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Martine Martine

L’obsession qui confirme la règle

En 2006, Martine Martine a répondu à la demande de Paul Métadier qui souhaitait un modelage du buste de Balzac. C’est après une longue période de réflexion que l’œuvre, in fine a vu le jour en Touraine.

Martine Lévy, alias Martine Martine a grandi dans une famille de collectionneurs. C’est probablement cette proximité - dès son plus jeune âge, avec la représentation d’un buste de Balzac par Rodin - qui a influencé la grande liberté avec laquelle elle traite sa  vision très personnelle de l’auteur de la Comédie Humaine.

Son Balzac à elle, me fait penser à l’écriture manuscrite de l’écrivain exigeant autant qu’hésitant - casse-tête perpétuel de l’éditeur qui s’épuisait à décrypter les ratures, les repentirs, les auto-caviardages et autres fantaisies balzaciennes, au fil des interminables  lignes. Que de mercis nous lui devons d’y être parvenu.

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Adieu au Langage (2)

Par Pascal Aubier

Je n’ai pas encore vu ce Godard. Je me suis cassé le pied en moto, il faudrait presque me porter. On va me porter d’ailleurs, je ne puis attendre plus longtemps comme dans ce poème sur l’aube de ce bon monsieur Hugo.C’est étrange comme les gens évoquent Godard de nos jours. Comme s’ils avaient peur d’y toucher, peur de dire une connerie, peur de passer près de quelque chose sans la voir, peur de leur incompréhension probable. Et ils ont probablement raison d’avoir peur ; moi même j’ai peut-être peur. Qui sait si cet accident de moto n’est pas tout simplement un acte manqué? Texte intégral

Adieu au Langage (1)

Par Pascal Aubier

Je l’ai vu enfin et compte bien le revoir encore. Il est rare qu’un film s’adresse à vous avec la connivence intime de ce que l’on aime et de ce que l’on pense et le partage avec l’autre de ce qu’il aime (ou honni) et de ce qu’il pense. Ce film est un cadeau. Le cinéma est là tout entier. Je n’avais vu qu’un film en 3D, je ne me souviens plus lequel, et cela m’avait paru artificiel et m’as-tu-vu. Et puis, comme pour toute chose, il y a l’art et ma manière. La peinture n’est pas que traits et couleurs, on sait bien quand on se retrouve devant quelque chose de bouleversant, de magique. Ça ne vient pas tout seul, il faut voir beaucoup de beau et dans la nature et dans le travail de tous ces messieurs-dames qui font et font des choses qui nous appellent. Cela s’appelle justement la culture. La culture est ce que l’on peut partager. Texte intégral

Jacques Villeglé

Arracher le papier pour y trouver les mots cachés

Je l’avais abordé lors d’une récente exposition collective à la galerie Herzog passage Molière, un soir de vernissage cet hiver 2014. Juste au-dessus de lui, était accrochée la gravure que j’ai immédiatement convoitée pour notre première de couverture printanière de Saisons de Culture. C’est avec plaisir que cet immense artiste a accepté de nous offrir sa signature en ouverture de notre site.

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Une vie en rose et noir

Au théâtre du petit Gymnase

Posée sur la biographie très complète de la chanteuse et contée avec clarté et brio par Jacques Pessis dont il est l'auteur, cette création très subtile nous ramène à l’histoire d’une petite fille perdue, abandonnée dans son enfance et récompensée de son talent par les grands hommes qui lui ont donné sa chance. Elle deviendra plus tard l’amie de Cocteau, ouvrira à Moustaki le chemin du succès. Elle sublimera son art par la douleur de la disparition accidentelle du champion de boxe Marcel Cerdan, celui pour qui elle a chanté «  Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, laissez le moi encore un peu mon amoureux… ».

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La Chambre Noire Belvedere by Theophilus London

Cannes 2014

« Je veux rendre les gens heureux, les faire danser [...] Je veux être comme Andy Warhol, je veux ramener de l’énergie, de la paix et de l’amour » Theophilus London.
Pour la première fois à Cannes, un lieu éphémère est entièrement réinventé par une révélation artistique internationale : La Chambre Noire by Theophilus London.
Du 15 au 24 Mai 2014, Theophilus London présente son univers porté par les « vibes » du Brooklyn underground. A l'image de sa transversalité artistique, le performeur américain a souhaité un espace unique mixant les talents et les cultures.

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