Arts

Léonore Confino,

La Tête dans l’Eau, pour mieux respirer les mots.

Ma toute première rencontre avec Léonore Confino… au théâtre des Mathurins, à l’occasion du lancement de la 5ème édition du Paris des femmes 2016. Un festival où s’épanouissent autour d’un thème imposé, des plumes exclusivement féminines. Ce jour-là, à tour de rôle – comme une mise en bouche – les auteures y présentaient leur déclinaison théâtrale de « Crimes et Châtiments ». Pour Léonore Confino, tout est parti de cette date du 7 janvier, lorsque ces artistes furent brutalement interrompus alors qu’ils ne faisaient que leur travail. D’un coup, on ne les autorisait plus à exercer leur métier. Dans sa courte pièce Ouverture, Léonore Confino choisit le même angle thématique; un comédien coupé net dans sa représentation par un spectateur qui le rejoint sur scène. De cette situation émergera un tas de questionnements.

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La renovation du musee

D’ORSAY EN QUELQUES CHIFFRES

2 ans de travaux (dont 70 nuits pour finir le chantier) et 250 ouvriers
65 000 litres de peinture utilisés
1000 œuvres déplacées
1850 œuvres exposées
860m2 d’espaces créés
7200m2 de surfaces rénovées

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Piano Solo de Mikolaj Warszynski

Par Laurent Bellin

Mikolaj Warszynski vient de sortir son disque Piano Solo. Ce pianiste originaire de Gdansk (Pologne) mène une carrière internationale. Il se produit régulièrement en Pologne, notamment à la société Chopin, à Varsovie au Parc Royal Łazienki et au musée Iwaszkiewicz ou encore à la Philharmonie Baltique de Gdansk. Je vous épargne son actualité musicale dans les autres pays, vous aurez tout le loisir de la découvrir sur son site internet. Notons toutefois qu’il a appris des plus grands comme Marek Jablowski, Jean-Paul Sevilla, Aquiles Delle Vigne, Janet Scott-Hoyt, … Son jeu, technique et bien posé, est accompagné d’une réelle énergie. Nuances et sensibilité sont au rendez-vous, sensibilité qui émane d’ailleurs de cet artiste quand on le côtoie.

Il est important pour la compréhension de ce disque de noter l’implication de Mikolaj Warszynski dans l’étude et l’analyse musicale de compositeurs. Il a notamment écrit sa thèse sur "l’exotisme et les influences interculturelles dans les Métopes (1915)" du compositeur Karol Szymanowski. C’est donc sans surprise que nous voyons ce compositeur polonais dans le programme.

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Musée d’orsay (ou) quand le café s’invite au musée

Depuis sa rénovation fin 2011 (pour ses 25 ans), le musée d’Orsay arbore de nouvelles couleurs source de chaleur et de modernité. De nouvelles couleurs qui « transcendent » la beauté déjà existante des lieux. Et de nombreux tableaux magistralement éclairés grâce à de nouvelles technologies très sophistiquées. Tout cela crée une atmosphère bien particulière, presque surnaturelle.

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« Silence » de Scorsese : révérence

Par Cybèle Air

Le Gouverneur Inoué dit au jeune jésuite : « Mon père, vous et les autres missionnaires ne semblez pas connaître le Japon ». Le père Rodrigues lui répond sur le champ « Et vous, honorable magistrat, vous ne semblez pas connaître le christianisme ». « À ces mots », précise l’auteur japonais catholique Shûsaku Endô, « ils rirent tous deux ». Nous sommes à Nagasaki en 1641, le christianisme est interdit au Japon.

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Anna Sand – un bout de monde

Par Laurent Bellin

Flaine : ce nom rappelle peut-être des souvenirs à certains d’entre vous. Cette station de ski dédiée aux arts à 1600 mètres d’altitude a fait couler beaucoup d’encre quand la famille Boissonnas l’a créé dans les années 60. En s’y promenant aujourd’hui, on y croise encore des statues de Picasso, Vasarely, Dubuffet ou encore Nesjar. Des toiles d’Hantaï ou de Piffaretti trônent dans le lieu de culte, une fontaine de Pol Bury dans l’auditorium.

C’est dans ce contexte que je découvre l’installation de l’artiste Anna Sand. Exposée au centre culturel de Flaine sous la direction de Gilbert Coquard, cette installation appelle au voyage, le voyage de ses souvenirs.

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Le théâtre de la Bertoche

Les Chemins de traverse

Quel plaisir de retrouver au Mans la troupe de la Bertoche, dans le cadre des Chemins de traverse, avec le spectacle: Les Lutins du Père Noël !

Nous avions déjà parlé de ce fameux théâtre aux multiples facettes, dans un précédent reportage sur Saisons de Culture.

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Wifredo Lam

Par Henri-Hugues Lejeune

Cette exposition est passionnante à plusieurs titres.Pour sa première rétrospective digne de ce nom en France, le Centre Pompidou montre de ce nomade de Wifredo Lam une vision d’ensemble dont de nombreuses périodes et des phases importantes y étaient pratiquement inconnues.Texte intégral

Anouk Albertini Sculpteur de l’équilibre

C’est sans doute parce qu’elle regarde beaucoup les autres et qu’elle est généreuse qu’Anouk ALBERTINI construit, assemble  et polit des blocs de pierre ou de résine,  jusqu’à se perdre dans  cette quête d’équilibre qui nourrit son art, sa nécessité.

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Fascination, une exposition de Chang Song

Par Laurent Bellin

Mercredi 14 décembre 2016 aura lieu le vernissage de l’artiste chinois Chang Song, autour d’une création qui emmène à la réflexion. Ses œuvres, inspirées de légendes chinoises ancestrales, viennent nous interpeller par leur exagération, leur coloration. Elles dénoncent l’étouffement de nos villes bruyantes et luxueuses qui nous endort au lieu de nous aider à repousser nos limites pour faire avancer nos civilisations.

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Isa Sator

Sator, j’adore !

Du barreau aux pinceaux, Isa l’avocate a su trouver le chemin. Un sentier qui mène tout droit à la spiritualité, car elle invente son nom d’artiste en découvrant la pierre carrée gravée, retrouvée après le drame de Pompéi. C’est décidé, elle s’appellera désormais Sator.

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Galerie Area en fête

"Cette étrange idée du beau"

Beaucoup d’entre-nous se souviennent de la galerie Area, ce vaste loft de la rue d’Hauteville. Les œuvres étaient accueillies sous une immense verrière que semblait supporter une babélienne bibliothèque dont les rayons présentaient livres et objets du monde. Pendant vingt ans, performances et expositions se sont succédé. Milshtein y a montré ses plus insolites créations, Jiang Shanqing y a peint une fresque de plus de dix mètres de long. Pat Andrea pour « Rien à vendre », a voulu que le lieu ressemble à un nouveau Lascaux avec un charbon nourri par un feu produit sur place, il a consigné sur les murs, les lignes de ses délires. La fresque finie, le public a été invité à l’effacer dans une sorte de fête payante où l’œuvre était offerte en sacrifice.

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