Arts

Poème pour Yvona

Par Mylène Vignon

Entrée des artistes :

Écartée de la lumière 
Elle attend 
Accueillie par la haine hideuse 
Elle souffre 
Mais la lumière la cherche 
La trouve presque
Drapée dans sa peur
On la rejette à ses démons 
Elle s’avance
Dans un tumulte assourdissant
Offerte à ses bourreaux 
Cheveux défaits 
Épousée 
Violentée  
Entravée 
Elle rêve sous son arbre
Son seul ami
Une mort fantasmée 
Irradiée de beauté 
Cette pure réalité 
Que le théâtre ordonne 
Et dans l’ombre
Tapi sous l’escalier
L’esprit du maître 
Satisfait… 

"Ivona" TEC, © Woytek Konarzewski

 

Yvonne est issue de cette région en moi, où m’assaillait l’anarchie illimitée de la forme, de la forme humaine, de son dérèglement et de son dévergondage. C’était donc toujours en moi…et moi j’étais dedans. 

Witold  Gombrowicz : extrait de Testament : entretien avec Dominique de Roux. 

Une pièce conçue et interprétée par Elizabeth Czerczuk, d’après le texte de Witold Gombrowicz.

T. E. C,  20 rue Marsoulan Paris 12 ème -  Téléphone 0184830880

 www.theatreElizabethCzerczuk.com

Photos Woytek Konarzewski 

Barbara

Par Pascal Aubier

On parle beaucoup de Barbara ces temps-ci. On la voit et on l’entend partout. Anniversaire de sa mort oblige. Je ne sais pas – et ne crois pas – que ce soit ce qui ait donné l’idée de son film à Matthieu Amalric. Texte intégral

Bacon au Centre Pompidou

par Henri-Hughes Lejeune

Qui êtes-vous Mister Bacon.

Il est ici question, il s’agit d’un grand peintre. Un très grand peintre. Nul n’en doute.
Le critique moins que personne. Peut-être, sans doute, lui non plus. Un jour du moins a-t-il dû le savoir, franchir le pas.
(Io soy Picassos s’est découvert un soir le jeune Malaguenô devant un miroir).
Très jeune, lui aussi.
Parlons du critique justement. Pour lui la question va se poser, lui est adressée à lui, personnellement.
Devant un « très grand peintre » il lui faut bien dire pourquoi il le considère comme tel.
Il lui faut parler de lui.
Il se retrouve alors très seul car c’est à lui que le peintre s’adresse : à lui, personnellement.
Il n’est pas d’échappatoire.
Et quand il s’agit de Bacon, ce n’est pas toujours facile.

Texte intégral

Le Redoutable

Par Pascal Aubier

Le Redoutable, un film de M. Hazanavicius, un joli nom Lithuanien, si je ne me trompe. Je crois avoir vu l’un de ses films, L’Artiste, avec cet acteur qui me fait beaucoup rire (Dujardin). Ce metteur en scène est, semble-t-il, marié avec Bérénice Béjo qui est belle comme tout et a un côté Amérique du Sud qui me va très bien. Elle joue aussi dans le film le rôle de Michèle Rozier que j’ai connue autrefois et qui habitait un appartement jardin devant le Sénat. Qui était l’amie de Godard et des Cournot. Bref. Texte intégral

Les trois Parques de l’exposition « Fil à Fil »

Par Akemi Nakata

La galerie Area a réuni trois artistes femmes, en une singulière exposition intitulée « Fil à Fil ». Toutes trois tissent, cousent, brodent, crochètent les fils et le temps : Marie-Rose Lortet, Claire Dubost, Kyoko Sugiura, trois âges de la vie. Marie-Rose Lortet fait figure de pionnière, elle sculpte des architectures de fils, comme des châteaux enchantés depuis très longtemps. Claire Dubost assemble au milieu de la vie, de quoi tracer des chemins dans la forêt obscure. Kyoko Sugiura brode de tout jeunes enfants, nimbés de feuilles dorées, et d’étranges cocons en attente d’éclosion.

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La Désaccordée

Le film émotion

Le court métrage La Désaccordée, signé Mona Flammer, n’a laissé personne indifférent. L’histoire de cette jeune femme paumée et particulièrement touchante, pourrait appartenir à bon nombre d’entre nous. La souffrance du manque d’un parent en allé pour ce lieu d’où l’on ne revient pas, est un sujet difficile à traiter à l’écran, et Mona l’a fait avec grâce et pudeur. La somme d’information est telle, que je me suis montrée étonnée de la courte durée de ce film, qui nous colle au fauteuil, avec une charge émotionnelle due à toute la complexité du concept.

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Le sens de la Fête

Par Pascal Aubier

On avait envie de rire et on a ri. LE SENS DE LA FÊTE ça s’appelle. Il y avait du monde dans la salle de l’UGC Odéon ce dimanche. Une jolie jeune femme noire faisait la gueule en nous vendant les billets. Les jolies filles souvent se croient habilitées à faire la gueule. Elles ont tort, ça ne leur va pas bien. Texte intégral