Arts

Pendant le Covid 5ème

Par Pascal Aubier

Plongée dans le bonheur. Nous avons revu Key Largo du grand John Huston avec les non moins grands Humphrey Bogart, Lauren Bacall et Edward G Robinson. Je pourrais en rester là, le film est tellement connu, reconnu. Mais quelques chanceux ne l’ont pas encore vu… Texte intégral

Chronique n°3 d’Alain Pusel

Yves Klein, Thibaut Pinot et un amour de coccinelle

Thibaut Pinot, champion français de cyclisme, vient de connaître une (nouvelle) grande désillusion au Tour de France 2020, qui s’achève.L’an dernier, il avait abandonné, alors qu’il était en lice pour la victoire – grimpeur  exceptionnel dans le Tour 2019, le Tour 2020 devait être pour lui l’année de la gagne. Il rejoindrait au firmament des cyclistes Bernard Hinault, le dernier français à avoir triomphé dans le Tour, dans sa belle livrée d’or (1) Texte intégral

Pendant le Covid 4

Par Pascal Aubier

Comme ça n’en fini pas, comme plus rien ne bouge, comme le confinement engendre l’inertie et celle-ci la paresse au point que, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, on ne passe pas son temps au téléphone pour parler avec ses amis, ses familiers eux aussi confinés. On est enfermé. On regarde son amour confiné heureusement elle aussi sous le même toit, avec tendresse et parfois même avec une haine mortelle, insoupçonnée… J’ai failli y passer plusieurs fois. Elle aussi. Heureusement l’amour est le plus fort. Et les films apaisent. Texte intégral

Chronique n°2 d’Alain Pusel

Masquerade - Lost in Bernardo

Enfant je regardais les aventures de ZORRO ; « un cavalier qui surgit du fond de la nuit » (1) et de l’écran de l’ORTF, qui montrait vraiment deux visages : sans le masque Zorro n’était que Don Diego, hidalgo de Californie, élégant avec sa fine moustache et ses vêtements de chanteur d’opérette. Oh, cette belle et large écharpe portée à la ceinture… Luis Mariano portait-il les mêmes costumes à la scène ? Texte intégral

Pendant le Covid 3

Par Pascal Aubier

Cela ne finira donc jamais, ce confinement. Il nous reste beaucoup de films à voir, à revoir, à découvrir, mais bon, c’est si bien d’aller au Cinéma au milieu des gens, avec sa petite amie qu’on peut embrasser à bouche que veux-tu. Texte intégral

Fernand Khnopff

Le Maître de l’énigme

Pénétrer le sens de la métaphore que constitue l'œuvre de  Fernand Khnopff, magistralement présentée au Petit Palais jusqu'au 17 mars, doit débuter par la lecture de Bruges la morte  de Georges Rodenbach, pour lequel l’artiste a offert le frontispice. Mots et peinture établiraient en reflet, le témoignage des deux piliers du Symbolisme qui ne sont pas falbalas allégoriques, mais Solitude et Silence. Texte intégral

Pendant le Covid 2

Par Pascal Aubier

Nous voilà bien… On n’avait jamais vu ça, mais on aurait dû s’y attendre. Le virus n’est pas venu par hasard, le réchauffement climatique, comme nous prévenait déjà Obama en 2016, fait naître ce genre de saloperie « spontanément ».  On aurait dû s’y préparer, anticiper, mais non, on est des cons. Des cons en bout de course. Le monde ne sera plus jamais le monde d’avant et l’après n’a pas l’air de reluire tellement.En attendant, les cinémas sont fermés. Comme les bistrots, comme le Flore. Alors qu’est-ce qu’on fait ?Nous, on regarde des films à la télé ou sur nos DVD, c’est un pis aller, mais bon, à la guerre comme à la guerre. Alors, parlons un peu de ce que l’on peut voir ou revoir pour se chatouiller l’esprit.Hier nous avons revu Toto le Héros, un film belge enchanteur de Jaco Van Dormarel qui avait obtenu la Caméra d’Or au Festival de Cannes en 1991. Le Festival qui n’aura pas lieu cette année. Et toc !On y retrouve Michel Bouquet en Toto vieillissant, Jo de Backer en Toto jeune homme (avec la voix de Michel Bouquet, ce qui est une très bonne idée. En plus il lui ressemble…) et le jeune Thomas Godet en petit Toto — une ravissante petite fille, joue la grande sœur de Toto, Sandrine Blancke et la délicieuse Mireille Perrier qui joue la même en jeune femme. Ces acteurs nous comblent, mais l’originalité du film c’est son esprit proche du surréalisme qui s’est très tôt établi en Belgique comme à la maison. C’est on dira, un film policier ayant pour objet la jalousie et les amours d’enfance. Toto est amoureux de sa sœur qui dit qu’elle l’est aussi, mais qui se laisse aimer par le petit voisin. Il faudra bien que Toto devenu grand, le tue. C’est normal.Tout en tendresse, humour et facéties, le film donne ce qu’il promet. Trouvez-le vite !On en a vu d’autres, il faut bien tuer le temps… Mais non, ne le tuons pas ce temps pour le peu qui nous reste à en vivre. Fêtons le plutôt, égayons-le de livres, de musique, de films et d’amour ; profitons-en, nom de Dieu ! Texte intégral

Sophie Sainrapt . Vénus rouges

Par Mylène Vignon

Des femmes écarlates !Parce que le rouge doit inévitablement arriver un jour à l’artiste, parce que Sophie est passée à Roussillon où la terre a lancé son appel, parce que le corps de la femme est le symbole de la couleur écarlate et de la passion, l’œuvre s’est imposée. Texte intégral

Camille contre Claudel

Au cœur du Théâtre

Voici l’histoire d’une femme artiste née dans un siècle d’hommes et victime expiatoire d’une société pavée de bonnes conventions et l’audacieux pari d’Hélène Zidi, auteure et comédienne, de mettre en scène cette vie entière dédiée à l’amour et à l’Art avec émotion et justesse.  Texte intégral

Pendant le Covid 1. Les films à visionner

Par Pascal Aubier

Les jours filent sans un bruit. Le Jardin du Luxembourg est fermé, comme pour toujours. On fouille, on trie, on croit ranger, mais on dérange à peine le néant qui nous entoure. Heureusement je suis retenu avec ma femme ce qui change de tout. Ou presque. On rit, on lit, on voit ou revoit des films à l’infini. On n’est pas mort, on bande encore. Texte intégral

Alexandre Holan. Le mystère c’est : que vois-je ?

Par Olivier de Champris

Nous avons retrouvé Alexandre Hollan lors de son exposition à la galerie La Forest Divonne le 6 février 2020.Ce sont 25 ans de collaboration entre l’artiste et la galerie qui sont célébrés dans ce parcours : un vaste ensemble qui regroupe la diversité d’œuvres, néanmoins toutes réalisées en 2019. Cela inclut des aquarelles sur papier, des acryliques sur toile ou sur papier, et des fusains sur papier. Le tout accroché dans un esprit d’installation, les petits formats étant regroupés parfois en triptyque, parfois en damiers aérés. On retrouve les deux thèmes récurrents de l’artiste, thèmes livrés à une déclinaison sans pareil : d’une part, l’arbre, et même précisément un certain chêne dans le Midi, et, d’autre part, les ustensiles de la vie ordinaire. Texte intégral