Dialogues d’espaces de villes
Par Bérine Pharaon
Il y a un après…
Cinq ans qu’elle nous a quittés. Tout près du cimetière Montparnasse où elle repose, une chanteuse a décidé de la faire revivre. J’étais circonspect. Une personnalité comme Juliette Greco en un spectacle d’une heure… ah bon. J’ai voulu me faire une opinion.
À 25 ans, Mya Alba, a dévoilé le 7 juillet le premier extrait de son EP, « Follement envie de toi », un titre empreint de sensualité et de profondeur. Rencontre avec une artiste enjouée qui mêle à sa pop élégante des influences latines.
Médecin psychiatre, psychanalyste, Jean-Claude Polack, engagé dans la psychiatrie institutionnelle travaille dès 1964 à la clinique de La Borde, animée par Jean Oury et Félix Guattari. En 1976, il fonde à Paris le groupe du 125, un cabinet de psychiatres et psychanalystes, et une association de patients (Trames). Avec Danièle Sivadon, il met en route la revue Chimères en 1987, créée par Gilles Deleuze et Félix Guattari. Il publie également des ouvrages où la question de la folie rencontre le politique, l’histoire et le cinéma. Je l'interroge ici sur les liens entre l'art et la folie.
Il y a dans Paris, des lieux qui échappe aux définitions, il y a dans Paris, des lieux qui sont libres, libres de s’exprimer, libres de créer, libre d’exister. Le Théâtre du Nord-Ouest fondé par l’auteur, metteur en scène, acteur et critique de théâtre Jean-Luc Jeener et quelque amis en fait partie. On y passe, on s’y attarde, on repart, on y retourne, c’est une grande histoire d’amour que ce théâtre… Une histoire de fraternité, d’entraide, de générosité où les artistes se donnent à leurs métiers sans attendre. On y découvre des talents, de l’originalité, on y retrouve une famille, des êtres de cœur et d’âme qui font vivre cet espace d’expression et de passion de jour comme de nuit. Le public y devient comédien, les comédiens, des amis… Vous assistez à des représentations de pièces jamais données ailleurs, chaque année est dédiée à un auteur dont le répertoire est intégralement montré car le profit n’est pas le maître mot de ce théâtre, seulement la « nécessité absolue » de jouer et de partager. Un sol, une lumière, un comédien, une incarnation et le spectacle commence !