Regards

Est-il bon, est-t-il méchant, le critique ?

Par Henri – Hugues Lejeune

Perfidie de l’intelligence, ou l’intelligence de la perfidie

I

Le chroniqueur se promène dans l’espace, dans le temps qui lui sont impartis, ou qu’il a lui-même élus, et livre ce qu’il lui en passe en tête ; libre à lui d ‘en dire du bien ou du mal comme d’élire ce qui l’intéresse. Cela interviendra le plus souvent : il dira le bien qu’il pense de ce qu’il aime et se taira sur le reste. Ainsi vivra-t-il heureux. Texte intégral

Anselm Kiefer

Par Henri-Hugues Lejeune

"Voilà un très grand artiste dont vous avez la possibilité de contempler une superbe exposition, c'est un devoir et un plaisir d'aller la voir. Courez-y donc."

Ce devrait en être assez de la part d'un critique en qui il aurait confiance, pour décider son lecteur fidèle, le dispensant ainsi d'une tâche bien difficile.

Cela ne suffit hélas pas, même pour le dit critique qui doit se justifier pour son propre compte du choc qu'il ressent et y voir plus clair de toute façon.

Car le fait est qu'il n'est jamais facile de prendre parti au sujet d'un artiste allemand de quelque importance.

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Artis Sensualitas

Interdit aux moins de seize ans

C’est Sophie « la sagesse », qui ouvre le bal avec ses Origines du monde presque soft, au vu de cette très coquine exhibition qui se tient en plein cœur de Bruxelles, pour le plus grand plaisir des collectionneurs d’art érotique. La scénographie compose une partition qui s’écrit crescendo, à mesure que l’on pénètre dans la galerie à l’ambiance très feutrée. L’accueil est des plus chaleureux et les artistes sont manifestement heureux de voir s’harmoniser leurs œuvres sur les cimaises qui entourent un canapé rouge très glamour, face auquel Olivier Parent expose des photos de bondage avec quelque démonstration de shibari, des plus impressionnantes. Plus loin, sur la cheminée, les terres cuites et les bronzes de Mady Andrien s’enlacent et s’accouplent à cœur joie. Les grandes toiles de Carolina Toyos, sympathisent à merveille avec les belles Traces de femmes de Sophie Sainrapt. On peut admirer également les travaux d’Elya Verdal, Nea Borgel et de Steve Mathé.

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Houellebecq et moi

Par Henri-Hugues Lejeune

Je ne saurais me dire grand lecteur de Michel Houellebecq.

 dire vrai, en lisant Du même auteur en tête de Soumission -Dieu que la liste en est imposante pour qui ne paraît pas publier si régulièrement -, je ne vois rien qu'il me souvienne d'avoir flairé de près, depuis vingt-cinq ans qu'il rôde dans les parages.

Je l'avais côtoyé il y a bien longtemps dans la cohue du cocktail de mi-journée du prix Novembre d'alors, prix dont on parlait pour lui ce jour-là et qu'il n'avait pas obtenu? Il était à peu près isolé et ne ressemblait guère au jeune écrivain tel qu'on le voit rôder dans ce genre d'endroit: plutôt sympathique.

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Pascaline Boura

La danse du signe

Tout a commencé par une rencontre avec des poètes en 2011. Encouragée par sa fille à prendre contact avec des artistes, elle entreprend alors une conversation sur Facebook, qui va déterminer le cours de son destin.

Pascaline est éducatrice de jeunes enfants, mais elle a toujours dessiné et parallèlement suit des études artistiques par correspondance.

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Christelle Westphal et Denis Pourawa

Un regard à fleur de graine

Christelle Westphal est une technicienne de la photo, et pourtant elle a choisi la simplicité de la lumière naturelle, rejetant ainsi tous les artifices, pour nous donner à voir ces visages, qui possèdent tous leur propre majesté. Chacun respire comme une joie d’être là pour porter la coiffe végétale avec laquelle il se sent un dans l’instant du saisissement de la photo. Il y a les joyeux, les réservés, les naturels et ceux qui prennent la pose, mais chacun à sa manière semble avoir donné son consentement à la photographe comme un dénouement sans histoire. Il s’agit d’un projet plastique initié en 2003, dont le but n’est pas l’ampleur mais plutôt le creusement patient d’un sillon qu’elle nous invite à suivre à travers le partage. Le lecteur spectateur peut s’approprier l’ou- vrage comme il le souhaite et se promener au gré des pages de visage en visage, il peut aussi émettre une opinion ou une pensée à laquelle il n’aurait pas songé quelques secondes auparavant. Le paradoxe c’est que la récurrence du sujet donne une liberté et ouvre un champ à l’imaginaire, l’enfermant moins finalement que si chaque photo avait été un espace libre de création.

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Baroque Abstrait

Le livre de Cyb

Un abécédaire philosophique, digne des plus beaux livres d’heuresde la Renaissance, une véritable bible artistique aux accents vénitiens, qui nous entraîne avec délice dans la maïeutique de cette artiste sensible. Texte intégral

Peaux d’âmes

Exposition d'Anilore Banon

Sublimer la souffrance pour mieux en révéler la lisibilité. Rompre le silence, refuser la lâcheté. Condamner, témoigner...

Dix œuvres majeures, réalisées à l'occasion de la Journée Internationale du Droit des Femme et présentée à la Mairie du neuvième arrondissement de Paris jusqu'au 28 mars 2015.

Femmes crucifiées, martyrisées, atomisées.

Peaux animales comme support à la douleur écartelée.

l'artiste au doudou rose, dénonce l'hallali et met en garde l'humanité.

Silence, on tue!

Anilore Banon par son message nous demande de ne plus nous taire et ainsi nous exhorte à une totale vigilance.

Mylène Vignon

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Danse avec les couleurs

Par Marc Albert-Levin

Dans une toile d’Hélène Jacqz, comme dans une improvisation de jazz, tout se joue dans l’instant. Tout est une question de tempo.

C’est toujours le jeu de quitte ou double. Quitte, ce ne serait qu’une trace de peinture sans signification. Un son neutre, sans éclat, sans écho et sans vibrato. Double, c’est gagné. C’est un envol, un jaillissement, une floraison : un geste large qui propulse le regard d’un angle à l’autre du tableau. Le spectateur est dans la position d’un surfeur glissant adroitement au creux de la vague, une seconde avant qu’elle ne se pulvérise en un milliard de gouttelettes étincelantes.

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Les coups de cœur d’Esther Ségal

Alain NAHUM ou la charge d’âme.

« Laissez parler          Les petits papiers                      A l’occasion                           Papier chiffon                            Puissent-ils un soir                                         Papier buvard                                                Vous consoler » (1) C’est ainsi que je découvre la création d’Alain Nahum, succession de petits riens qui racontent l’humanité toute entière. Texte intégral

MABRIS Peintre

Poétiser la couleur

MABRIS brosse des envolées lyriques parfaitement maîtrisées, avec une énergie sans cesse renouvelée. Le jeu des formes et de la couleur, envoie une charge émotionnelle intense. L’espace prend vie et s’inscrit dans une partition équilibrée et joyeuse.

Ses nuances chaudes et harmonieusement contrastées, associées à des lignes de forces graphiques, nous convient au banquet de la genèse et du futur.

Par la technique de l’acrylique, plus spontanée que celle de la peinture à l’huile, elle obtient un résultat exceptionnel dans les transparences et les superpositions.

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itu’ l’appel de la couleur

Par Mylène Vignon

itu' performe depuis 2009 entre Tokyo et Paris. Il s'est d'abord distingué comme champion de tennis, pour se consacrer ensuite au marketing. Parallèlement, il a écrit un best seller - Comment devenir millionnaire quand on est stupide - traduit du Japonais en Coréen et en Chinois.

Il utilise tout d'abord comme support son smoking trois pièces blanc, qu'il peint avec des couleurs joyeuses et vitaminées.

En 2014, il a ouvert sa galerie éponyme, au cœur du Marais parisien.

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