Arts

Dolce Vita

Par Henri-Hugues Lejeune

Si vous ne l'avez pas encore fait, il n'est que temps de se rendre au Musée d'Orsay, voir cette exposition explosive au titre faussement anodin de "Dolce Vita ?" qui n'entendait pas en voiler le message mais souligner de ce point d'interrogation la voie étroite de la Création.L'exposition en situe la quête sur le sol italien, dans la première moitié du XXème siècle dont le déroulement artistique et intellectuel est si peu connu en France.Texte intégral

Les saisons du Renard Pâle

Sophie Sainrapt expose

Maître imprimeur depuis 1934, Rimbaud est un spécialiste reconnu pour ses conseils avisés et ses réponses adaptées aux artistes et aux professionnels. Son savoir-faire s’épanouit dans un bâtiment signé par l’architecte Jacques Gleyze. C’est au sein de son décor paysagé et de son entrée en forme de nautile que seront accueillies les oeuvres du Renard Pâle...

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Ningen

Par Henri-Hugues Lejeune

Voici un film japonais jusqu'au bout des ongles, énigmatique à souhait, digne héritier de Rachômon, puisé au plus profond de l'âme nippone et de son mystère et qui a été réalisé par deux européens!

Ajoutez à cela que les acteurs sont tous amateurs et japonais à la seule exception d'un merveilleux Chinois ami intime du protagoniste du film et plus mystérieux que tous les autres réunis.

L'action (?) se déroule dans un cadre urbain du Japon d'aujourd'hui à l'exception des scènes les plus cruciales qui se situent dans certains des sites shintoïstes les plus sacrés du pays et dans des forêts irréelles.

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Soulages XXIe siècle

Le musée des Beaux-arts de Lyon propose jusqu’au 28 janvier 2013 "Soulages XXIe siècle" une exposition temporaire consacrée au peintre rodezien Pierre Soulages. Ce projet, exécuté en partenariat avec la Villa Médicis, propose une trentaine d’œuvres de Pierre Soulages dont plusieurs tableaux inédits.

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Ars Humana

Eglise de la Madeleine de Paris

C'est avec plaisir que Saisons de Culture s'associe à cette oeuvre caritative de grande envergure qui unit la musique, la peinture et la voix. Cette performance ne pourrait exister sans l'impulsion de l'énergie des spectateurs. Des textes poétiques et philosophiques apporteront une respiration nécessaire au rythme des morceaux choisis. La harpe de la musicienne Claire Galo Place, donnera la mesure de nos émotions, tandis que la voix de la cantatrice mezzo soprano Mathlide Cardon, nous invitera à tutoyer les anges. Â ce moment, le peintre performer Karls, offrira une véritable chorégraphie picturale chromatique, sur une toile de six mètres de long. Le son et la lumière seront orchestrés par Jean Frohlich.

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Pierre Bonnard – Peindre l’Arcadie

Par Henri-Hugues Lejeune

Consacrée à un grand artiste, une exposition se doit de viser à une expression totale, à harmoniser l'idée que l'on a de lui, le voir s'animer sous les yeux du visiteur. Elle portera à l'incandescence cet amas de rêveries, de perceptions confuses, d'idées que nous pouvions avoir à son égard, dans une effusion la plus euphorique et profonde possible pour aboutir à la synthèse idéale de la réalité avec l'idée, la chose avec l'esprit, Aristote avec Platon: en un mot comprendre!

Telle a visiblement été l'ambition des réalisateurs de cette superbe exposition que le Président du Musée d'Orsay Guy Cogeval portait en lui nous dit-il depuis de nombreuses années. Je suis convaincu qu'ils l'ont réalisée.

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Ben : « Je ne suis pas fou »

A la limite du génie, se situe la folie.

Pour la huitième fois en trente ans, Ben a investi ce 15 décembre 2012 l’espace intégral de la galerie Lara VINCY rue de Seine à Paris.

Perché sur un caddy de supermarché, l’artiste nous accueille une bouteille de son célèbre Jaja de Jau en main. Il sert lui-même un verre à chaque visiteur et l’ambiance que dégage cette performance nous transporte  à des années lumières de la morosité ressentie à l’extérieur.

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Moi George Sand

Nini, Nini, Nini…

Nous sommes en 1855, 3 mois après le décès de Nini que sa grand-mère George Sand a tendrement aimé… et qui lui manque tellement.

George Sand est à son bureau, relisant et corrigeant le manuscrit de ses mémoires.

Elle s’ouvre à nous, nous faisant partager les moments de sa vie auprès des hommes qu’elle a connus, de son époux à ses amants – que je ne dévoilerai pas ici – de ses moments de joie et de désespoir, de ce qui a été dit sur elle….

L’auteur de la pièce, Pierre-André Hélène, historien d’art et écrivain, amateur passionné des XVIIIème et XIXème siècles, conservateur du Musée Maxim’s, s’est mis à la place de George Sand mais plus encore dans celle de ses amants.

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Hôtel Salomon de Rothschild

Charles Berling lit “ Un amour de Swan “ de Proust

Le 3 octobre 2014, les 3èmes Journées Européennes des Lettres et Manuscrits, présidées par le fondateur Gérard Lhéritier, accueillaient l’acteur Charles Berling pour une lecture de passages choisis d’Un amour de Swan, tirés de l’oeuvre de Marcel Proust A la recherché du temps perdu.
L’équipe “ Saisons de Culture “ venue en force s’est vue gratifiée du plaisir de féliciter l’acteur tant apprécié des français à l’issue de sa remarquable prestation dans le cadre prestigieux de l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris.

Mylène Vignon

www.institutdeslettresetmanuscrits.fr

Salon du dessin 2015

Par Eric Le Goff

Est-il encore besoin de présenter le salon du dessin qui renaît pour la 24 fois avec les grandes fleuraisons culturelles du Printemps sous une météo peu encourageante?
 L’occasion surtout pour Saisons de Culture de se retrouver au sein du mythique palais Brongniart devant la majestueuse affiche du salon qui pour la 6 ème fois consécutive confronte magiquement, l’œuvre du passé et l’œuvre contemporaine, née de l’ expression et de la sensibilité artistique des talentueux graphiste Michal Batory et photographe Woytek Konarzewski.

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Les coups de cœur de Saisons de Culture

L’Incoronazione di Poppea à l’Opéra Garnier
Par Cybèle Air
                      
Bob Wilson nous présente une mise en scène du dernier opéra de Monteverdi d’une grande beauté. Sol de métal aux reflets d’ardoise pouvant devenir d’un bleu irisé et profond, sorte de damier monochrome sensible aux inflexions de la lumière, personnages blanchis et hiératiques, telles des pièces de jeu d’échecs, grandes collerettes 17ème siècle, soies somptueuses, velours noir chatoyant, mettent en place sous nos yeux une partie serrée, qui aura ses vainqueurs et ses perdants. Quelques éléments antiques de décor, colonnes, chapiteau, circulent librement sur rails, le long du damier. L’écran du fond accueille les variations de lumière chères à Bob Wilson, s’articulant à la musique.

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L’art de Sébastien Mathé

Par Gérard Mannoni

Photographier la danse est un défi, car il s’agit de concilier bien des contraires. Comment rendre le caractère éphémère du mouvement, sa rapidité, son immatérialité sans trahir la sensualité du corps ni sa beauté charnelle ? Comment saisir la magie du rapport entre la lumière et le geste, la géométrie du pas à l’instant précis où il atteint sa perfection sans les figer ? Quand déclencher la prise de vue pour qu’elle saisisse un grand jeté, un équilibre, une arabesque à son si bref instant d’exécution idéale ?

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