« Djihad » au Théâtre des Feux de la Rampe.
De quoi cette pièce est-elle le nom ?
Djihad, les lettres apparaissent dans la lumière sur le rideau rouge bientôt laissé dans la pénombre, avant de laisser place à un décor dépouillé, un désert noir.
Désert de la cité, puis de l’aéroport avant d’arriver à celui créé par les bombes, on se demande alors si le néant n’est pas dans le cœur de ces hommes qui se jettent dans la gueule du loup sans broncher ; ces hommes partent faire le djihad comme on irait faire une croisière et ne cessent de se convaincre eux-mêmes de la gravité de leur choix alors que pour nous, spectateurs, il apparaît comme dérisoire.
Texte intégral
C’est toute une famille qui a repris ses quartiers d’hiver dans le chapiteau douillet de la Porte de Champerret à Paris. Désolidarisé de la famille Bouglione, Alexandre Romanès a fondé son propre cirque sur les valeurs de la poésie et de la générosité. Il mène son équipe sur les routes aussi longtemps que le temps le permet. Pour le grand plaisir des parisiens, la famille revient en hiver offrir son florilège de numéros inédits qui unit équilibristes talentueux et animaux pas si bêtes avec une harmonie qui nous enchante. Du plus âgé au dernier né, les Romanès sont les vedettes de cette époustouflante parade mise en scène par Délia la danseuse.