Arts

Les coups de cœur d’Esther Ségal

Michel Kirch ou la jouissance de l’infini

L’artiste Michel Kirch est un voyageur solitaire vivant au cœur d’une forêt de symboles. L’œil ouvert sur l’univers et l’humanité, il se plaît à nous raconter au travers de ses images photographiques, le grand livre de la vie et de la condition humaine. IL est en cela un créateur ou plutôt un démiurge qui crée son monde à partir d’une matière existante et lui insuffle la vie par sa spirituelle imagination. Texte intégral

L’Oxymore flamboyant de Woytek Konarzewski

Par Cybèle Air

Le photographe Woytek Konarzewski nous régalait il y a un an d’une exposition au TEC, Théâtre Elizabeth Czerczuk dans le 12e arrondissement de Paris, exposition inspirée par le spectacle Les Inassouvis, donné toute la saison dernière dans ce lieu à l’âme slave et plus particulièrement polonaise. Le titre d’alors, « Rêves Inassouvis », prolongeait la scène, ses éblouissements, et se révélait un oxymore tant les œuvres de Woytek répondaient à la définition freudienne du rêve : la satisfaction d’un désir inconscient sous forme d’image. Il récidive explicitement en ce début d’année, avec l’exposition « Oxymore » à la galerie Cecilia F., dans le Marais à Paris. Quels liens entre ces deux expositions ? Texte intégral

Cold War

Par Pascal Aubier

On y est. Comme je vous le disais il n’y a pas longtemps, les titres des films qui sortent en France sont en Américain, quelque soit leur origine. Rappelez-vous, Every Body Knows, I Feel Good et tant d’autres. Ici, nous avons affaire à un film Polonais, et non des moindres. Cold War veut dire Guerre Froide, comme si on ne savait pas ce que c’était. Ce ne sont pourtant pas les Polonais qui ont choisi cet Anglais. En polonais le titre est Zimna Wojna, la Guerre Froide, glacée précisément. Ce sont nos distributeurs Modernes qui sont américanisés. Ou Macronisés, puisque tout semble l’être devenu. Sans parti pris. Moi j’étais plutôt du genre coco quand on avait encore des espoirs. Plus d’espoir, plus de cocos, mais plein de Macronistes. Bon, c’est comme ça, on ne va pas épiloguer, on est là pour parler de cinéma. Texte intégral

Prima Venezia et Vivent Les Femmes

Par Mylène Vignon

Prima Venezia et Vivent Les Femmes Mairie du premier.

À la demande d’Alice Benhamou - Panetta présidente de Vivent Les Femmes, une présentation des œuvres vénitiennes de Cyb, accompagnée de lectures poétiques extraites des ouvrages BaroqueAbstraitet Le Souffleur de l’Ombre, s’est tenue dans la salle des expositions de la Mairie du premier arrondissement de Paris, le 18 avril 2019.Texte intégral

FIAC FIAC 2018 !

Par Esther Ségal

Pour cette 45ème édition, la FIAC est placée sous le signe de la sagesse. Des œuvres pures, efficaces, synthétiques, muséales pour la plupart, éprouvées par le temps, défendues par des galeristes tels que Perrotin, Kamel Mennour, Loevenbruck, Templon, Lelong, Obadia, Thaddeus Rappac. Texte intégral

Poème pour Yvona

Par Mylène Vignon

Entrée des artistes :

Écartée de la lumière 
Elle attend 
Accueillie par la haine hideuse 
Elle souffre 
Mais la lumière la cherche 
La trouve presque
Drapée dans sa peur
On la rejette à ses démons 
Elle s’avance
Dans un tumulte assourdissant
Offerte à ses bourreaux 
Cheveux défaits 
Épousée 
Violentée  
Entravée 
Elle rêve sous son arbre
Son seul ami
Une mort fantasmée 
Irradiée de beauté 
Cette pure réalité 
Que le théâtre ordonne 
Et dans l’ombre
Tapi sous l’escalier
L’esprit du maître 
Satisfait… 

"Ivona" TEC, © Woytek Konarzewski

 

Yvonne est issue de cette région en moi, où m’assaillait l’anarchie illimitée de la forme, de la forme humaine, de son dérèglement et de son dévergondage. C’était donc toujours en moi…et moi j’étais dedans. 

Witold  Gombrowicz : extrait de Testament : entretien avec Dominique de Roux. 

Une pièce conçue et interprétée par Elizabeth Czerczuk, d’après le texte de Witold Gombrowicz.

T. E. C,  20 rue Marsoulan Paris 12 ème -  Téléphone 0184830880

 www.theatreElizabethCzerczuk.com

Photos Woytek Konarzewski 

Youn Sun Nah

Par Michel Contat

Elle est coréenne, de Séoul, son père dirige le chœur national, une institution prestigieuse, sa mère est actrice de comédies musicales. Autant dire que Youn Sun Nah a baigné dans la musique dès l’enfance. Mais, à treize ans, elle a abandonné le piano, et s’est ensuite consacrée à des études de lettres. En 1993, à vingt-cinq ans, elle renoue avec la musique comme chanteuse dans un répertoire de gospel puis elle participe à des spectacles musicaux. L’idée lui vient alors d’aller à Paris pour apprendre la chanson française qu’elle aime tant à travers Edith Piaf et Jacques Brel. Texte intégral

Incandescences, Eva David

Par Cyb, peintre

L’absence comme  offrandeD’abord il y eut l’envol des grands oiseaux : un envol de corbeaux peut-être _ ou d’aigles ?-, avec le bruissement des ailes, et l’au-delà du vol, un espace au-delà du regard. La force et la stridence de cet envol m’avaient arrêtée, comme la stridence et les percussions dans la quatrième symphonie de Chostakovitch, tout au début : un monde s’ouvre. Texte intégral

Prodigieux Martial Solal

Par Michel Contat

Le 23 janvier 2019, Martial Solal, 91 ans, donnait à la salle Gaveau un concert de piano solo annoncé comme son dernier. On ne veut guère y croire, tant sa fantaisie, son imagination, sa créativité restent intactes. Solal le magnifique est un monstre du piano, un virtuose ébouriffant. Modeste, il dit admirer les interprètes classiques qui mémorisent les complexes, les difficiles sonates de Franz Liszt. Texte intégral

Attention aux Pièges à Cons

Par Pascal Aubier

On est souvent abusés. Par la vox populi, les rumeurs, les assertions publicitaires et même par les amis. Après un été désastreux de jambes et bras cassés, ma femme et moi, avides de retourner au cinéma avons cru bien faire en cédant aux conseils. Bien mal nous en a pris. I Feel Goods’appelle le film! Une comédie avec Dujardin que nous aimons bien, réalisé par Delépine et Kerven er avec en prime la grande Yolande Moreau. Texte intégral

Bacon au Centre Pompidou

par Henri-Hughes Lejeune

Qui êtes-vous Mister Bacon.

Il est ici question, il s’agit d’un grand peintre. Un très grand peintre. Nul n’en doute.
Le critique moins que personne. Peut-être, sans doute, lui non plus. Un jour du moins a-t-il dû le savoir, franchir le pas.
(Io soy Picassos s’est découvert un soir le jeune Malaguenô devant un miroir).
Très jeune, lui aussi.
Parlons du critique justement. Pour lui la question va se poser, lui est adressée à lui, personnellement.
Devant un « très grand peintre » il lui faut bien dire pourquoi il le considère comme tel.
Il lui faut parler de lui.
Il se retrouve alors très seul car c’est à lui que le peintre s’adresse : à lui, personnellement.
Il n’est pas d’échappatoire.
Et quand il s’agit de Bacon, ce n’est pas toujours facile.

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La rue des Lombards, rue du jazz à Paris

Par Michel Contat

A New York, au beau temps du be-bop, la 52erue alignait les clubs de jazz entre Broadway et la Sixième Avenue. Le Birdland, nommé en honneur de Charlie Parker, se trouvait sur Broadway (c’est aujourd’hui une boîte de strip-tease). A Paris, à part le New Morning de la rue des Petites-Ecuries, les boîtes de jazz se concentrent dans la rue des Lombards, entre le boulevard de Sébastopol et la rue Sainte-Opportune. Texte intégral

Prix de l’Ermitage

Par Martine Boulart

LE PRIX D’ART CONTEMPORAIN DE LA FONDATION DE L’ERMITAGE 2018Le prix de l’Ermitage a été attribué cette année 2018 à Dongni Hou, qui rejoint Esther Ségal, dans l’élan de cette prestigieuse épopée.L’ambition du Prix de l’Ermitage Tout d’abord un grand merci à Alexandra et Claude Fain pour leur accueil dans cette jeune foire de haute qualité, j’aime cette foire créée par un père et sa fille, je suis très touchée et honorée par votre invitation. Texte intégral