Arts

Diogène et Cesar

Par Henri – Hugues Lejeune

Cette saison, de quelle inquiétude saisi, j’ai beaucoup erré en ville et en moi-même, devant les vitrines des galeries et les cimaises des musées, un peu lu aussi et ne sais toujours que penser. Alors autant raconter simplement ce qu’il me semble avoir vu, senti… et ressenti. L’art paraît ces temps-ci s’agiter en tous sens à la recherche de lui-même et de son rôle dans la vie, un peu en perdition. Cette trouvaille va faire sourire et elle est d’un ingénu mais n’est-ce pas là une bonne tradition littéraire ? Texte intégral

Le dernier opéra de Saariaho à Garnier « Only the sound remains » : du spirituel dans l’air

Par Cybèle Air

Visuellement, nous n’avions jamais saisi à Garnier une telle intensité de couleur sur le plateau, à la fin de la production de « Only the sound remains », dernier opéra de Kaija SAARIAHO. Bleu profond, rouge pourpre, vert touffu et minéral tour à tour se succèdent, pour une envolée toute de fluidité blanche vers un lieu impalpable et présent : l’éther, le ciel, le monde spirituel fait musique. Texte intégral

Cold War

Par Pascal Aubier

On y est. Comme je vous le disais il n’y a pas longtemps, les titres des films qui sortent en France sont en Américain, quelque soit leur origine. Rappelez-vous, Every Body Knows, I Feel Good et tant d’autres. Ici, nous avons affaire à un film Polonais, et non des moindres. Cold War veut dire Guerre Froide, comme si on ne savait pas ce que c’était. Ce ne sont pourtant pas les Polonais qui ont choisi cet Anglais. En polonais le titre est Zimna Wojna, la Guerre Froide, glacée précisément. Ce sont nos distributeurs Modernes qui sont américanisés. Ou Macronisés, puisque tout semble l’être devenu. Sans parti pris. Moi j’étais plutôt du genre coco quand on avait encore des espoirs. Plus d’espoir, plus de cocos, mais plein de Macronistes. Bon, c’est comme ça, on ne va pas épiloguer, on est là pour parler de cinéma. Texte intégral

FIAC FIAC 2018 !

Par Esther Ségal

Pour cette 45ème édition, la FIAC est placée sous le signe de la sagesse. Des œuvres pures, efficaces, synthétiques, muséales pour la plupart, éprouvées par le temps, défendues par des galeristes tels que Perrotin, Kamel Mennour, Loevenbruck, Templon, Lelong, Obadia, Thaddeus Rappac. Texte intégral

Prendre le large

Invitation au voyage en forme de miroir inversé

Sandrine Bonnaire est au cinéma une respiration, un ovni dans le bon sens du terme qui nous rappelle que jouer juste, soit au plus près des émotions, est possible. Elle revient dans « Prendre le large », plus grave, loin de l’exubérance jouissive de « Confidences trop intimes », où elle se confiait sans retenue à un Fabrice Luchini mi tétanisé mi fasciné, en psy dépassé par la tournure atypique de ces séances sur divan organisées.

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Incandescences, Eva David

Par Cyb, peintre

L’absence comme  offrandeD’abord il y eut l’envol des grands oiseaux : un envol de corbeaux peut-être _ ou d’aigles ?-, avec le bruissement des ailes, et l’au-delà du vol, un espace au-delà du regard. La force et la stridence de cet envol m’avaient arrêtée, comme la stridence et les percussions dans la quatrième symphonie de Chostakovitch, tout au début : un monde s’ouvre. Texte intégral

La Désaccordée

Le film émotion

Le court métrage La Désaccordée, signé Mona Flammer, n’a laissé personne indifférent. L’histoire de cette jeune femme paumée et particulièrement touchante, pourrait appartenir à bon nombre d’entre nous. La souffrance du manque d’un parent en allé pour ce lieu d’où l’on ne revient pas, est un sujet difficile à traiter à l’écran, et Mona l’a fait avec grâce et pudeur. La somme d’information est telle, que je me suis montrée étonnée de la courte durée de ce film, qui nous colle au fauteuil, avec une charge émotionnelle due à toute la complexité du concept.

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Attention aux Pièges à Cons

Par Pascal Aubier

On est souvent abusés. Par la vox populi, les rumeurs, les assertions publicitaires et même par les amis. Après un été désastreux de jambes et bras cassés, ma femme et moi, avides de retourner au cinéma avons cru bien faire en cédant aux conseils. Bien mal nous en a pris. I Feel Goods’appelle le film! Une comédie avec Dujardin que nous aimons bien, réalisé par Delépine et Kerven er avec en prime la grande Yolande Moreau. Texte intégral