Arts

Un nouveau theatre elisabethain

Par François Coupry

Je suis agacé par les acteurs qui veulent jouer juste, être naturels, du moins avoir l’air naturel, quand la justesse du ton, du geste, n’est qu’un artifice. Et quand personne, même si l’on ne se trouve pas en représentation, ni sur une scène, ni devant une caméra, un téléphone, même dans la vie apparemment secrète, ne joue bien, mais plutôt faux, mal. Texte intégral

Pendant le Covid 8

Par Pascal Aubier

Dé-confinés ou déconfits ?  D’aucuns disent que le confinement est une escroquerie, que seuls les gestes barrières sont indispensables. En tous cas, on nous a bien emmerdés. Bref le dernier DVD qu’on a regardé avant de sortir de prison, valait la peine d’être (re)vu, profitant du temps perdu.Texte intégral

Avignon 2019

Saisons de Culture au rendez-vous

La plus grande scène de théâtre du monde s’est ouverte cette année encore sur un excellent cru. Nous avons eu la chance d’assister à des représentations d’une grande diversité. Spectacles de rue, théâtre et concerts, déployaient leurs palettes de couleurs dans les charmantes venelles avignonnaises, aux murs couverts d’affiches.Les coups de cœur de Saisons de Culture, reviennent à Est-ce j’ai une gueule d’Arletty ?, un spectacle musical de haut vol, signé Eric Bu et Élodie Menant, mis en scène par Johanna Boyé, avec Céline Esperin, Élodie Menant, Marc Pistolesi et Cédric Revollon.Texte intégral

Du confinement et du confiné. Plaisirs et philosophie

Par Henri-Hugues Lejeune

Le hasard, la contingence et leurs nécessités ont contraint de nos jours ses victimes infortunées à chercher diverses occupations afin de meubler leur solitude et leurs loisirs quelque peu forcés. Il est vrai que les sages, les ingénieux… et les laborieux ont pu saisir l’occasion pour, enfin, ranger voire classer peut-être leurs archives et leur désordre. Manque jusque-là de loisir et quelque paresse dans mon cas, ce que je ne pourrais soupçonner chez mes lecteurs ! Texte intégral

Chronique n°6 d’Alain Pusel

En aller, en retour vers les baltiques, 2

La traversée de ce serpent de mer de béton et de fer me maintient en Scandinavie, je change de rive et de pays, je passe sous la Baltique…je ne filerai pas vers le nord, vers la Norvège, ce beau pays de neige ; l’or noir des plateformes off - shore y cohabite avec le froid et la blancheur des terres ; un territoire black and white à goûter une prochaine fois. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

CYB ou la peinture lyrique

Cyb est une peintre qui s’adonne aux couleurs avec lyrisme. Sous les assauts du pinceau se soulève d’une seule vague tout un continent solaire. Jaune, Rouge, Vert, Blanc, Bleu, les  Voyelles  de Rimbaud n’on qu’à bien se tenir, car l’artiste donne le « La » et réinvente avec une énergie ardente un langage poétique pictural voyageur. Sa peinture volubile se joue de l’histoire de l’art et cherche le regard du spectateur pour le faire communier dans une joie contemplative.  A l’écoute du monde, elle traverse la matière des paysages, des pierres, des villes pour n’en garder que la sensation onirique et angélique. Heureuse qui comme Cyb a fait un long voyage ! Parcourant les terres et les mots avec esprit et désinvolture, parcourant les musiques et la littérature avec curiosité, à bord de son imagination, elle a conduit sa barque jusqu’aux lisières du visible et de l’abstraction.   Texte intégral

Chronique n°5 d’Alain Pusel

En aller, en retour vers les baltiques, 1

En 2017, le Petit Palais présentait une rétrospective du peintre et graveur Anders Zorn (1) (1860 – 1920), dont le talent d’aquarelliste resplendissait sur les autobus de la ville, arborant son œuvre « Vacances d’été », l’affiche de l’exposition. Une femme en robe blanche légèrement soulevée par le vent, attend sur un ponton de bois, de profil, se penche légèrement alors qu’arrive un homme en barque et que le ciel roule tous ses gris à l’arrière- plan d’un ciel qui vibre. Le plus incroyable était le rendu du mouvement de l’eau – les ondulations naturalistes par le brio de l’artiste donnaient envie de laisser filer les doigts sur son travail pour en goûter la fraîcheur. Texte intégral

Douleur et Gloire

Par Pascal Aubier

Pas génial Douleur et Gloire, le dernier film de notre Almodovar préféré… D’habitude flamboyant et truculent ils se retrouve ici sec et chiant. Mis à part quelques moments d’enfance et du jeu de Pénélope Cruz en mère prolotte. Texte intégral

Pendant le Covid 6. Un Roi à New York

Par Pascal Aubier

L’autre nuit que je ne dormais pas – on dort tellement ces jours-ci – j’ai cherché un film à voir sur les chaînes cinéma de la télévision et suis tombé sur Un Roi à New York le dernier film de Chaplin avec Charlie Chaplin lui-même dans le rôle-titre. Je ne l’avais pas vu depuis sa sortie en 1957. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

Alain Rivière-Lecœur / le retour de Prométhée

Alain Rivière-Lecœur est un artiste dont l’œuvre photographique est née d’une  rébellion artistique face aux contraintes marchandes et publicitaires de la photographie avec lesquelles il devait travailler. Alliant l’exigence technique à l’inspiration intuitive, il décide de développer toute une recherche autour d’un humanisme biblique et mythologique. J’emploie ces termes car on découvre, au travers de ses réalisations, la tentative audacieuse de retourner aux origines de la création de l’humain. L’artiste voit grand, voit loin et tel un démiurge, un Prométhée, il remet en scène la Genèse en façonnant l’homme à son image ! Texte intégral