Arts

Jeunesse de Justine Malle, le film

Par Pascal Aubier

Voilà dans ce désert un peu aride un film, un film comme un dessin, comme un tableau, comme la rime du soir, comme le cinéma. Un film qui fait du bien. Un film tendre et secret, modeste et lumineux. Un premier coup, un coup de maître comme disait les honnêtes gens de l’autre temps. Et pourtant un film si jeune, si fort, si dans l’âge de son auteur, dans celui des jeunes gens que l’on croise tous les jours ou chez soi quand on a de la chance.

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Moi George Sand

Nini, Nini, Nini…

Nous sommes en 1855, 3 mois après le décès de Nini que sa grand-mère George Sand a tendrement aimé… et qui lui manque tellement.

George Sand est à son bureau, relisant et corrigeant le manuscrit de ses mémoires.

Elle s’ouvre à nous, nous faisant partager les moments de sa vie auprès des hommes qu’elle a connus, de son époux à ses amants – que je ne dévoilerai pas ici – de ses moments de joie et de désespoir, de ce qui a été dit sur elle….

L’auteur de la pièce, Pierre-André Hélène, historien d’art et écrivain, amateur passionné des XVIIIème et XIXème siècles, conservateur du Musée Maxim’s, s’est mis à la place de George Sand mais plus encore dans celle de ses amants.

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La ruée vers l’art

Par Pascal Aubier

Décidément, je n’arrive pas à me mettre un mauvais film sous la dent. Pourtant il en sort des tas. On me les fait éviter. Je suis embarqué vers des rivages ensoleillés et clairs ou brumeux et terrifiants. Et ce ne sont pas ces derniers qui sont les moins passionnants, soit dit en passant.Texte intégral

Salon du dessin 2015

Par Eric Le Goff

Est-il encore besoin de présenter le salon du dessin qui renaît pour la 24 fois avec les grandes fleuraisons culturelles du Printemps sous une météo peu encourageante?
 L’occasion surtout pour Saisons de Culture de se retrouver au sein du mythique palais Brongniart devant la majestueuse affiche du salon qui pour la 6 ème fois consécutive confronte magiquement, l’œuvre du passé et l’œuvre contemporaine, née de l’ expression et de la sensibilité artistique des talentueux graphiste Michal Batory et photographe Woytek Konarzewski.

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Bernadette Lafont

Par Pascal Aubier

Bernadette Lafont est morte cet été. Je ne vais pas dire ici mon amitié, ma tendresse, mon admiration et ma reconnaissance. Ces choses là sont gardées dans le coeur et dans la mémoire toujours vive, on n’est pas là pour en parler. Bernadette était une actrice merveilleuse et belle comme on n’a pas le droit. Elle est enterrée là-bas dans les Cévennes dans sa maison, dans sa famille comme on savait le faire autrefois avant les parkings mortuaires. 

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L’art de Sébastien Mathé

Par Gérard Mannoni

Photographier la danse est un défi, car il s’agit de concilier bien des contraires. Comment rendre le caractère éphémère du mouvement, sa rapidité, son immatérialité sans trahir la sensualité du corps ni sa beauté charnelle ? Comment saisir la magie du rapport entre la lumière et le geste, la géométrie du pas à l’instant précis où il atteint sa perfection sans les figer ? Quand déclencher la prise de vue pour qu’elle saisisse un grand jeté, un équilibre, une arabesque à son si bref instant d’exécution idéale ?

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Hanna Arendt

Par Pascal Aubier

Je suis allé voir Hanna Arendt très naturellement. J’avais lu un peu largement son livre La condition de l’homme moderne et me souvenais très bien, et du procès Eichmann et de sa fine analyse du fascisme ordinaire proche de ce qu’avait montré Mikhail Romm dans son film éponyme. Je suis toujours énervé lorsque j’entend parler de ce « fou d’Adolf Hitler qui aurait entrainé ce pauvre peuple Allemand dans la tourment du nazisme ». On évite trop souvent de considérer la responsabilité individuelle et la responsabilité collective dans l’histoire en général et plus particulièrement dans notre histoire récente.

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Remi Rebillard

Incontournable dans le monde de la photographie du vingt-et-unième siècle, Remi REBILLARD joue désormais dans la cour des grands.

Né en France, l'artiste a fait le choix de s'installer aux Etats Unis. C'est lors de son exposition de Bruxelles, que j'ai vraiment pris conscience de la valeur de ce travail qui a déclenché chez moi, l'envie. La féminitude et ses paroxysmes, ont suscité, comme dans un miroir intime, le désir d'écrire sur notre belle complexité, nos fractures, à nous les femmes, observées à travers l'oeil du photographe.

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