Evenements

Disparates – gravures et céramiques

Par Mylène Vignon

Disparates en espagnol est la traduction de folies. Quatre mains pour un seul cœur, c’est l’option choisie par Sophie Sainrapt et Emmanuelle Renard pour cette exposition inédite qui rend hommage au grand œuvre de Francisco Goya. Toutes deux partagent une même passion pour la créativité fantastique du maître. Et le délire est bien réel, dans ce foisonnement onirique où sexualité, violence, nudité débridée et poésie, poésie et encore poésie, nous entraînent dans les abysses d’un néant gigantesque ! Texte intégral

Stellaire de Guillaume Couffignal

Par Théodore Blaise

Les amphithéâtres tels qu’on les imagine depuis les plus lointaines civilisations épousent le flanc d’un coteau et posent leurs marches face aux étoiles. Ici le spectacle donné par les hommes se joue sous le chœur des étoiles. Scandent - elles alors la destinée des comédiens, dessinant au-delà de leurs jeux une trajectoire à leur passion ? Texte intégral

Galerie Convergences : Roger Cosme Estève

Par Sergiusz Chądzyński

Un jour, lors d’un entretien avec Tadeusz Koralewski dans sa galerie, 92 Rue Quincampoix, 75 003 Paris, nous avons abordé le sujet de la peinture de deux artistes : Richard Laillier (voir dans nos pages l’entretien avec Mylène Vignon) et Stéphane Fromm. Tadeusz m’a conseillé de me rendre à la galerie Convergences, dans Le Marais, pour voir, en même temps, les œuvres de deux peintres. J’y suis allé tout de suite pour ne pas rater cette opportunité. Depuis, j’ai l’habitude de passer là-bas de temps à autre et chaque fois je suis étonné par le travail de Valérie Grais, qui gère cet endroit. Dans un petit espace, elle parvient à montrer pleinement ce qu’est un artiste. On peut dire que nous participons à une grande rétrospective, nous sommes convaincus par la sélection raisonnable et parfaite des toiles. Texte intégral

Elucubrations covidentielles : collages à remonter le temps de Marc Albert-Levin

La Galerie Area

Est-il possible de recycler sa mémoire, afin d’éviter la perdre ? Ou est-ce, par définition, une notion totalement éphémère, illusoire, puisque tout ce qui apparaît est appelé un beau jour à disparaître ? Vos souvenirs colorés seraient-ils plus durables si vous les plongiez au préalable dans une machine à laver ? Vous aurez beau faire tourner et  essorer, serez-vous satisfait du résultat lorsque vos souvenirs auront séché ? Le secret se trouve dans les trois mots: chronopast (le passé), chronopeste (le présent) et chronopiste (le future). La Galerie Area , Fumihiko Harada, Alin Avila et Saisons de Culture  accueillent  Marc  Albert-Levin avec  ses «Elucubrations covodentielles »:collages, présentation de livres, lectures .
  • du 23 au 31 juillet.
  • 39 rue Volta dans le 3ème à Paris
  • Vernissage le jeudi 23 juillet à 18 h

CYB – Vivants piliers

Propos recueillis par Mylène Vignon

Qu’est-ce qui structure une personnalité, ou un édifice ? Qu’est-ce qui fait tenir debout ? Ce qui façonne une personnalité, ce sont les autres, certains autres, peu à peu, toujours présents à l’intérieur. Une personnalité est toujours un palimpseste. Ce qui fait tenir debout un temple, ce sont des piliers, solides, ornés, ou une forêt de piliers enfouis dans le cas de Venise. Ce qui façonne un temple, c’est le vide qu’il crée, l’espace sacré. Ce qui fait tenir une personnalité : tous ces espaces en résonance. L’exposition montre des tableaux qui se saisissent de ces espaces, portraits et temples, vivants piliers. Texte intégral

Ye Xing Qian

Par Mylène Vignon

Temps retrouvé est le titre de cette exposition qui se déroule actuellement à Paris sur les cimaises de la galerie Area rue Volta. Né en Chine en 1963, Ye Xing Qian apprend à peindre dès l’âge de cinq ans, puis s’initie à la sculpture avec l’aide de son frère aîné. À seize ans, il décore déjà les temples lors de cérémonies. Un an plus tard, remarqué pour ses prestations, il expose à Leqing, sa ville natale, située près de Wenzhou. Texte intégral

Herta Lebk. Histoire d’un compagnonnage

Par Mylene Vignon

Après cette période de bouleversement, la Galerie Guyenne Art Gascogne a la joie de proposer sur ses cimaises la première partie de l’exposition en trois volets, qui mettra en lien le travail d’un couple d’artistes ayant évolué dans l’univers des Indépendants bordelais, à savoir Herta Lebk (1934-2010) et son époux Claude Bellan (1933-2017). La galerie ouvre sur cette ambitieuse exposition,  par la présentation du travail d’Herta Lebk. Texte intégral

56°-AVIGNON 2022 OFF, les Coups de Cœur de Saisons de Culture

Par Kat Sroussy

-Le Festival Off d’Avignon,  la grande fête du spectacle vivant, regorge cette année de vraies pépites. Les spectacles présentés sont  réellement de grande qualité. Les compagnies, les comédiens et tous les travailleurs du théâtre  se sont tellement appliqués, avec tant de passion,  après ces années si compliquées, que le résultat obtenu  est  magnifique : avec  1570 spectacles dans 138 lieux, une  superbe ambiance festive, réjouissante ponctuée de surprises, de parades impressionnantes cela  malgré une canicule digne de ce nom ! Texte intégral

Anton Martineau

Par Théodore Blaise

En ces premiers jours de l’année, à Rouen où je me promenais, j’ai découvert à la galerie Duchose, qu’anime aujourd’hui René Réthoré, un artiste dont j’ignorais tout, Anton Martineau.

Devant ces œuvres, m’est venu ce mot que je n’utilise que rarement : hâbleur. Sans doute pour la valeur de sa sonorité et parce qu’au plus loin, ce Martineau m’évoque Franz Halls, pour la truculence de ses chairs traitées d’une touche qui impose le plaisir de peindre. Il est dans l’austère Hollande protestante, le seul qui sait poser un sourire sans qu’il ne devienne rictus. Texte intégral

La Fab

Par Véronique Grange-Spahis

En 1984, agnès et Jean-René de Fleurieu inaugurent  La galerie du jour , à deux pas de la première boutique agnès b. située rue du jour et ouverte en 1976, ainsi que du « trou des Halles ». Au même endroit est créé  La librairie Christian Bourgois , où tous les livres sont posés à plat sur une même table, la fameuse table que nous devons aux Jambons français, les anciens résidents, et qui sera installée au cœur de la librairie à La Fab. Texte intégral

Salon du Dessin 2022

Par Mylène Vignon

Excellente édition de ce Salon du Dessin 2022, reporté cette année au mois de mai pour des raisons sanitaires, placé sous la présidence de Louis de Bayser. Flamboyant en cet écrin incomparable, le salon se composait de 39 exposants, heureux de retrouver le Palais Brongniart, après deux années difficiles. Nous avons eu le privilège d’y admirer en avant première une sélection de feuilles du fonds du futur musée du Grand Siècle, provenant de l’importante donation de M. Pierre Rosenberg, de l’Académie française dont la mission de préfiguration est dirigée par M. Alexandre Gady. Le musée des Arts Décoratifs propose une exposition intitulée Achille Duchêne et le spectacle des jardins, avec le concours de Monsieur Olivier Gabet, directeur, et de Madame Bénédicte Gady, conservatrice du patrimoine. Florence et Daniel Guerlain, ont présenté au public, les œuvres sélectionnées pour le quinzième prix du dessin contemporai, qui sera récompensé par leur prestigieuse fondation. Un sicle de conférences consacré à l’art du jardin, placé sous la présidence de M. Pierre Rosenberg, ouvert au public, dirigé par Madame Monique Mosser, ingénieur honoraire au CNRS. Palais Brongniart Placé de la Bourse, Paris 2è Du mercredi 18 au lundi 23 mai 2022 Info@salondudessin.com    

Ludwika Ogorzelec : Je recherche un moment d’équilibre

Par Sergiusz Chądzyński

Je rencontre Ludwika au Centre d’Art contemporain de Varsovie lors de la préparation de son exposition. Je traverse les salles déjà prêtes à recevoir le public, celles où un bric-à-brac de matériaux déposés attend l’intervention du maître, celles dont l’espace est déjà cristallisé. Je passe aussi par des pièces toutes vides. Elles seront bientôt remplies par des objets. Un fond de musique asiatique accompagne ma balade à travers le chantier. Texte intégral

Le couperet est tombé

Par William Mesguich

Le couperet est tombé aussi implacable que la déflagration sanitaire, aussi dévastateur que le cauchemar le plus accablant, aussi âpre, aussi féroce qu’une hyène furieuse. Notre espérance est freinée, notre désir, émoussé, notre ardeur, pour une part, pulvérisée. Le théâtre, machine à rêver, bateau des songes, soubresauts poétiques inestimables venus de la nuit des temps et de l’intime, s’est abîmé sur l’adret et l’ubac de nos consciences hagardes, apeurées par la violence de sa soudaineté inéluctable. Texte intégral