle Westphal est une technicienne de la photo, et pourtant elle a choisi la simplicité de la lumière naturelle, rejetant ainsi tous les artifices, pour nous donner à voir ces visages, qui possèdent tous leur propre majesté. Chacun respire comme une joie d’être là pour porter la coiffe végétale avec laquelle il se sent un dans l’instant du saisissement de la photo. Il y a les joyeux, les réservés, les naturels et ceux qui prennent la pose, mais chacun à sa manière semble avoir donné son consentement à la photographe comme un dénouement sans histoire. Il s’agit d’un projet plastique initié en 2003, dont le but n’est pas l’ampleur mais plutôt le creusement patient d’un sillon qu’elle nous invite à suivre à travers le partage. Le lecteur spectateur peut s’approprier l’ou- vrage comme il le souhaite et se promener au gré des pages de visage en visage, il peut aussi émettre une opinion ou une pensée à laquelle il n’aurait pas songé quelques secondes auparavant. Le paradoxe c’est que la récurrence du sujet donne une liberté et ouvre un champ à l’imaginaire, l’enfermant moins finalement que si chaque photo avait été un espace libre de création.

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Hôtel Salomon de Rothschild

Charles Berling lit “ Un amour de Swan “ de Proust

Le 3 octobre 2014, les 3èmes Journées Européennes des Lettres et Manuscrits, présidées par le fondateur Gérard Lhéritier, accueillaient l’acteur Charles Berling pour une lecture de passages choisis d’Un amour de Swan, tirés de l’oeuvre de Marcel Proust A la recherché du temps perdu.
L’équipe “ Saisons de Culture “ venue en force s’est vue gratifiée du plaisir de féliciter l’acteur tant apprécié des français à l’issue de sa remarquable prestation dans le cadre prestigieux de l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris.

Mylène Vignon

www.institutdeslettresetmanuscrits.fr

Danse avec les couleurs

Par Marc Albert-Levin

Dans une toile d’Hélène Jacqz, comme dans une improvisation de jazz, tout se joue dans l’instant. Tout est une question de tempo.

C’est toujours le jeu de quitte ou double. Quitte, ce ne serait qu’une trace de peinture sans signification. Un son neutre, sans éclat, sans écho et sans vibrato. Double, c’est gagné. C’est un envol, un jaillissement, une floraison : un geste large qui propulse le regard d’un angle à l’autre du tableau. Le spectateur est dans la position d’un surfeur glissant adroitement au creux de la vague, une seconde avant qu’elle ne se pulvérise en un milliard de gouttelettes étincelantes.

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Les coups de cœur de Saisons de Culture

L’Incoronazione di Poppea à l’Opéra Garnier
Par Cybèle Air
                      
Bob Wilson nous présente une mise en scène du dernier opéra de Monteverdi d’une grande beauté. Sol de métal aux reflets d’ardoise pouvant devenir d’un bleu irisé et profond, sorte de damier monochrome sensible aux inflexions de la lumière, personnages blanchis et hiératiques, telles des pièces de jeu d’échecs, grandes collerettes 17ème siècle, soies somptueuses, velours noir chatoyant, mettent en place sous nos yeux une partie serrée, qui aura ses vainqueurs et ses perdants. Quelques éléments antiques de décor, colonnes, chapiteau, circulent librement sur rails, le long du damier. L’écran du fond accueille les variations de lumière chères à Bob Wilson, s’articulant à la musique.

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itu’ l’appel de la couleur

Par Mylène Vignon

itu' performe depuis 2009 entre Tokyo et Paris. Il s'est d'abord distingué comme champion de tennis, pour se consacrer ensuite au marketing. Parallèlement, il a écrit un best seller - Comment devenir millionnaire quand on est stupide - traduit du Japonais en Coréen et en Chinois.

Il utilise tout d'abord comme support son smoking trois pièces blanc, qu'il peint avec des couleurs joyeuses et vitaminées.

En 2014, il a ouvert sa galerie éponyme, au cœur du Marais parisien.

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