Regards

Le dernier opéra de Saariaho à Garnier « Only the sound remains » : du spirituel dans l’air

Par Cybèle Air

Visuellement, nous n’avions jamais saisi à Garnier une telle intensité de couleur sur le plateau, à la fin de la production de « Only the sound remains », dernier opéra de Kaija SAARIAHO. Bleu profond, rouge pourpre, vert touffu et minéral tour à tour se succèdent, pour une envolée toute de fluidité blanche vers un lieu impalpable et présent : l’éther, le ciel, le monde spirituel fait musique. Texte intégral

Pascaline Boura

La danse du signe

Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.

Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.

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Quand la musique côtoie les cimes

Par Laurent Bellin

Ce mois de juillet a vu naître un nouvel événement musical qui s’adressait tant aux amateurs qu’aux professionnels : le stage de musique Opus 74. Ce stage s’est déroulé à Flaine en Haute-Savoie (74), et a accueilli pour sa première édition des musiciens de talents.

Opus 74 propose de prendre des cours avec des grands noms de la musique. Nous pouvons citer Andrei Diev, professeur au conservatoire Tchaïkovski de Moscou, Renato Francesconi, ténor italien, Alexander Frey pianiste américain vivant à Berlin, ou encore Bertrand Giraud, concertiste français et directeur artistique de l’événement. Ce stage s’adresse tant aux amateurs qu’aux professionnels.

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Christelle Westphal et Denis Pourawa

Un regard à fleur de graine

Christelle Westphal est une technicienne de la photo, et pourtant elle a choisi la simplicité de la lumière naturelle, rejetant ainsi tous les artifices, pour nous donner à voir ces visages, qui possèdent tous leur propre majesté. Chacun respire comme une joie d’être là pour porter la coiffe végétale avec laquelle il se sent un dans l’instant du saisissement de la photo. Il y a les joyeux, les réservés, les naturels et ceux qui prennent la pose, mais chacun à sa manière semble avoir donné son consentement à la photographe comme un dénouement sans histoire. Il s’agit d’un projet plastique initié en 2003, dont le but n’est pas l’ampleur mais plutôt le creusement patient d’un sillon qu’elle nous invite à suivre à travers le partage. Le lecteur spectateur peut s’approprier l’ou- vrage comme il le souhaite et se promener au gré des pages de visage en visage, il peut aussi émettre une opinion ou une pensée à laquelle il n’aurait pas songé quelques secondes auparavant. Le paradoxe c’est que la récurrence du sujet donne une liberté et ouvre un champ à l’imaginaire, l’enfermant moins finalement que si chaque photo avait été un espace libre de création.

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Prendre le large

Invitation au voyage en forme de miroir inversé

Sandrine Bonnaire est au cinéma une respiration, un ovni dans le bon sens du terme qui nous rappelle que jouer juste, soit au plus près des émotions, est possible. Elle revient dans « Prendre le large », plus grave, loin de l’exubérance jouissive de « Confidences trop intimes », où elle se confiait sans retenue à un Fabrice Luchini mi tétanisé mi fasciné, en psy dépassé par la tournure atypique de ces séances sur divan organisées.

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Danse avec les couleurs

Par Marc Albert-Levin

Dans une toile d’Hélène Jacqz, comme dans une improvisation de jazz, tout se joue dans l’instant. Tout est une question de tempo.

C’est toujours le jeu de quitte ou double. Quitte, ce ne serait qu’une trace de peinture sans signification. Un son neutre, sans éclat, sans écho et sans vibrato. Double, c’est gagné. C’est un envol, un jaillissement, une floraison : un geste large qui propulse le regard d’un angle à l’autre du tableau. Le spectateur est dans la position d’un surfeur glissant adroitement au creux de la vague, une seconde avant qu’elle ne se pulvérise en un milliard de gouttelettes étincelantes.

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itu’ l’appel de la couleur

Par Mylène Vignon

itu' performe depuis 2009 entre Tokyo et Paris. Il s'est d'abord distingué comme champion de tennis, pour se consacrer ensuite au marketing. Parallèlement, il a écrit un best seller - Comment devenir millionnaire quand on est stupide - traduit du Japonais en Coréen et en Chinois.

Il utilise tout d'abord comme support son smoking trois pièces blanc, qu'il peint avec des couleurs joyeuses et vitaminées.

En 2014, il a ouvert sa galerie éponyme, au cœur du Marais parisien.

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Les Forêts Natales Équatoriales – Arts d’Afrique Équatoriale Atlantique

Par Henri-Hugues Lejeune

Cette exposition d’une importance rare -325 pièces- se concentre sur les sculptures, majoritairement liées au culte des ancêtres les représentent ou symbolisent les gardiens des reliques et les masques qui déclinent les nombreux aspects des entités spirituelles qui interviennent dans le fonctionnement des sociétés. Concret et abstrait ? Peu probable. Certains masques sont humains, d’autres non.

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L’art… ? Non!!…l’Argent !

Par Victor Sfez

Depuis quelques quinze ans , je défends avec passion l'Art Concret , l'Abstraction Géométrique et l'Art Minimal....
Des artistes contemporains, des artistes de notre temps, des artistes vivants.
Certains connus , d'autres nettement moins . Choisir de défendre ces artistes et ces courants , c'est miser sur le présent et sur l'avenir . Un pari très risqué, en réalité . Et c'est en cela que c' est passionnant ! Fouiller, chiner , découvrir des immenses talents enfouis, bâillonnés , enterrés souvent avant même d'avoir vu le jour . C'est la réalité pour une majorité de peintres , de plasticiens ou de sculpteurs ...
Heureusement, il y a encore les Collectionneurs . Les vrais , les purs, les sincères , les authentiques... Une "race" en voie de disparition! Les spéculateurs leur ont succédés!
De nos jours, on parle de moins en moins d'Art et de plus en plus d'Art-gent !!
Le coup de coeur ? L'élan? L'émotion? pffft...de l'histoire ancienne !
La cote ! Le voila le critère ! COMBIEN ?
...Le "comment ?", le" pourquoi ? "de la création ...on s'en fiche comme de sa première Sicav !

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Salon du dessin 2016 – Palais Brongniart

Par Eric Le Goff

Dans un agenda du printemps culturel 2016 bien chargé, je demande le salon du dessin !

Drapé de l’affiche de Michal Batory qui ne sait cacher ce sein sépia haut perché, c’est sous le sceau de ses 25 printemps que le salon du dessin nous révèle le 30 mars 2016, une édition qui signe a elle seule, un vrai spectacle artistique éclairé d’heureux échanges parmi les 39 exposants qui partagent ainsi leurs passionnantes et dernières découvertes.

L’engouement que le salon rencontre le soir du vernissage mais aussi auprès du grand public et qui a grandi au fil du temps par la force de son internationalisation, de ses approches conceptuelles et de la richesse de ses dessins et tableaux, pourrait bien venir de là.

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