Promenades printanières
Par Henri – Hugues Lejeune
Woytek Konarzewski né en Pologne, vit et travaille à Paris.
Dans son approche artistique, il nous invite au voyage à travers des propositions originales, tant dans la composition que dans la couleur. Ses différentes recherches le conduiront de New York à Mexico, en passant par l'Europe, notamment sa Pologne natale, où il retourne régulièrement, objectif en main.
Texte intégral
Christelle Westphal est une technicienne de la photo, et pourtant elle a choisi la simplicité de la lumière naturelle, rejetant ainsi tous les artifices, pour nous donner à voir ces visages, qui possèdent tous leur propre majesté. Chacun respire comme une joie d’être là pour porter la coiffe végétale avec laquelle il se sent un dans l’instant du saisissement de la photo. Il y a les joyeux, les réservés, les naturels et ceux qui prennent la pose, mais chacun à sa manière semble avoir donné son consentement à la photographe comme un dénouement sans histoire. Il s’agit d’un projet plastique initié en 2003, dont le but n’est pas l’ampleur mais plutôt le creusement patient d’un sillon qu’elle nous invite à suivre à travers le partage. Le lecteur spectateur peut s’approprier l’ou- vrage comme il le souhaite et se promener au gré des pages de visage en visage, il peut aussi émettre une opinion ou une pensée à laquelle il n’aurait pas songé quelques secondes auparavant. Le paradoxe c’est que la récurrence du sujet donne une liberté et ouvre un champ à l’imaginaire, l’enfermant moins finalement que si chaque photo avait été un espace libre de création.
Texte intégral
I
Le chroniqueur se promène dans l’espace, dans le temps qui lui sont impartis, ou qu’il a lui-même élus, et livre ce qu’il lui en passe en tête ; libre à lui d ‘en dire du bien ou du mal comme d’élire ce qui l’intéresse. Cela interviendra le plus souvent : il dira le bien qu’il pense de ce qu’il aime et se taira sur le reste. Ainsi vivra-t-il heureux. Texte intégral"Voilà un très grand artiste dont vous avez la possibilité de contempler une superbe exposition, c'est un devoir et un plaisir d'aller la voir. Courez-y donc."
Ce devrait en être assez de la part d'un critique en qui il aurait confiance, pour décider son lecteur fidèle, le dispensant ainsi d'une tâche bien difficile.
Cela ne suffit hélas pas, même pour le dit critique qui doit se justifier pour son propre compte du choc qu'il ressent et y voir plus clair de toute façon.
Car le fait est qu'il n'est jamais facile de prendre parti au sujet d'un artiste allemand de quelque importance.
Texte intégral
Dans une toile d’Hélène Jacqz, comme dans une improvisation de jazz, tout se joue dans l’instant. Tout est une question de tempo.
C’est toujours le jeu de quitte ou double. Quitte, ce ne serait qu’une trace de peinture sans signification. Un son neutre, sans éclat, sans écho et sans vibrato. Double, c’est gagné. C’est un envol, un jaillissement, une floraison : un geste large qui propulse le regard d’un angle à l’autre du tableau. Le spectateur est dans la position d’un surfeur glissant adroitement au creux de la vague, une seconde avant qu’elle ne se pulvérise en un milliard de gouttelettes étincelantes.
Texte intégral
Pitié pour le chroniqueur, qui se pique d’évoquer une idée, de suggérer une image sur l’évocation qu’il peut établir sur ce qu’il voit : et Picasso qui décidément se retrouve cet automne à tous les coins de l’actualité ! Des idées à son sujet en a-t-il encore ? Texte intégral
Je ne saurais me dire grand lecteur de Michel Houellebecq.
 dire vrai, en lisant Du même auteur en tête de Soumission -Dieu que la liste en est imposante pour qui ne paraît pas publier si régulièrement -, je ne vois rien qu'il me souvienne d'avoir flairé de près, depuis vingt-cinq ans qu'il rôde dans les parages.
Je l'avais côtoyé il y a bien longtemps dans la cohue du cocktail de mi-journée du prix Novembre d'alors, prix dont on parlait pour lui ce jour-là et qu'il n'avait pas obtenu? Il était à peu près isolé et ne ressemblait guère au jeune écrivain tel qu'on le voit rôder dans ce genre d'endroit: plutôt sympathique.
Texte intégral
itu' performe depuis 2009 entre Tokyo et Paris. Il s'est d'abord distingué comme champion de tennis, pour se consacrer ensuite au marketing. Parallèlement, il a écrit un best seller - Comment devenir millionnaire quand on est stupide - traduit du Japonais en Coréen et en Chinois.
Il utilise tout d'abord comme support son smoking trois pièces blanc, qu'il peint avec des couleurs joyeuses et vitaminées.
En 2014, il a ouvert sa galerie éponyme, au cœur du Marais parisien.
Texte intégral
J'ai été consterné d'apprendre il y a maintenant un peu plus de deux mois la disparition du grand cinéaste René Vautier, qui nous a quittés le 4 janvier 2015.
Texte intégral
Dans un agenda du printemps culturel 2016 bien chargé, je demande le salon du dessin !
Drapé de l’affiche de Michal Batory qui ne sait cacher ce sein sépia haut perché, c’est sous le sceau de ses 25 printemps que le salon du dessin nous révèle le 30 mars 2016, une édition qui signe a elle seule, un vrai spectacle artistique éclairé d’heureux échanges parmi les 39 exposants qui partagent ainsi leurs passionnantes et dernières découvertes.
L’engouement que le salon rencontre le soir du vernissage mais aussi auprès du grand public et qui a grandi au fil du temps par la force de son internationalisation, de ses approches conceptuelles et de la richesse de ses dessins et tableaux, pourrait bien venir de là.
Texte intégral
Sublimer la souffrance pour mieux en révéler la lisibilité. Rompre le silence, refuser la lâcheté. Condamner, témoigner...
Dix œuvres majeures, réalisées à l'occasion de la Journée Internationale du Droit des Femme et présentée à la Mairie du neuvième arrondissement de Paris jusqu'au 28 mars 2015.
Femmes crucifiées, martyrisées, atomisées.
Peaux animales comme support à la douleur écartelée.
l'artiste au doudou rose, dénonce l'hallali et met en garde l'humanité.
Silence, on tue!
Anilore Banon par son message nous demande de ne plus nous taire et ainsi nous exhorte à une totale vigilance.
Mylène Vignon
Une occasion magique de pousser en famille, les portes du théâtre du Palais-Royal!
110 ans après le magnifique court métrage muet d'Albert Capellani , c'est au tour du nouveau propriétaire de la lampe merveilleuse, aux propriétés surnaturelles encore si convoitées, d'en faire jaillir une troupe de jeunes et brillants comédiens, dans un décor, des costumes et un style illuminés. Le perspicace metteur en scène, Jean-Pierre Daguerre, nous diffuse ainsi durant toute sa pièce à plusieurs niveaux de lecture, une énergie rebondissante et réjouissante, qui ne déplaira certainement pas aux parents accompagnateurs.
Et dans le rôle d'Aladin, que le charmant, l'infatigable et truculent Lionel Cécilio, mène de la rue au palais, le comédien affiche l'ascension d'un talent qu'Albert Capellani, aurait, sans aucun doute, aimé avoir en 1906, dans sa lumière.