Arts

Le dernier opéra de Saariaho à Garnier « Only the sound remains » : du spirituel dans l’air

Par Cybèle Air

Visuellement, nous n’avions jamais saisi à Garnier une telle intensité de couleur sur le plateau, à la fin de la production de « Only the sound remains », dernier opéra de Kaija SAARIAHO. Bleu profond, rouge pourpre, vert touffu et minéral tour à tour se succèdent, pour une envolée toute de fluidité blanche vers un lieu impalpable et présent : l’éther, le ciel, le monde spirituel fait musique. Texte intégral

Il était une fois… FAKARA

Fred et Robson, j’ai nommé FAKARA, ont créé leur ligne de bijoux contemporains éponyme en 2015, en hommage à l’artiste Martine Harraca, dont ils viennent récemment de reprendre la marque mythique.Texte intégral

De la Pologne au Mexique

Portraits et paysages

Woytek Konarzewski né en Pologne, vit et travaille à Paris.

Dans son approche artistique, il nous invite au voyage à travers des propositions originales, tant dans la composition que dans la couleur. Ses différentes recherches le conduiront de New York à Mexico, en passant par l'Europe, notamment sa Pologne natale, où il retourne régulièrement, objectif en main.

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Everybody Knows

Par Pascal Aubier

Et voilà, tout vient à point qui sait attendre. Todos Saven, le film Espagnol de Asgar Farhadi, arrive à Cannes puis dans nos salles avec, pour titre français Everybody Knows. C’est remarquable. Je disais il y a peu, dans un précédent papier, que les Américains avaient obtenu que l’on ne traduise plus les titres de leurs films en Français. Que ceux-ci n’avaient qu’à parler Américain comme tout le monde. À présent ce ne sont plus les titres des films Américains qu’il faut savoir en Anglais, mais ceux des autres pays, comme l’Espagne en l’occurrence. Cela doit faire plus chic. Texte intégral

Prendre le large

Invitation au voyage en forme de miroir inversé

Sandrine Bonnaire est au cinéma une respiration, un ovni dans le bon sens du terme qui nous rappelle que jouer juste, soit au plus près des émotions, est possible. Elle revient dans « Prendre le large », plus grave, loin de l’exubérance jouissive de « Confidences trop intimes », où elle se confiait sans retenue à un Fabrice Luchini mi tétanisé mi fasciné, en psy dépassé par la tournure atypique de ces séances sur divan organisées.

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Anselm Kiefer

Par Henri-Hugues Lejeune

"Voilà un très grand artiste dont vous avez la possibilité de contempler une superbe exposition, c'est un devoir et un plaisir d'aller la voir. Courez-y donc."

Ce devrait en être assez de la part d'un critique en qui il aurait confiance, pour décider son lecteur fidèle, le dispensant ainsi d'une tâche bien difficile.

Cela ne suffit hélas pas, même pour le dit critique qui doit se justifier pour son propre compte du choc qu'il ressent et y voir plus clair de toute façon.

Car le fait est qu'il n'est jamais facile de prendre parti au sujet d'un artiste allemand de quelque importance.

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De la nécessité du collectif 

Propos d’Alin Avila

À travers l’expérience de la Revue Area ou du Comme Un, ce qui domine est le collectif. La critique devrait-elle proposer ou entériner ? Propositions ou positions? Alin Avila s’interroge sur l’influence de la critique dans la matérialisation de l’œuvre d’art, et vous invite à en débattre à la galerie Oblik le samedi 28 avril à partir de 18h.

Houellebecq et moi

Par Henri-Hugues Lejeune

Je ne saurais me dire grand lecteur de Michel Houellebecq.

 dire vrai, en lisant Du même auteur en tête de Soumission -Dieu que la liste en est imposante pour qui ne paraît pas publier si régulièrement -, je ne vois rien qu'il me souvienne d'avoir flairé de près, depuis vingt-cinq ans qu'il rôde dans les parages.

Je l'avais côtoyé il y a bien longtemps dans la cohue du cocktail de mi-journée du prix Novembre d'alors, prix dont on parlait pour lui ce jour-là et qu'il n'avait pas obtenu? Il était à peu près isolé et ne ressemblait guère au jeune écrivain tel qu'on le voit rôder dans ce genre d'endroit: plutôt sympathique.

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Trois films vus en mars 2018

Par Pascal Aubier

Les Américains, depuis que la Guerre (la deuxième, Mondiale, si vous vous souvenez) et depuis leur occupation de notre territoire par leur troupes, leurs cigarettes et leur SHAPE, ont entrepris de nous faire la misère sur le plan culturel, de nous envahir un peu plus complètement. Les sodas, le chewing-gum, les Burgers et autres Pizza Hutt et Starbucks se sont répandus dans tous le pays et dans tous les pays, il faut bien le dire. Et puis le cinéma. Texte intégral

Les Forêts Natales Équatoriales – Arts d’Afrique Équatoriale Atlantique

Par Henri-Hugues Lejeune

Cette exposition d’une importance rare -325 pièces- se concentre sur les sculptures, majoritairement liées au culte des ancêtres les représentent ou symbolisent les gardiens des reliques et les masques qui déclinent les nombreux aspects des entités spirituelles qui interviennent dans le fonctionnement des sociétés. Concret et abstrait ? Peu probable. Certains masques sont humains, d’autres non.

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Karol A. Penson. Les transcriptions jouées par Cyprien Katsaris.

Par Sergiusz Chądzyński

Ce n’est pas par hasard que leurs chemins se sont croisés. Karol Penson, éminent physicien, prix Alexander von Humboldt 1988, amoureux de la musique, connaisseur du piano, rencontra en 1990 le pianiste Cyprien Katsaris, un de plus grands virtuoses concertistes. La curiosité pour l’art de la transcription fit naître entre les deux hommes une amitié qui après des années aboutira à une collaboration étroite et fructueuse. Texte intégral