Arts

Dolce Vita

Par Henri-Hugues Lejeune

Si vous ne l'avez pas encore fait, il n'est que temps de se rendre au Musée d'Orsay, voir cette exposition explosive au titre faussement anodin de "Dolce Vita ?" qui n'entendait pas en voiler le message mais souligner de ce point d'interrogation la voie étroite de la Création.L'exposition en situe la quête sur le sol italien, dans la première moitié du XXème siècle dont le déroulement artistique et intellectuel est si peu connu en France.Texte intégral

Odile Montserrat photographe

L’œil de la mémoire

La rencontre avec l’immense photographe des stars qui ont rythmé notre quotidien depuis les années 60, s’est révélée un grand moment d’anthologie. Odile Montserrat et sa fille Valeria Attinelli, ont accueilli Saisons de Culture avec cette chaleur que seule confère la modestie du vrai talent. C’est encore avec une vive émotion, qu’Odile se souvient de la rencontre avec Serge, rue Bugeaud dans le 16e arrondissement, alors que la star, en pleine idylle avec BB, lui fit entendre en avant-première, « Je t’aime, moi non plus ». Ce furent les débuts d’une grande complicité qui jamais ne s’achèvera.

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Ningen

Par Henri-Hugues Lejeune

Voici un film japonais jusqu'au bout des ongles, énigmatique à souhait, digne héritier de Rachômon, puisé au plus profond de l'âme nippone et de son mystère et qui a été réalisé par deux européens!

Ajoutez à cela que les acteurs sont tous amateurs et japonais à la seule exception d'un merveilleux Chinois ami intime du protagoniste du film et plus mystérieux que tous les autres réunis.

L'action (?) se déroule dans un cadre urbain du Japon d'aujourd'hui à l'exception des scènes les plus cruciales qui se situent dans certains des sites shintoïstes les plus sacrés du pays et dans des forêts irréelles.

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Soulages XXIe siècle

Le musée des Beaux-arts de Lyon propose jusqu’au 28 janvier 2013 "Soulages XXIe siècle" une exposition temporaire consacrée au peintre rodezien Pierre Soulages. Ce projet, exécuté en partenariat avec la Villa Médicis, propose une trentaine d’œuvres de Pierre Soulages dont plusieurs tableaux inédits.

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Pierre Bonnard – Peindre l’Arcadie

Par Henri-Hugues Lejeune

Consacrée à un grand artiste, une exposition se doit de viser à une expression totale, à harmoniser l'idée que l'on a de lui, le voir s'animer sous les yeux du visiteur. Elle portera à l'incandescence cet amas de rêveries, de perceptions confuses, d'idées que nous pouvions avoir à son égard, dans une effusion la plus euphorique et profonde possible pour aboutir à la synthèse idéale de la réalité avec l'idée, la chose avec l'esprit, Aristote avec Platon: en un mot comprendre!

Telle a visiblement été l'ambition des réalisateurs de cette superbe exposition que le Président du Musée d'Orsay Guy Cogeval portait en lui nous dit-il depuis de nombreuses années. Je suis convaincu qu'ils l'ont réalisée.

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Ben : « Je ne suis pas fou »

A la limite du génie, se situe la folie.

Pour la huitième fois en trente ans, Ben a investi ce 15 décembre 2012 l’espace intégral de la galerie Lara VINCY rue de Seine à Paris.

Perché sur un caddy de supermarché, l’artiste nous accueille une bouteille de son célèbre Jaja de Jau en main. Il sert lui-même un verre à chaque visiteur et l’ambiance que dégage cette performance nous transporte  à des années lumières de la morosité ressentie à l’extérieur.

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Artis Sensualitas

Interdit aux moins de seize ans

C’est Sophie « la sagesse », qui ouvre le bal avec ses Origines du monde presque soft, au vu de cette très coquine exhibition qui se tient en plein cœur de Bruxelles, pour le plus grand plaisir des collectionneurs d’art érotique. La scénographie compose une partition qui s’écrit crescendo, à mesure que l’on pénètre dans la galerie à l’ambiance très feutrée. L’accueil est des plus chaleureux et les artistes sont manifestement heureux de voir s’harmoniser leurs œuvres sur les cimaises qui entourent un canapé rouge très glamour, face auquel Olivier Parent expose des photos de bondage avec quelque démonstration de shibari, des plus impressionnantes. Plus loin, sur la cheminée, les terres cuites et les bronzes de Mady Andrien s’enlacent et s’accouplent à cœur joie. Les grandes toiles de Carolina Toyos, sympathisent à merveille avec les belles Traces de femmes de Sophie Sainrapt. On peut admirer également les travaux d’Elya Verdal, Nea Borgel et de Steve Mathé.

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Hôtel Salomon de Rothschild

Charles Berling lit “ Un amour de Swan “ de Proust

Le 3 octobre 2014, les 3èmes Journées Européennes des Lettres et Manuscrits, présidées par le fondateur Gérard Lhéritier, accueillaient l’acteur Charles Berling pour une lecture de passages choisis d’Un amour de Swan, tirés de l’oeuvre de Marcel Proust A la recherché du temps perdu.
L’équipe “ Saisons de Culture “ venue en force s’est vue gratifiée du plaisir de féliciter l’acteur tant apprécié des français à l’issue de sa remarquable prestation dans le cadre prestigieux de l’Hôtel Salomon de Rothschild à Paris.

Mylène Vignon

www.institutdeslettresetmanuscrits.fr

Pascaline Boura

La danse du signe

Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.

Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.

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Les coups de cœur de Saisons de Culture

L’Incoronazione di Poppea à l’Opéra Garnier
Par Cybèle Air
                      
Bob Wilson nous présente une mise en scène du dernier opéra de Monteverdi d’une grande beauté. Sol de métal aux reflets d’ardoise pouvant devenir d’un bleu irisé et profond, sorte de damier monochrome sensible aux inflexions de la lumière, personnages blanchis et hiératiques, telles des pièces de jeu d’échecs, grandes collerettes 17ème siècle, soies somptueuses, velours noir chatoyant, mettent en place sous nos yeux une partie serrée, qui aura ses vainqueurs et ses perdants. Quelques éléments antiques de décor, colonnes, chapiteau, circulent librement sur rails, le long du damier. L’écran du fond accueille les variations de lumière chères à Bob Wilson, s’articulant à la musique.

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Christelle Westphal et Denis Pourawa

Un regard à fleur de graine

Christelle Westphal est une technicienne de la photo, et pourtant elle a choisi la simplicité de la lumière naturelle, rejetant ainsi tous les artifices, pour nous donner à voir ces visages, qui possèdent tous leur propre majesté. Chacun respire comme une joie d’être là pour porter la coiffe végétale avec laquelle il se sent un dans l’instant du saisissement de la photo. Il y a les joyeux, les réservés, les naturels et ceux qui prennent la pose, mais chacun à sa manière semble avoir donné son consentement à la photographe comme un dénouement sans histoire. Il s’agit d’un projet plastique initié en 2003, dont le but n’est pas l’ampleur mais plutôt le creusement patient d’un sillon qu’elle nous invite à suivre à travers le partage. Le lecteur spectateur peut s’approprier l’ou- vrage comme il le souhaite et se promener au gré des pages de visage en visage, il peut aussi émettre une opinion ou une pensée à laquelle il n’aurait pas songé quelques secondes auparavant. Le paradoxe c’est que la récurrence du sujet donne une liberté et ouvre un champ à l’imaginaire, l’enfermant moins finalement que si chaque photo avait été un espace libre de création.

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