Arts

Prendre le large

Invitation au voyage en forme de miroir inversé

Sandrine Bonnaire est au cinéma une respiration, un ovni dans le bon sens du terme qui nous rappelle que jouer juste, soit au plus près des émotions, est possible. Elle revient dans « Prendre le large », plus grave, loin de l’exubérance jouissive de « Confidences trop intimes », où elle se confiait sans retenue à un Fabrice Luchini mi tétanisé mi fasciné, en psy dépassé par la tournure atypique de ces séances sur divan organisées.

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L’abattage rituel de Gorge Mastromas

Studio Hébertot 

Cette pièce commence par un tonitruant choeur de masques, qui sur une musique très rock, donnera d’entrée de jeu la mesure de tout le spectacle. On y voit la montée en puissance de l’homme face à ses tentations, qui au fil du texte se transformeront en démons. On y parle de société secrète, de bonté et de lâcheté. Confronté à ses mensonges, un homme va sombrer dans ce qu’il peut exister de plus sordide. Texte intégral

Noémie de Lattre, féministe pour Homme

Un portait en toute intimité

Joué à Avignon cet été au théâtre des Béliers, Féministe pour homme ouvre la réflexion sur une pléiade de questions autour de la condition féminine et décape avec le sourire et un humour sans concession les stéréotypes dont les féministes sont le plus souvent affublées. Un show détonnant aux sujets multiples et variés dont l’objectif est de mettre en mouvement une pensée qui, une fois chez nous, continue de cheminer et de nous interroger. Texte intégral

Les Forêts Natales Équatoriales – Arts d’Afrique Équatoriale Atlantique

Par Henri-Hugues Lejeune

Cette exposition d’une importance rare -325 pièces- se concentre sur les sculptures, majoritairement liées au culte des ancêtres les représentent ou symbolisent les gardiens des reliques et les masques qui déclinent les nombreux aspects des entités spirituelles qui interviennent dans le fonctionnement des sociétés. Concret et abstrait ? Peu probable. Certains masques sont humains, d’autres non.

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Everybody Knows

Par Pascal Aubier

Et voilà, tout vient à point qui sait attendre. Todos Saven, le film Espagnol de Asgar Farhadi, arrive à Cannes puis dans nos salles avec, pour titre français Everybody Knows. C’est remarquable. Je disais il y a peu, dans un précédent papier, que les Américains avaient obtenu que l’on ne traduise plus les titres de leurs films en Français. Que ceux-ci n’avaient qu’à parler Américain comme tout le monde. Texte intégral

André Derain

1904 – 1914 la décennie radicale

J’ai toujours eu pour André Derain l’admiration la plus vive.

Il est un très grand artiste qui a beaucoup travaillé aux quatre coins de la modernité, prophète de la sensibilité contemporaine. Son œuvre est gigantesque mais il est remarquable qu’elle se retrouve, incontournable, dans la totalité des expositions thématiques ou chronologiques sur les grands courants du XXe siècle en ses plus belles aurores. Il a trempé dans toutes.

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De la nécessité du collectif 

Propos d’Alin Avila

À travers l’expérience de la Revue Area ou du Comme Un, ce qui domine est le collectif. La critique devrait-elle proposer ou entériner ? Propositions ou positions? Alin Avila s’interroge sur l’influence de la critique dans la matérialisation de l’œuvre d’art, et vous invite à en débattre à la galerie Oblik le samedi 28 avril à partir de 18h.

Trois films vus en mars 2018

Par Pascal Aubier

Les Américains, depuis que la Guerre (la deuxième, Mondiale, si vous vous souvenez) et depuis leur occupation de notre territoire par leur troupes, leurs cigarettes et leur SHAPE, ont entrepris de nous faire la misère sur le plan culturel, de nous envahir un peu plus complètement. Les sodas, le chewing-gum, les Burgers et autres Pizza Hutt et Starbucks se sont répandus dans tous le pays et dans tous les pays, il faut bien le dire. Et puis le cinéma. Texte intégral