Regards

Du confinement et du confiné. Plaisirs et philosophie

Par Henri-Hugues Lejeune

Le hasard, la contingence et leurs nécessités ont contraint de nos jours ses victimes infortunées à chercher diverses occupations afin de meubler leur solitude et leurs loisirs quelque peu forcés. Il est vrai que les sages, les ingénieux… et les laborieux ont pu saisir l’occasion pour, enfin, ranger voire classer peut-être leurs archives et leur désordre. Manque jusque-là de loisir et quelque paresse dans mon cas, ce que je ne pourrais soupçonner chez mes lecteurs ! Texte intégral

Volontaire

Par Charlotte de Maistre

  1. Volontaire est réalisé par Hélène Fillières, réalisatrice confirmée qui mène parallèlement une carrière d’actrice. Ce film dresse le portrait de Laure (Diane Rouxel). Fille d’une actrice et d’un père assez absent, jeune étudiante brillante, diplômée d’un double master Anglais/Russe à la Sorbonne, Laure ne trouve pas chaussure à son pied. Elle postule un peu partout, et intègre la marine au grand désespoir de sa mère, déçue d’avoir « pondu une militariste ». Texte intégral

Ya Ping Fan

Parcours d'humanité 

Dès les premières secondes d'observance de cette œuvre, on devine que l'esprit dépasse de très loin le visible. Ya Ping Fan, peint depuis l'âge de trois ans, guidée par son père, un calligraphe réputé dans toutes les provinces de la Chine, avec lequel elle se rend à la rencontre des plus grands maitres.

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Pendant le Covid 6. Un Roi à New York

Par Pascal Aubier

L’autre nuit que je ne dormais pas – on dort tellement ces jours-ci – j’ai cherché un film à voir sur les chaînes cinéma de la télévision et suis tombé sur Un Roi à New York le dernier film de Chaplin avec Charlie Chaplin lui-même dans le rôle-titre. Je ne l’avais pas vu depuis sa sortie en 1957. Texte intégral

Louis Armstrong

Par Michel Contat

Après plus d’un quart de siècle de collaboration à Télérama comme chroniqueur de jazz, Michel Contat commence ici ses chroniques pour Saison de Culture : il y traitera du jazz, ses disques, ses concerts, ses festivals, ses livres, ses événements, et commence par le plus grand des jazzmen, Louis Armstrong. L’intégrale Louis Armstrong chez Frémeaux & Associés Texte intégral

Le Caire Confidential de Tarik Saleh

Par Pascal Aubier

Bon, voilà un film qui va vous faire un peu de bien. Un film noir, mais qui, à l’inverse de L.A. Confidential que vous avez peut-être vu et qui tourne à deux cents à l’heure la violence à l’américaine, est un film doux, lent, terrible, mais lent comme lorsqu’on marche tranquillement perdu dans ses pensées. Texte intégral

Pendant le Covid 5ème

Par Pascal Aubier

Plongée dans le bonheur. Nous avons revu Key Largo du grand John Huston avec les non moins grands Humphrey Bogart, Lauren Bacall et Edward G Robinson. Je pourrais en rester là, le film est tellement connu, reconnu. Mais quelques chanceux ne l’ont pas encore vu… Texte intégral

L’abattage rituel de Gorge Mastromas

Studio Hébertot 

Cette pièce commence par un tonitruant choeur de masques, qui sur une musique très rock, donnera d’entrée de jeu la mesure de tout le spectacle. On y voit la montée en puissance de l’homme face à ses tentations, qui au fil du texte se transformeront en démons. On y parle de société secrète, de bonté et de lâcheté. Confronté à ses mensonges, un homme va sombrer dans ce qu’il peut exister de plus sordide. Texte intégral

« On the Milky Road » de Kusturica : de l’opéra à l’oraison

Par Cybèle Air

Du grand art à nouveau chez Kusturica. C’est une bonne nouvelle pour les amoureux de son cinéma, qui avaient pu rester sur leur faim, avec La vie est un miracle (2004) décousu, erratique, et même Chat noir, chat blanc (1998), répétition de lui-même certes agréable, mais très en-dessous de ses grandes œuvres. Faut-il rappeler que le cinéaste fut lauréat par deux fois de la Palme d’or du Festival de Cannes, en 1985 pour Papa est en voyage d’affaires, son deuxième film, et en 1995 pour Underground ? Texte intégral

Pendant le Covid 4

Par Pascal Aubier

Comme ça n’en fini pas, comme plus rien ne bouge, comme le confinement engendre l’inertie et celle-ci la paresse au point que, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, on ne passe pas son temps au téléphone pour parler avec ses amis, ses familiers eux aussi confinés. On est enfermé. On regarde son amour confiné heureusement elle aussi sous le même toit, avec tendresse et parfois même avec une haine mortelle, insoupçonnée… J’ai failli y passer plusieurs fois. Elle aussi. Heureusement l’amour est le plus fort. Et les films apaisent. Texte intégral

La Voie Lactée d’Emir Kusturica.

Par Pascal Aubier

Moi, Emir Kusturica, je vais voir tous ses films. Tous. Depuis le premier, je me souviens : Te souviens-tu de Dolly Bell ? Oui, je m’en souviens parfaitement. Sarajevo, la Yougoslavie, le rire et l’imagination si féconde… Et puis tous derrière, Papa est en Voyage d’Affaire et le merveilleux Underground. Et vous ? Texte intégral