Evenements

Les Jeunes Amants : Que voici de majesté!

Par Christian de Maussion

Avec le temps, Léo the last, Léo chantant, on se sent floué, alors vraiment. Au cinéma, Fanny Ardant contrevient à la loi du tout s’en va, à la mémoire qui flanche quand on oublie les voix. Le timbre éraillé, une langueur dont longtemps j’ai ressenti l’inutile affectation, la tonalité patricienne, entre Anna Mouglalis et Delphine Seyrig. Depuis hier, Fanny Ardant m’est révélée, malgré ses grands airs. Au cinéma de Saint Lazare, je me suis levé et j’ai marché. J’étais guéri d’une cécité. J’ai reconnu les faits. Une grande dame. Fatale. Sorte d’Ava Gardner nationale. La brune tragédienne ne compte pas pour des prunes.  Elle est impériale, ultime diva de cinéma, si joliment, précieusement décatie. Avec le temps, vient le génie de l’instant, l’évidente simplicité de la vérité. Fanny Ardant est magnifique dans ses rides, moins raide aujourd’hui, toute fripée d’humanité, toute chiffonnée de féminité. Quand elle murmure des mots, les susurre à l’oreille du toubib, on voit sa beauté s’épanouir, sa délectable figure se détacher comme un fruit mûr. « Que voici de majesté ! »  (Louis-Ferdinand Céline). Bashung. Madame rêve. Osez Joséphine. D’une vieillesse, Fanny Ardant  garde l’audace. Elle est folle d’élégance, frivole de justesse. A un âge, qui est le mien, l’actrice témoigne d’un destin, atteint la quintessence d’un art. Fanny Ardant est radieuse. Divinement cabossée. La plus belle pour aller danser, rouler dans une petite voiture. Avec le temps, Fanny Ardant s’est fanée, s’est fadée Parkinson. L’amour l’a sonnée, secouée comme un prunier. Dommage que la petite réalisatrice ne soit l’héritière ni de Truffaut ni d’Antonioni. Elle donne à l’actrice, qui se débrouille très bien toute seule, le rôle de sa vie.    

Mylène Vignon écrit et décrypte le monde.

Par Alin Avila

C’est armée d’une paire de ciseaux et d’un bâton de colle qu’elle a tenu son journal du confinement, réalisant chaque jour un collage. Comme une fenêtre ouverte  sur le monde, chacun d'eux  raconte d'une inimitable manière cette période si  particulière. Sur un fond de cartonrecyclé, ses matériaux sont des fragments de cartes postales, de catalogues, d’invitations,  comme pour rendre hommage à tant d’artistes qui ici,  à leur insu, sont ses invités. Texte intégral

La Fab

Par Véronique Grange-Spahis

En 1984, agnès et Jean-René de Fleurieu inaugurent  La galerie du jour , à deux pas de la première boutique agnès b. située rue du jour et ouverte en 1976, ainsi que du « trou des Halles ». Au même endroit est créé  La librairie Christian Bourgois , où tous les livres sont posés à plat sur une même table, la fameuse table que nous devons aux Jambons français, les anciens résidents, et qui sera installée au cœur de la librairie à La Fab. Texte intégral

TERREDEVIE – TERRE ÉLÉPHANT

Monica Mariniello : SculpturesLaurence Dugas-Fermon : Photographies peintes

L’œil de la Femme à Barbe, nous étonne encore en offrant à notre attention son regard éclairé. Et comme nous avons tous une affection particulière pour les éléphants, ne manquons en aucun cas cet incontournable rendez-vous. Ghislaine Verdier, accueillie par Moufida Atiq, propose cette exposition à l’occasion de la sortie des livres Terredevie, avec les sculptures de Monica Mariniello, ainsi que Terre Éléphant, avec les photos peintes de Laurence Dugas Fermon. Deux artistes dont les préoccupations sont très voisines mais les expressions bien différentes. Deux femmes concernées, consternées par le sort que l’humanité inflige au reste du monde vivant. L’une sculpte et l’autre photographie. Les deux écrivent aussi. Les deux crient. Deux cris d’alerte. Deux livres aux dimensions complémentaires. Deux projets liés à la terre, reliés à la Terre. Un lieu d’accueil comme une évidence donc, qui pendant des décennies a été le show-room du céramiste Alain Vagh, avant de devenir la Galerie Terrain Vagh... Un bel alignement de planètes pour deux très belles découvertes ! Terredevie - Monica Mariniello. Si ses œuvres évoquent l’antiquité, c’est qu’elle est née en Toscane, où enfant elle a sillonné la campagne en terre étrusque. Terre omniprésente. Terre lieu d’harmonie et d’équilibre magique... Mais l’artiste est hantée par la relation homme/animal et considère comme aberrante la suprématie que les humains ont imposée au reste du monde vivant. Les Hommes auraient-ils perdu leur âme ? Le visiteur pourra assister au spectacle du monde dans la série Teatrum Mundi, avec tout un peuple de têtes : « Elle vole des instants, des émotions intenses, des faiblesses attachantes, des sourires, des regards, des grimaces, des forces inavouées et invite le spectateur à en faire autant. » (extrait du texte de Silvestra Mariniello). Avec Les Voyageurs, il parcourra la Terre à dos d’animal, se laissant guider par lui, car l’animal connaît la route. Dans Oh Terra mia aura lieu le triste constat des outrages que l’humanité fait subir à la planète. Avec Only One se réalise comme une synthèse entre les personnages, chaque posture humaine ou animale restaurant le lien invisible de l’être et du regard. Enfin dans la série Terrehumaine, il sera temps pour les Hommes d’opérer une forme de retour aux sources en ne faisant plus qu’un avec la végétation. Ainsi espérons avec l’artiste que : « Le spectateur entre dans une dimension espace-temps différente, où se retissent les liens entre l’homme et son esprit, et où chacun retrouve la part de sacré enfouie au fond de lui-même. » Le livre : préface Marie Deparis-Yafil - A4 à l’italienne, cartonné - 120 pages - 100 photos couleur - 25€ Disponible sur place ou auprès de l’éditeur (port offert) https://loeildelafemmeabarbe.fr/librairie/terredevie Terre Éléphant - Laurence Dugas-Fermon est plasticienne, photographe et auteure. Elle poursuit par ailleurs une activité d’énergéticienne et de naturopathe. Elle s’est également formée à la communication animale et accompagne désormais humains et animaux, afin d’aider à développer entre eux une relation harmonieuse, pour une meilleure compréhension mutuelle. Elle a effectué un stage de développement personnel en Thaïlande, dans un refuge pour éléphants de travail. L’expérience fut si forte qu’elle refait le voyage plus tard pour se préparer à y accueillir elle-même des stagiaires, dans le cadre des rencontres de cœur à cœur qu’elle propose au contact des animaux. Elle revient avec de nombreux clichés de ces mastodontes. Marouflées sur toile et parées d’encres, ocres, pigments et peintures, ses photos se transforment en autant de fragments de paysages, d’océans, d’archipels, de terres vues du ciel, d’étendues volcaniques, de galaxies... ou pour certaines - lumière éteinte - de voûtes célestes étoilées, par l’utilisation de peinture phosphorescente. Un hommage à la terre, à l’énergie et la force d’ancrage que nous offre cet animal souverain qu’est l’éléphant. Elle enrichit son livre d’un texte d’une poésie empreinte de spiritualité. Et pour le plaisir de l’échange, elle signe également un texte pour la série Les Voyageurs du livre de Monica Mariniello. Le livre : 10 x 15 cm - couverture souple - 88 pages - 45 photos couleur - 18€ Disponible sur place ou auprès de l’éditeur (port offert) https://loeildelafemmeabarbe.fr/librairie/terre-elephant Tous les jours de 14h à 20h-jusqu’au 19 février (décrochage festif ce même jour à partir de 16h) Présence des artistes le week-end et sur rendez-vous Galerie Terrain Vagh – 24 rue des Fossés Saint Bernard- Paris 5ème Contact : L’œil de la femme à barbe • Galerie nomade • Éditions d’art • https://loeildelafemmeabarbe.fr Ghislaine Verdier • +33(0)681 221 687 • lafemme@loeilabarbe.fr

Le couperet est tombé

Par William Mesguich

Le couperet est tombé aussi implacable que la déflagration sanitaire, aussi dévastateur que le cauchemar le plus accablant, aussi âpre, aussi féroce qu’une hyène furieuse. Notre espérance est freinée, notre désir, émoussé, notre ardeur, pour une part, pulvérisée. Le théâtre, machine à rêver, bateau des songes, soubresauts poétiques inestimables venus de la nuit des temps et de l’intime, s’est abîmé sur l’adret et l’ubac de nos consciences hagardes, apeurées par la violence de sa soudaineté inéluctable. Texte intégral

Les coups de cœurs d’Esther Ségal

CHRISTIANA ou la peinture d’âme.

Comment définir aujourd’hui un/une peintre sans rencontrer les rives pensives de la critique? Emporté, ballotté par les courants multiples de l’histoire de l’art, les mémorialistes ont toujours été tentés de trouver à ce « noble voyageur », initiateur ou accompagnateur, un ancrage théorique. Et pourtant qu’en est-il de ces profondeurs qui telle « la lueur d’un secret » font signe au-delà des formes picturales ? Christiana Visentin par la spontanéité de son approche artistique interroge cette question si souvent éludée désormais par les penseurs de l’art. Sa création est avant toute tentative d’inscription dans une temporalité intellectuelle, une peinture de l’âme, une peinture de l’intériorité. Cette artiste aux multiples thématiques ne représente que ce qu’il émeut – nature, famille, onirisme, infans, symbolisme, mythologies – les sujets se bousculent et se superposent dans des séries toujours perfectibles.

C’est avant toute chose, l’élan du cœur qui dirige son pinceau et cette dynamique intime et sensible contribue à cette générosité visuelle qui semble surgir à « fleur de toile ». La peinture de Christiana Visentin est à l’image de l’artiste, sensible, habitée et engagée. Loin de l’abstraction et du concept mental, elle se veut exigeante, reconnaissante aux écoles classiques renouant en humble ouvrière comme elle se définit avec la tradition de copiste afin de découvrir le monde avec les yeux de ceux qui ont fait l’art. S’ensuit l’émergence d’un univers personnel où le visible flirte avec l’invisible, l’artiste souhaitant ardemment relier les deux versants de la représentation en un corps pictural transfiguré tout comme les deux moitiés d’un symbole dont elle perçoit toute l’évidence au plus profond d’elle-même.

Partir du réalisme pour mieux s’envoler écrit-elle… Un envol qui la conduit de monde en monde, d’un espace empreint de réalité et de symbolisme à celui d’un espace sacré et méditatif. En cela, nous pourrions parler d’une peinture d’incarnation et de révélation car Christiana Visentin a le désir intime de traverser la matière, de la magnifier pour mieux en extraire son essence cachée. Peut-être pourrions-nous même évoquer un désir profond de « réparation du monde », une volonté de participer à un ouvrage spirituel qui, par une vie contemplative, travaille à récolter les étincelles d’espérance et de renaissance. L’artiste nous le confie : Je suis une artiste rêveuse et passionnée qui trouve l’inspiration dans la contemplation de l’autre ou encore : Je considère mes peintures comme une dédicace d’amour envers tout ce qui m’entoure quand elle ne cherche pas à rendre grâce à la part de divin qui subsiste en tout être.

Se pourrait-il que la peinture mentale n’ait pas complètement imposé son dictat aux artistes et qu’il soit encore possible de se révolter pour reprendre le chemin du Beau au sens de bonté ? Un chemin long et périlleux comme le pressent l’artiste : Créer de la beauté veut dire aussi prier… prier ou plus exactement appeler/kalein en grec en écho à kalon/beau pour toucher l’éternel. Toute la démarche de sa peinture tend vers cet instinct de salut universel. Sa série Les innocents interroge une enfance fragilisée par les désastres écologiques, Ors est un écho inconscient à la divinité indo-iranienne Mithra qui sacrifia un taureau pour sauver et fertiliser le monde. Ses deux madones Madonna Féconda et Madonna Pudica, l’une solaire et l’autre lunaire, manifestent un « revoiler/révéler » sur fond d’icône et laissent s’échapper un message divinement volatile proclamant la victoire de la vie et de la fécondité. La figure de l’oiseau est d’ailleurs un leitmotiv dans sa peinture tout comme il l’était dans la poésie d’Eluard, témoin ou acteur, phénix, colombe, tourterelle, oiseau bleu du paradis ou rouge-gorge, il accompagne son imaginaire où Christiana Visentin nous le dit : La nature sera toujours la plus forte.

C’est dans ce regard d’engagement envers la société et l’art sacré que cette artiste nous présente sous le commissariat d’Esther Ségal, sa dernière exposition intitulée « Renaissances » aux vallons de l’Ermitage du samedi 11 décembre au 11 février 2022 sous la haute présidence de Martine Boulart qui fête ainsi son 29ème évènement sous le signe du mystère de la création et réaffirme son combat pour un art anthropocène. Illustration : « Madonna Féconda » 2021 Huile sur toile de lin, 119x89 cm  


  • (1). «Écrits de l’artiste”.
  • (2). Gaston Bachelard, « La terre et les rêveries de repos ».
  • (3) Nietzsche, « Ainsi parlait Zarathoustra ».
  • (4). “Tao-Te-King » Lao Tseu, LXXIII.
  • (5). Georges Didi-Huberman, “L’image survivante”.
  • (6). Emmanuel Lévinas, « Totalité et infini » (préface).
   

Vive la Vie – Magnificat

Par Katy Sroussy

Fresque fantastique créée  par la compagnie Interface, compagnien professionnelle Suisse consacrée au spectacle vivant depuis 1990.  

Ce spectacle incroyable de force, d’émotions et d’énergie dont l’argument est la transmission considérée  universellement  sacrée, allie toutes formes de disciplines et expressions artistiques pour théâtraliser cette  épopée.

L’histoire débute au moment de la grande avancée des découvertes de l’électricité,  de l’eau courante et de la naissance de l’ère industrielle.. Texte intégral

GALERIE TERRAIN VAGH – GRAND FORMAT PETITS CADEAUX

Par Elsa Kamini

C’est une esthétique libre, des couleurs nombreuses et une vivacité des tons qui animent actuellement les murs de la galerie Terrain Vagh, du 23 novembre au 22 décembre 2021. Cette immense somme de petits formats est la compilation d’artistes rêveurs, poètes et curieux, qui, chacun, proposent un discours, une vision ou bien un langage plastique qui lui sont propres. Ainsi s’articulent des collages, des peintures, des photos, des céramiques et bien d’autre supports pour offrir un panorama explosif aux visiteurs. Une collection éclectique où l’on peut notamment admirer les collages de Mylène Vignon qui, sur un fond aux couleurs vives, propose sa collection Vitamines : des images et autres éléments découpés et déchirés auxquels elle donne un second souffle pour raconter une nouvelle histoire comme si leur place ne pouvait être qu’ici et nulle part ailleurs. Se juxtaposent alors papiers, matières, actes volontaires et involontaires, donnant une dimension originale et énigmatique aux collages, semblables à un cabinet de curiosités. L’on ne peut également manquer dès l’entrée, les « Boules de Terre » d’Alain Vagh où la création esthétique et l’usage multiple ne font plus qu’un. L’émaillage et la ligne minimaliste des boules offrent une prime de séduction qui permet de rendre l’objet aussi bien décoratif que contemplatif. S’ensuivent les photographies de Jean Merhi qui nous présente plusieurs séries où se mêlent une contemplation esthétique de la nature pendant le confinement, une association poétique de modèles et de toiles déjà existantes et des portraits. La richesse du travail de Jean Merhi réside alors dans cette diversité d’approches tantôt réelle tantôt symbolique et parfois même abstraite. Figure aussi et naturellement Misha Sydorenko qui, à travers ses tableaux, nous délivre une vision atmosphérique des somptueux repaires de Paris et de ses alentours. On y redécouvre ainsi le parc de Saint-Cloud, le bois de Boulogne ou bien encore la fontaine de Médicis sous un voile nouveau et sublimé et parfois même imaginaire par la présence de nymphes. L’on retient également la série de portraits qui témoignent d’un moment et d’une attitude à travers le prisme des souvenirs du peintre. Quant à Natalia Kruchkevych, c’est la tendresse pénétrante de ses portraits et l’abondance des couleurs dans ses paysages et ses fleurs qui confèrent aux réalités simples de la vie une harmonie poétique. Parmi la variété des talents qui s’y exercent, participent également Ghani Alani, Amal Alzahrani, Laetitia Boucrot, Laurent Chabot, Haissam Chamloni, David Daoud, Orouba Dieb, François Duel, Fatima Guemiah, Céline Hayek, Samar Hamis, Thala Khair, Natalia Kruchkevych, Hélène Lhote, Nayla Maalouf, Ramsès Marzouk, Paella, Sophie Sainrapt, Serge Seroff, Stoul, Eric Turlot. Il me semble aussi naturel de citer Chloé Boinnot dont la confection de ses livrets, magnifiés par une minutie artisanale, allie l’utilité et la créativité grâce à un pliage original des pages pour offrir un support inédit et sculptural. Pour conclure, cette exposition doit sa promenade ludique et diversifiée à son organisatrice Moufida Atig qui a su mettre en lumière la singularité de tous ces petits formats. Elsa Kaminski
  • Galerie Terrain Vagh
  • Du 23 novembre au 22 décembre 2021

Rencontres Abstraites

Par Katy Sroussy

Iris Alter invite sa fille Marie à intégrer ses œuvres à ses côtés, dans le cadre de l’exposition présentée dans le boudoir-galerie du Select. Iris Alter est une artiste aussi accomplie dans le chant jazz, que dans la peinture. Elle a commencé  sa  création artistique à partir  des années 80 et utilise des techniques mixtes : pigments,  matériaux  divers,  découverts dans la nature  et dans la vie quotidienne, objets trouvés et détournés. Texte intégral

Pas brut du tout le Jaber

Par Théodore Blaise

L’art brut, ça n’existe pas.  Et pas de “pourquoi pas », ça n’existe plus !
L’usurpation de ce syntagme employé à toutes les sauces libertaires à propos de pratiques qui confondent licence et liberté, peu de savoir-faire avec le « non-faire », est en vogue. N’est-ce pas un des penchants du monde de l’art que de baptiser d’un nom « banquable »,tout et n'importe quoi, des machins et autres riens pour qu’ils brillent sous une appellation usurpée. Texte intégral

YAUME-C Artiste

Par Katy Sroussy

Une exposition exceptionnelle commence le 28 novembre au Sélect, qui présente un jeune artiste doué et singulier : Yaume-C. Au début, le petit Yaume a rencontré des difficultés de langage accompagnées de troubles autistiques qu’il a surmonté avec beaucoup de force et de courage, de bagarres contre l’éducation nationale, de volonté, d’énergie, de persévérance et de positivité, entouré et soutenu par sa maman dès le commencement. Après une formation diplômante, Yaume-C est devenu info-graphiste et artiste à part entière. -Comment avez-vous commencé à dessiner ? « En 2013, pendant des vacances chez une amie, professeur d’Arts Plastiques qui m’a encouragé, mes coloriages habituels se sont transformés en dessins plus personnels au pastel gras, sur papier canson. Mes émotions pouvaient alors s’exprimer, se retranscrire. Ma main, guidée par mes sentiments et mes pensées réussissait à créer, ma passion naissait ! » -Votre art est bien construit, organisé, il s’apparente un peu à de la géométrie ? « Ma réflexion très intuitive est attirée par les mathématiques et les formes géométriques mais pas   que.. .J’exprime mes souvenirs même lointains et mes émotions, ce que j’ai vécu ou ressenti, des situations autobiographiques ou des portraits, restitués par thème, en séries de tableaux, du cœur à la main, j’ai conscience de poursuivre un chemin d’amour vers la sérénité et l’épanouissement. Je me sens artiste depuis mon adolescence. Malgré un soupçon de distorsion dans la communication et parfois un brin de décalage dans le décodage de certaines situations sociales, une simple reformulation éclaire rapidement cet artiste talentueux. Yaume-C est un être particulièrement positif, qui ne juge jamais, qui donne amour et espoir et qui a la capacité d’aplanir les problèmes en trouvant toujours une solution simple et logique, ce que tout le monde devrait faire ! Il incarne vraiment un Exemple de Vie. Exposition au Sélect, 99 bd Montparnasse, 75006 Paris du 28 novembre au 18 décembre 2021.  

10e Edition des Rencontres du Sud

Par Katy Sroussy

Ce grand évènement situé dans le Sud de la France a été initié par des exploitants, des distributeurs, des producteurs et acteurs. Ces professionnels du cinéma, soucieux de l’implanter dans le Sud, ont créé ces Rencontres, propices aux échanges pointus entre professionnels mais aussi ouvertes à un  public passionné de cinéma.. On pourra partager sa passion pour le 7e Art avec ceux qui font le cinéma. Texte intégral

Michał Batory « Rétroperspective »

Par Sergiusz Chądzyński

Située au centre de la ville de Varsovie, facilement accessible, la « Stanska art gallérie » attire l’attention par son agencement feutré, le décor sombre des murs et des espaces très éclairés. Ceci fait d’elle un lieu idéal pour promouvoir ce qui est de mieux dans l’art d’antan et celui d’aujourd’hui, un endroit rêvé pour accueillir l’exposition de Michał Batory sous un titre très parlant de « Rétroperspective ». Texte intégral