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Martine Martine

L’obsession qui confirme la règle

En 2006, Martine Martine a répondu à la demande de Paul Métadier qui souhaitait un modelage du buste de Balzac. C’est après une longue période de réflexion que l’œuvre, in fine a vu le jour en Touraine.

Martine Lévy, alias Martine Martine a grandi dans une famille de collectionneurs. C’est probablement cette proximité - dès son plus jeune âge, avec la représentation d’un buste de Balzac par Rodin - qui a influencé la grande liberté avec laquelle elle traite sa  vision très personnelle de l’auteur de la Comédie Humaine.

Son Balzac à elle, me fait penser à l’écriture manuscrite de l’écrivain exigeant autant qu’hésitant - casse-tête perpétuel de l’éditeur qui s’épuisait à décrypter les ratures, les repentirs, les auto-caviardages et autres fantaisies balzaciennes, au fil des interminables  lignes. Que de mercis nous lui devons d’y être parvenu.

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Ida en duo

Par Pascal Aubier et Henri-Hugues Lejeune

Par Henri-Hugues Lejeune[caption id="attachment_11120" align="alignleft" width="111"] ©_WOYTEK_KONARZEWSKI[/caption]On a toujours plaisir, en ce monde blasé, à saluer l'apparition d'un joyau. D’autant qu'il s'agit ici d'un grand film polonais, en noir et blanc s'il vous plaît, de Paweł Pawlikowski, qui relate la quête à la poursuite de son passé d'une jeune orpheline sortie malgré elle du couvent où elle a été élevée, à la veille de prononcer ses vœux. 

S'il est question d'un mystère en ce sens qu'il ne se dévoile que progressivement sous nos yeux, rien ne le voile vraiment, la révélation s'en effectue graduellement au fur et à mesure de la recherche menée par Agata Kulesza (la petite religieuse) et sa tante Agata Trzebuchowska.Texte intégral

« Agnus Dei »

Des formules en anorexie, des millimètres de peinture écaillée par le temps, qui réduit son pigment comme le lait de la crème. Le peu se change en épaisseur, les pellicules amoindries recèlent en éclats de vieillesses. Palimpsestes méthodiques, Opalka ne cesse de tournoyer entre ses mesures quasi hiératiques, ses déversements jusqu’à l’absurde du trop au rien, du trop du rien, au rien de rien qu’il n’atteindra qu’à son rien final, c’est dire si c’est un tout. Pot de peinture noir qui devient blanc. Tremper le pinceau, tourner calmement, l’en extraire et apposer sereinement et sans lyrisme des signes de suites mathématiques, chaque touche toujours plus éclatante de l’empreinte de finitudes. Imaginer toutes ces toiles, elles qui ne sont que des écrans boulimiques de particules toutes leurrées par les plaintes du temps. Et voir comme des pellicules, entrelacs, et noeuds de toiles et voguer dans les trames binaires à la recherche du sens.

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Ida

Par Henri-Hugues Lejeune

S'il est question d'un mystère en ce sens qu'il ne se dévoile que progressivement sous nos yeux, rien ne le voile vraiment, la révélation s'en effectue graduellement au fur et à mesure de la recherche menée par Agata Kulesza (la petite religieuse) et sa tante Agata Trzebuchowska.

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Au Bord du Monde

Par Henri-Hugues Lejeune

"Au Bord du Monde" présente la particularité étrange de réunir les paris esthétiques les plus raffinés, les plus paradoxaux au bénéfice de la représentation objective, impersonnelle presque, du spectacle le plus impressionnant, quasi insoutenable: la misère humaine.
Il présente, enchâssée dans une puissante musique wagnérienne, l'errance dans la nuit des plus miséreux des clochards.

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Galerie Myriam Bouagal

Une jeune galerie située dans le Haut Marais parisien, dans ce périmètre spécialisé dans la photographie, prend ses marques dans son lieu de prédilection.
Myriam assume l’esthétisme et la particularité de ses choix - le corps dans tous ses états, dans tous ses visages -.
Et le corps est beau, dans sa vérité sans voiles, sans fards, sans ces oripeaux qui peuvent le rendre vulgaire. Elle propose à ses visiteurs un cocktail de réalité, de cicatrices et de sensualité, et pousser la porte de ce laboratoire d’émotions est un plaisir sans cesse renouvelé.

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La Chambre Noire Belvedere by Theophilus London

Cannes 2014

« Je veux rendre les gens heureux, les faire danser [...] Je veux être comme Andy Warhol, je veux ramener de l’énergie, de la paix et de l’amour » Theophilus London.
Pour la première fois à Cannes, un lieu éphémère est entièrement réinventé par une révélation artistique internationale : La Chambre Noire by Theophilus London.
Du 15 au 24 Mai 2014, Theophilus London présente son univers porté par les « vibes » du Brooklyn underground. A l'image de sa transversalité artistique, le performeur américain a souhaité un espace unique mixant les talents et les cultures.

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