Regards

Prodigieux Martial Solal

Par Michel Contat

Le 23 janvier 2019, Martial Solal, 91 ans, donnait à la salle Gaveau un concert de piano solo annoncé comme son dernier. On ne veut guère y croire, tant sa fantaisie, son imagination, sa créativité restent intactes. Solal le magnifique est un monstre du piano, un virtuose ébouriffant. Modeste, il dit admirer les interprètes classiques qui mémorisent les complexes, les difficiles sonates de Franz Liszt. Texte intégral

Marie Curie

Par Pascal Aubier

Quelle chance ! Cette semaine, sort partout en France, un film inclassable et admirable, pas du tout du genre de chez genre de chez Genre, un film fin comme le fil d’un rasoir et doux comme le baiser d’une femme brillante. Les femmes brillantes font peur. Les femmes font peur. Texte intégral

Un nouveau theatre elisabethain

Par François Coupry

Je suis agacé par les acteurs qui veulent jouer juste, être naturels, du moins avoir l’air naturel, quand la justesse du ton, du geste, n’est qu’un artifice. Et quand personne, même si l’on ne se trouve pas en représentation, ni sur une scène, ni devant une caméra, un téléphone, même dans la vie apparemment secrète, ne joue bien, mais plutôt faux, mal. Texte intégral

La rue des Lombards, rue du jazz à Paris

Par Michel Contat

A New York, au beau temps du be-bop, la 52erue alignait les clubs de jazz entre Broadway et la Sixième Avenue. Le Birdland, nommé en honneur de Charlie Parker, se trouvait sur Broadway (c’est aujourd’hui une boîte de strip-tease). A Paris, à part le New Morning de la rue des Petites-Ecuries, les boîtes de jazz se concentrent dans la rue des Lombards, entre le boulevard de Sébastopol et la rue Sainte-Opportune. Texte intégral

Les coups de cœur d’Esther Ségal

SÉRA ou l’œuvre survivante

…Voici que de l’enfance, surgit ce corps à peine ébauchée par la vie. Il court ayant pour ciel, les arbres protecteurs, ayant pour terre, la couleur rouge. Sur son passage, il saisit l’image de cet homme qui retouche des photographies, ce temple aux divinités sans bras, cette nature aux couleurs sauvages, l’image de sa famille. Il court… emportant avec lui, l’empreinte filante de ses origines, l’empreinte blessante de cet exil endeuillé et forcé vers un autre territoire…

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Pendant le Covid 8

Par Pascal Aubier

Dé-confinés ou déconfits ?  D’aucuns disent que le confinement est une escroquerie, que seuls les gestes barrières sont indispensables. En tous cas, on nous a bien emmerdés. Bref le dernier DVD qu’on a regardé avant de sortir de prison, valait la peine d’être (re)vu, profitant du temps perdu. Texte intégral

Du confinement et du confiné. Plaisirs et philosophie

Par Henri-Hugues Lejeune

Le hasard, la contingence et leurs nécessités ont contraint de nos jours ses victimes infortunées à chercher diverses occupations afin de meubler leur solitude et leurs loisirs quelque peu forcés. Il est vrai que les sages, les ingénieux… et les laborieux ont pu saisir l’occasion pour, enfin, ranger voire classer peut-être leurs archives et leur désordre. Manque jusque-là de loisir et quelque paresse dans mon cas, ce que je ne pourrais soupçonner chez mes lecteurs ! Texte intégral

Tony Bennett et Diana Krall en duo

Par Michel Contat

Parmi les crooners, il y en un seul d’incontesté et incontestable : Frank Sinatra. Mais, tout de suite après lui, l’un s’impose depuis beaucoup plus qu’un demi-siècle : l’italo-américainAnthony Dominick  Benedetto, dit Tony Bennett. Né en 1926. Un crooner au phrasé de saxophoniste ténor. Une voix unique. Texte intégral

Barbara

Par Pascal Aubier

On parle beaucoup de Barbara ces temps-ci. On la voit et on l’entend partout. Anniversaire de sa mort oblige. Je ne sais pas – et ne crois pas – que ce soit ce qui ait donné l’idée de son film à Matthieu Amalric. Texte intégral