Arts

Anna Sand – un bout de monde

Par Laurent Bellin

Flaine : ce nom rappelle peut-être des souvenirs à certains d’entre vous. Cette station de ski dédiée aux arts à 1600 mètres d’altitude a fait couler beaucoup d’encre quand la famille Boissonnas l’a créé dans les années 60. En s’y promenant aujourd’hui, on y croise encore des statues de Picasso, Vasarely, Dubuffet ou encore Nesjar. Des toiles d’Hantaï ou de Piffaretti trônent dans le lieu de culte, une fontaine de Pol Bury dans l’auditorium.

C’est dans ce contexte que je découvre l’installation de l’artiste Anna Sand. Exposée au centre culturel de Flaine sous la direction de Gilbert Coquard, cette installation appelle au voyage, le voyage de ses souvenirs.

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Minimenta

A la gloire du petit format

Une exposition d’oeuvres de petits formats de 26 artistes contemporains sous l’oeil bienveillant d’une gravure de Rembrandt.

Cette gravure de Rembrandt (1606 – 1669), seul artiste présenté à ne pas être bien vivant, se veut en quelque sorte l’oeuvre marraine de l’exposition minimenta.
Ses dimensions (8,5 x 7,5 cm) en font en effet le fer de lance qui prouve qu’une oeuvre, pour être grande, n’a pas besoin d’occuper toute la place.

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Galerie Area en fête

"Cette étrange idée du beau"

Beaucoup d’entre-nous se souviennent de la galerie Area, ce vaste loft de la rue d’Hauteville. Les œuvres étaient accueillies sous une immense verrière que semblait supporter une babélienne bibliothèque dont les rayons présentaient livres et objets du monde. Pendant vingt ans, performances et expositions se sont succédé. Milshtein y a montré ses plus insolites créations, Jiang Shanqing y a peint une fresque de plus de dix mètres de long. Pat Andrea pour « Rien à vendre », a voulu que le lieu ressemble à un nouveau Lascaux avec un charbon nourri par un feu produit sur place, il a consigné sur les murs, les lignes de ses délires. La fresque finie, le public a été invité à l’effacer dans une sorte de fête payante où l’œuvre était offerte en sacrifice.

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Piano Solo de Mikolaj Warszynski

Par Laurent Bellin

Mikolaj Warszynski vient de sortir son disque Piano Solo. Ce pianiste originaire de Gdansk (Pologne) mène une carrière internationale. Il se produit régulièrement en Pologne, notamment à la société Chopin, à Varsovie au Parc Royal Łazienki et au musée Iwaszkiewicz ou encore à la Philharmonie Baltique de Gdansk. Je vous épargne son actualité musicale dans les autres pays, vous aurez tout le loisir de la découvrir sur son site internet. Notons toutefois qu’il a appris des plus grands comme Marek Jablowski, Jean-Paul Sevilla, Aquiles Delle Vigne, Janet Scott-Hoyt, … Son jeu, technique et bien posé, est accompagné d’une réelle énergie. Nuances et sensibilité sont au rendez-vous, sensibilité qui émane d’ailleurs de cet artiste quand on le côtoie.

Il est important pour la compréhension de ce disque de noter l’implication de Mikolaj Warszynski dans l’étude et l’analyse musicale de compositeurs. Il a notamment écrit sa thèse sur "l’exotisme et les influences interculturelles dans les Métopes (1915)" du compositeur Karol Szymanowski. C’est donc sans surprise que nous voyons ce compositeur polonais dans le programme.

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Odile Montserrat photographe

L’œil de la mémoire

La rencontre avec l’immense photographe des stars qui ont rythmé notre quotidien depuis les années 60, s’est révélée un grand moment d’anthologie. Odile Montserrat et sa fille Valeria Attinelli, ont accueilli Saisons de Culture avec cette chaleur que seule confère la modestie du vrai talent. C’est encore avec une vive émotion, qu’Odile se souvient de la rencontre avec Serge, rue Bugeaud dans le 16e arrondissement, alors que la star, en pleine idylle avec BB, lui fit entendre en avant-première, « Je t’aime, moi non plus ». Ce furent les débuts d’une grande complicité qui jamais ne s’achèvera.

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Wifredo Lam

Par Henri-Hugues Lejeune

Cette exposition est passionnante à plusieurs titres.Pour sa première rétrospective digne de ce nom en France, le Centre Pompidou montre de ce nomade de Wifredo Lam une vision d’ensemble dont de nombreuses périodes et des phases importantes y étaient pratiquement inconnues.Texte intégral

Art bouddhique à Paris

Cette plongée minutieuse à travers une tradition de progrès technique ininterrompu dans des conditions historiques et des civilisations de plus en plus complexes constitue une promenade des plus éclairantes sur la culture et l'éclairage impérissable de ce grand pays, une initiation.

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Isa Sator

Sator, j’adore !

Du barreau aux pinceaux, Isa l’avocate a su trouver le chemin. Un sentier qui mène tout droit à la spiritualité, car elle invente son nom d’artiste en découvrant la pierre carrée gravée, retrouvée après le drame de Pompéi. C’est décidé, elle s’appellera désormais Sator.

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Pas si Bêtes : les 10 ans

10ème édition de l'exposition d’art animalier
PAS SI BÊTES
Du 22 au 31 mai 2013
Lundi au samedi de 13h30 à 18h30
Marraine de l’événement Corinne Le Poulain

Christiane Peugeot a l’honneur d’accueillir dans sa galerie, la dixième édition d'une exposition collective «Pas Si Bêtes», parrainée comme chaque année par la comédienne Corinne Le Poulain. A cette occasion deux associations sont invitées à présenter le travail de leurs artistes : peintres, sculpteurs, photographes, plasticiens... spécialisés dans l’art animalier. Lors de la soirée du vernissage une animation est consacrée aux animaux : lectures-spectacles, chants, récitals, signatures de livres...

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Artis Sensualitas

Interdit aux moins de seize ans

C’est Sophie « la sagesse », qui ouvre le bal avec ses Origines du monde presque soft, au vu de cette très coquine exhibition qui se tient en plein cœur de Bruxelles, pour le plus grand plaisir des collectionneurs d’art érotique. La scénographie compose une partition qui s’écrit crescendo, à mesure que l’on pénètre dans la galerie à l’ambiance très feutrée. L’accueil est des plus chaleureux et les artistes sont manifestement heureux de voir s’harmoniser leurs œuvres sur les cimaises qui entourent un canapé rouge très glamour, face auquel Olivier Parent expose des photos de bondage avec quelque démonstration de shibari, des plus impressionnantes. Plus loin, sur la cheminée, les terres cuites et les bronzes de Mady Andrien s’enlacent et s’accouplent à cœur joie. Les grandes toiles de Carolina Toyos, sympathisent à merveille avec les belles Traces de femmes de Sophie Sainrapt. On peut admirer également les travaux d’Elya Verdal, Nea Borgel et de Steve Mathé.

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Dolce Vita

Par Henri-Hugues Lejeune

Si vous ne l'avez pas encore fait, il n'est que temps de se rendre au Musée d'Orsay, voir cette exposition explosive au titre faussement anodin de "Dolce Vita ?" qui n'entendait pas en voiler le message mais souligner de ce point d'interrogation la voie étroite de la Création.L'exposition en situe la quête sur le sol italien, dans la première moitié du XXème siècle dont le déroulement artistique et intellectuel est si peu connu en France.Texte intégral

La renovation du musee

D’ORSAY EN QUELQUES CHIFFRES

2 ans de travaux (dont 70 nuits pour finir le chantier) et 250 ouvriers
65 000 litres de peinture utilisés
1000 œuvres déplacées
1850 œuvres exposées
860m2 d’espaces créés
7200m2 de surfaces rénovées

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Pascaline Boura

La danse du signe

Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.

Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.

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