Regards

Dorothéa Tanning et Barbara d’Antuono

Par Théodore Blaise

Ainsi va le fil, suivant l’aiguille, suivant la main, autant accroché au regard que puisant dans le temps, ses récits, ses attentes. Il faudra se rappeler que c’est au Bauhaus, qu’Anni Albers a su porter dans le champ de l’art celui du fil, et que son ouvrage On weaving  en destitue la notion d’ouvrage de dame. Fortement influencée par l’ingéniosité des quilts américains et l’art du patchwork des femmes de la campagne, éblouie par l’usage des laines et des fibres qu’en faisaient les  latinos, elle défendra au sein du Black Montain College, la noblesse de ses pratiques.  Texte intégral

Prima Venezia et Vivent Les Femmes

Par Mylène Vignon

Prima Venezia et Vivent Les Femmes Mairie du premier.

À la demande d’Alice Benhamou - Panetta présidente de Vivent Les Femmes, une présentation des œuvres vénitiennes de Cyb, accompagnée de lectures poétiques extraites des ouvrages BaroqueAbstraitet Le Souffleur de l’Ombre, s’est tenue dans la salle des expositions de la Mairie du premier arrondissement de Paris, le 18 avril 2019. Texte intégral

Youn Sun Nah

Par Michel Contat

Elle est coréenne, de Séoul, son père dirige le chœur national, une institution prestigieuse, sa mère est actrice de comédies musicales. Autant dire que Youn Sun Nah a baigné dans la musique dès l’enfance. Mais, à treize ans, elle a abandonné le piano, et s’est ensuite consacrée à des études de lettres. En 1993, à vingt-cinq ans, elle renoue avec la musique comme chanteuse dans un répertoire de gospel puis elle participe à des spectacles musicaux. L’idée lui vient alors d’aller à Paris pour apprendre la chanson française qu’elle aime tant à travers Edith Piaf et Jacques Brel. Texte intégral

Un débat entre Ben et Michel Onfray

Par Mylène Vignon

Ben commence cette newsletter par une réponse de Michel Onfray à Ben sur le thème de l’ethnisme, la théorie de Fontan ONFRAY SUR BEN (2014) L’autre moitié de Ben se trouve dans l’altruiste avéré, celui qui défend les minorités linguistiques. Ben de l’alter ego, c’est le Ben qui publie La clef sous titré Atlas collectif ethno-linguistique contenant analyses, cartes, textes théoriques et propositions pour régler les conflits ethniques dans le monde, préface et conclusion de Ben. Texte intégral

Prodigieux Martial Solal

Par Michel Contat

Le 23 janvier 2019, Martial Solal, 91 ans, donnait à la salle Gaveau un concert de piano solo annoncé comme son dernier. On ne veut guère y croire, tant sa fantaisie, son imagination, sa créativité restent intactes. Solal le magnifique est un monstre du piano, un virtuose ébouriffant. Modeste, il dit admirer les interprètes classiques qui mémorisent les complexes, les difficiles sonates de Franz Liszt. Texte intégral

Barbara

Par Pascal Aubier

On parle beaucoup de Barbara ces temps-ci. On la voit et on l’entend partout. Anniversaire de sa mort oblige. Je ne sais pas – et ne crois pas – que ce soit ce qui ait donné l’idée de son film à Matthieu Amalric. Texte intégral

La rue des Lombards, rue du jazz à Paris

Par Michel Contat

A New York, au beau temps du be-bop, la 52erue alignait les clubs de jazz entre Broadway et la Sixième Avenue. Le Birdland, nommé en honneur de Charlie Parker, se trouvait sur Broadway (c’est aujourd’hui une boîte de strip-tease). A Paris, à part le New Morning de la rue des Petites-Ecuries, les boîtes de jazz se concentrent dans la rue des Lombards, entre le boulevard de Sébastopol et la rue Sainte-Opportune. Texte intégral

Le Redoutable

Par Pascal Aubier

Le Redoutable, un film de M. Hazanavicius, un joli nom Lithuanien, si je ne me trompe. Je crois avoir vu l’un de ses films, L’Artiste, avec cet acteur qui me fait beaucoup rire (Dujardin). Ce metteur en scène est, semble-t-il, marié avec Bérénice Béjo qui est belle comme tout et a un côté Amérique du Sud qui me va très bien. Elle joue aussi dans le film le rôle de Michèle Rozier que j’ai connue autrefois et qui habitait un appartement jardin devant le Sénat. Qui était l’amie de Godard et des Cournot. Bref. Texte intégral

Un nouveau theatre elisabethain

Par François Coupry

Je suis agacé par les acteurs qui veulent jouer juste, être naturels, du moins avoir l’air naturel, quand la justesse du ton, du geste, n’est qu’un artifice. Et quand personne, même si l’on ne se trouve pas en représentation, ni sur une scène, ni devant une caméra, un téléphone, même dans la vie apparemment secrète, ne joue bien, mais plutôt faux, mal. Texte intégral

Le sens de la Fête

Par Pascal Aubier

On avait envie de rire et on a ri. LE SENS DE LA FÊTE ça s’appelle. Il y avait du monde dans la salle de l’UGC Odéon ce dimanche. Une jolie jeune femme noire faisait la gueule en nous vendant les billets. Les jolies filles souvent se croient habilitées à faire la gueule. Elles ont tort, ça ne leur va pas bien. Texte intégral