Arts

Pendant le Covid 4

Par Pascal Aubier

Comme ça n’en fini pas, comme plus rien ne bouge, comme le confinement engendre l’inertie et celle-ci la paresse au point que, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, on ne passe pas son temps au téléphone pour parler avec ses amis, ses familiers eux aussi confinés. On est enfermé. On regarde son amour confiné heureusement elle aussi sous le même toit, avec tendresse et parfois même avec une haine mortelle, insoupçonnée… J’ai failli y passer plusieurs fois. Elle aussi. Heureusement l’amour est le plus fort. Et les films apaisent. Texte intégral

Prima Venezia et Vivent Les Femmes

Par Mylène Vignon

Prima Venezia et Vivent Les Femmes Mairie du premier.

À la demande d’Alice Benhamou - Panetta présidente de Vivent Les Femmes, une présentation des œuvres vénitiennes de Cyb, accompagnée de lectures poétiques extraites des ouvrages BaroqueAbstraitet Le Souffleur de l’Ombre, s’est tenue dans la salle des expositions de la Mairie du premier arrondissement de Paris, le 18 avril 2019.Texte intégral

Matthias et Maxime

Par Pascal Aubier

Réalisé par Xavier Dolan avec Gabriel D'Almeida Freitas, Xavier Dolan. 

Nous avions vu un film de ce Xavier Dolant, Mommy, qui nous avait bien plu et du coup comme disent les gens résolument modernes, nous somme allés voir Juste le Fin du Monde qui était très bien aussi selon nous et selon la plupart des gens aux goûts croisant les nôtres. Aussi dimanche nous allâmes voir, pleins d ‘espoir, Matthias et Maxime quelque part à Montparnasse.
Grand mal nous en prit. Texte intégral

Pendant le Covid 3

Par Pascal Aubier

Cela ne finira donc jamais, ce confinement. Il nous reste beaucoup de films à voir, à revoir, à découvrir, mais bon, c’est si bien d’aller au Cinéma au milieu des gens, avec sa petite amie qu’on peut embrasser à bouche que veux-tu. Texte intégral

Youn Sun Nah

Par Michel Contat

Elle est coréenne, de Séoul, son père dirige le chœur national, une institution prestigieuse, sa mère est actrice de comédies musicales. Autant dire que Youn Sun Nah a baigné dans la musique dès l’enfance. Mais, à treize ans, elle a abandonné le piano, et s’est ensuite consacrée à des études de lettres. En 1993, à vingt-cinq ans, elle renoue avec la musique comme chanteuse dans un répertoire de gospel puis elle participe à des spectacles musicaux. L’idée lui vient alors d’aller à Paris pour apprendre la chanson française qu’elle aime tant à travers Edith Piaf et Jacques Brel. Texte intégral

Chambre 212

Par Pascal Aubier

Un film de Christophe Honoré avec Chiara Mastroianni, Benjamin BiolayVincent Lacoste et Camille Cottin.On aime beaucoup Chiaraa Mastroiani, on est allé la voir et on est sorti du film bien triste, ma femme et moi. Cet Honoré l’avait fort abimée. Pourquoi ? Pourquoi la filmer si mal, presque méchamment. À moins qu’il n’ait pas pu faire mieux… Pas voulu. Beaucoup de gens font grand cas de ce film.  À Télérama, ils ont carrément perdu la tête. Souvent le magazine donne deux critiques, l’une pour, l’autre contre, ou moins laudatrices. Cette fois ils crient au génie à tue-tête. Alors nous sommes tombés de haut, encore plus évidemment. Texte intégral

Pendant le Covid 2

Par Pascal Aubier

Nous voilà bien… On n’avait jamais vu ça, mais on aurait dû s’y attendre. Le virus n’est pas venu par hasard, le réchauffement climatique, comme nous prévenait déjà Obama en 2016, fait naître ce genre de saloperie « spontanément ».  On aurait dû s’y préparer, anticiper, mais non, on est des cons. Des cons en bout de course. Le monde ne sera plus jamais le monde d’avant et l’après n’a pas l’air de reluire tellement.En attendant, les cinémas sont fermés. Comme les bistrots, comme le Flore. Alors qu’est-ce qu’on fait ?Nous, on regarde des films à la télé ou sur nos DVD, c’est un pis aller, mais bon, à la guerre comme à la guerre. Alors, parlons un peu de ce que l’on peut voir ou revoir pour se chatouiller l’esprit.Hier nous avons revu Toto le Héros, un film belge enchanteur de Jaco Van Dormarel qui avait obtenu la Caméra d’Or au Festival de Cannes en 1991. Le Festival qui n’aura pas lieu cette année. Et toc !On y retrouve Michel Bouquet en Toto vieillissant, Jo de Backer en Toto jeune homme (avec la voix de Michel Bouquet, ce qui est une très bonne idée. En plus il lui ressemble…) et le jeune Thomas Godet en petit Toto — une ravissante petite fille, joue la grande sœur de Toto, Sandrine Blancke et la délicieuse Mireille Perrier qui joue la même en jeune femme. Ces acteurs nous comblent, mais l’originalité du film c’est son esprit proche du surréalisme qui s’est très tôt établi en Belgique comme à la maison. C’est on dira, un film policier ayant pour objet la jalousie et les amours d’enfance. Toto est amoureux de sa sœur qui dit qu’elle l’est aussi, mais qui se laisse aimer par le petit voisin. Il faudra bien que Toto devenu grand, le tue. C’est normal.Tout en tendresse, humour et facéties, le film donne ce qu’il promet. Trouvez-le vite !On en a vu d’autres, il faut bien tuer le temps… Mais non, ne le tuons pas ce temps pour le peu qui nous reste à en vivre. Fêtons le plutôt, égayons-le de livres, de musique, de films et d’amour ; profitons-en, nom de Dieu ! Texte intégral

Prodigieux Martial Solal

Par Michel Contat

Le 23 janvier 2019, Martial Solal, 91 ans, donnait à la salle Gaveau un concert de piano solo annoncé comme son dernier. On ne veut guère y croire, tant sa fantaisie, son imagination, sa créativité restent intactes. Solal le magnifique est un monstre du piano, un virtuose ébouriffant. Modeste, il dit admirer les interprètes classiques qui mémorisent les complexes, les difficiles sonates de Franz Liszt. Texte intégral

Pendant le Covid 1. Les films à visionner

Par Pascal Aubier

Les jours filent sans un bruit. Le Jardin du Luxembourg est fermé, comme pour toujours. On fouille, on trie, on croit ranger, mais on dérange à peine le néant qui nous entoure. Heureusement je suis retenu avec ma femme ce qui change de tout. Ou presque. On rit, on lit, on voit ou revoit des films à l’infini. On n’est pas mort, on bande encore. Texte intégral

La rue des Lombards, rue du jazz à Paris

Par Michel Contat

A New York, au beau temps du be-bop, la 52erue alignait les clubs de jazz entre Broadway et la Sixième Avenue. Le Birdland, nommé en honneur de Charlie Parker, se trouvait sur Broadway (c’est aujourd’hui une boîte de strip-tease). A Paris, à part le New Morning de la rue des Petites-Ecuries, les boîtes de jazz se concentrent dans la rue des Lombards, entre le boulevard de Sébastopol et la rue Sainte-Opportune. Texte intégral

Avignon 2019

Saisons de Culture au rendez-vous

La plus grande scène de théâtre du monde s’est ouverte cette année encore sur un excellent cru. Nous avons eu la chance d’assister à des représentations d’une grande diversité. Spectacles de rue, théâtre et concerts, déployaient leurs palettes de couleurs dans les charmantes venelles avignonnaises, aux murs couverts d’affiches.Les coups de cœur de Saisons de Culture, reviennent à Est-ce j’ai une gueule d’Arletty ?, un spectacle musical de haut vol, signé Eric Bu et Élodie Menant, mis en scène par Johanna Boyé, avec Céline Esperin, Élodie Menant, Marc Pistolesi et Cédric Revollon.Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

Michel Kirch ou la jouissance de l’infini

L’artiste Michel Kirch est un voyageur solitaire vivant au cœur d’une forêt de symboles. L’œil ouvert sur l’univers et l’humanité, il se plaît à nous raconter au travers de ses images photographiques, le grand livre de la vie et de la condition humaine. IL est en cela un créateur ou plutôt un démiurge qui crée son monde à partir d’une matière existante et lui insuffle la vie par sa spirituelle imagination. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

CYB ou la peinture lyrique

Cyb est une peintre qui s’adonne aux couleurs avec lyrisme. Sous les assauts du pinceau se soulève d’une seule vague tout un continent solaire. Jaune, Rouge, Vert, Blanc, Bleu, les  Voyelles  de Rimbaud n’on qu’à bien se tenir, car l’artiste donne le « La » et réinvente avec une énergie ardente un langage poétique pictural voyageur. Sa peinture volubile se joue de l’histoire de l’art et cherche le regard du spectateur pour le faire communier dans une joie contemplative.  A l’écoute du monde, elle traverse la matière des paysages, des pierres, des villes pour n’en garder que la sensation onirique et angélique. Heureuse qui comme Cyb a fait un long voyage ! Parcourant les terres et les mots avec esprit et désinvolture, parcourant les musiques et la littérature avec curiosité, à bord de son imagination, elle a conduit sa barque jusqu’aux lisières du visible et de l’abstraction.   Texte intégral