Promenades printanières
Par Henri – Hugues Lejeune
Le soleil a illuminé les rivages biarrots et les projecteurs, les scènes du festival totalement en symbiose avec l’Amérique latine, ses cultures et traditions, depuis 25 ans. L’Amérique Centrale était à l’honneur cette année.
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Arrivée en fin de saison le 22 juillet à Avignon intra - muros, j’ai été enthousiasée par des comédiens bien rôdés qui m’ont offert leur florilège, dans le cadre du off de ce festival 2016.
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I
Le chroniqueur se promène dans l’espace, dans le temps qui lui sont impartis, ou qu’il a lui-même élus, et livre ce qu’il lui en passe en tête ; libre à lui d ‘en dire du bien ou du mal comme d’élire ce qui l’intéresse. Cela interviendra le plus souvent : il dira le bien qu’il pense de ce qu’il aime et se taira sur le reste. Ainsi vivra-t-il heureux. Texte intégral
C’est Sophie « la sagesse », qui ouvre le bal avec ses Origines du monde presque soft, au vu de cette très coquine exhibition qui se tient en plein cœur de Bruxelles, pour le plus grand plaisir des collectionneurs d’art érotique. La scénographie compose une partition qui s’écrit crescendo, à mesure que l’on pénètre dans la galerie à l’ambiance très feutrée. L’accueil est des plus chaleureux et les artistes sont manifestement heureux de voir s’harmoniser leurs œuvres sur les cimaises qui entourent un canapé rouge très glamour, face auquel Olivier Parent expose des photos de bondage avec quelque démonstration de shibari, des plus impressionnantes. Plus loin, sur la cheminée, les terres cuites et les bronzes de Mady Andrien s’enlacent et s’accouplent à cœur joie. Les grandes toiles de Carolina Toyos, sympathisent à merveille avec les belles Traces de femmes de Sophie Sainrapt. On peut admirer également les travaux d’Elya Verdal, Nea Borgel et de Steve Mathé.
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Pitié pour le chroniqueur, qui se pique d’évoquer une idée, de suggérer une image sur l’évocation qu’il peut établir sur ce qu’il voit : et Picasso qui décidément se retrouve cet automne à tous les coins de l’actualité ! Des idées à son sujet en a-t-il encore ? Texte intégral
Woytek Konarzewski né en Pologne, vit et travaille à Paris.
Dans son approche artistique, il nous invite au voyage à travers des propositions originales, tant dans la composition que dans la couleur. Ses différentes recherches le conduiront de New York à Mexico, en passant par l'Europe, notamment sa Pologne natale, où il retourne régulièrement, objectif en main.
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Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.
Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.
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"Voilà un très grand artiste dont vous avez la possibilité de contempler une superbe exposition, c'est un devoir et un plaisir d'aller la voir. Courez-y donc."
Ce devrait en être assez de la part d'un critique en qui il aurait confiance, pour décider son lecteur fidèle, le dispensant ainsi d'une tâche bien difficile.
Cela ne suffit hélas pas, même pour le dit critique qui doit se justifier pour son propre compte du choc qu'il ressent et y voir plus clair de toute façon.
Car le fait est qu'il n'est jamais facile de prendre parti au sujet d'un artiste allemand de quelque importance.
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Christelle Westphal est une technicienne de la photo, et pourtant elle a choisi la simplicité de la lumière naturelle, rejetant ainsi tous les artifices, pour nous donner à voir ces visages, qui possèdent tous leur propre majesté. Chacun respire comme une joie d’être là pour porter la coiffe végétale avec laquelle il se sent un dans l’instant du saisissement de la photo. Il y a les joyeux, les réservés, les naturels et ceux qui prennent la pose, mais chacun à sa manière semble avoir donné son consentement à la photographe comme un dénouement sans histoire. Il s’agit d’un projet plastique initié en 2003, dont le but n’est pas l’ampleur mais plutôt le creusement patient d’un sillon qu’elle nous invite à suivre à travers le partage. Le lecteur spectateur peut s’approprier l’ou- vrage comme il le souhaite et se promener au gré des pages de visage en visage, il peut aussi émettre une opinion ou une pensée à laquelle il n’aurait pas songé quelques secondes auparavant. Le paradoxe c’est que la récurrence du sujet donne une liberté et ouvre un champ à l’imaginaire, l’enfermant moins finalement que si chaque photo avait été un espace libre de création.
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Je ne saurais me dire grand lecteur de Michel Houellebecq.
 dire vrai, en lisant Du même auteur en tête de Soumission -Dieu que la liste en est imposante pour qui ne paraît pas publier si régulièrement -, je ne vois rien qu'il me souvienne d'avoir flairé de près, depuis vingt-cinq ans qu'il rôde dans les parages.
Je l'avais côtoyé il y a bien longtemps dans la cohue du cocktail de mi-journée du prix Novembre d'alors, prix dont on parlait pour lui ce jour-là et qu'il n'avait pas obtenu? Il était à peu près isolé et ne ressemblait guère au jeune écrivain tel qu'on le voit rôder dans ce genre d'endroit: plutôt sympathique.
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Dans une toile d’Hélène Jacqz, comme dans une improvisation de jazz, tout se joue dans l’instant. Tout est une question de tempo.
C’est toujours le jeu de quitte ou double. Quitte, ce ne serait qu’une trace de peinture sans signification. Un son neutre, sans éclat, sans écho et sans vibrato. Double, c’est gagné. C’est un envol, un jaillissement, une floraison : un geste large qui propulse le regard d’un angle à l’autre du tableau. Le spectateur est dans la position d’un surfeur glissant adroitement au creux de la vague, une seconde avant qu’elle ne se pulvérise en un milliard de gouttelettes étincelantes.
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