Arts

Ode à Médine

Théâtre Darius Milhaud

Tout commence par l’étrange ballet d’une femme : Magda et de son rapport très intime à la terre. Intime, car c’est là que le drame s’imprime dans la douleur d’une mère. La terre est bien assez noire pour évoquer le rite d’une danse Butô et réveiller l’enfant qui sommeille en nous.

Par le cri, les silences et le geste de la comédienne Maïté Cotton, l’auteure, Sabine Revillet nous révèle que seule la poésie peut concéder la force de permettre l’inacceptable.

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Le théâtre de la Bertoche

Les Chemins de traverse

Quel plaisir de retrouver au Mans la troupe de la Bertoche, dans le cadre des Chemins de traverse, avec le spectacle: Les Lutins du Père Noël !

Nous avions déjà parlé de ce fameux théâtre aux multiples facettes, dans un précédent reportage sur Saisons de Culture.

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Bettina Rheims

La réalité fantasmée

C'est un véritable pèlerinage à travers l'œuvre de la photographe, que propose la Maison Européenne de la Photographie (MEP) à Paris jusqu'au 27 mars 2016.

Mêlant tour à tour le glamour à une vision sans concessions de la réalité brutale et animale, Bettina Rheims invite le visiteur à se surprendre dans un rôle inhabituel. L'exposition se découvre en une sorte de parcours initiatique, sur trois étages. La scénographie nous oblige parfois à une confidentialité, proche de l'intime. L'œil de l'artiste capture un instant de peau ou un éclair de poussière de temps, dans les cheveux ébouriffés d'un monde fantasmé. Elle ne laisse au hasard que ce qu'elle veut bien lui concéder. Le premier étage est une introduction visuelle. Puis, se dévoilent les séries : Modern Lovers, Gender Studies et Espionnes. Plus haut, I.N.R.I (l'histoire très controversée du Christ), Shanghai, puis les étonnantes Détenues.

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Fascination, une exposition de Chang Song

Par Laurent Bellin

Mercredi 14 décembre 2016 aura lieu le vernissage de l’artiste chinois Chang Song, autour d’une création qui emmène à la réflexion. Ses œuvres, inspirées de légendes chinoises ancestrales, viennent nous interpeller par leur exagération, leur coloration. Elles dénoncent l’étouffement de nos villes bruyantes et luxueuses qui nous endort au lieu de nous aider à repousser nos limites pour faire avancer nos civilisations.

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Léonore Confino,

La Tête dans l’Eau, pour mieux respirer les mots.

Ma toute première rencontre avec Léonore Confino… au théâtre des Mathurins, à l’occasion du lancement de la 5ème édition du Paris des femmes 2016. Un festival où s’épanouissent autour d’un thème imposé, des plumes exclusivement féminines. Ce jour-là, à tour de rôle – comme une mise en bouche – les auteures y présentaient leur déclinaison théâtrale de « Crimes et Châtiments ». Pour Léonore Confino, tout est parti de cette date du 7 janvier, lorsque ces artistes furent brutalement interrompus alors qu’ils ne faisaient que leur travail. D’un coup, on ne les autorisait plus à exercer leur métier. Dans sa courte pièce Ouverture, Léonore Confino choisit le même angle thématique; un comédien coupé net dans sa représentation par un spectateur qui le rejoint sur scène. De cette situation émergera un tas de questionnements.

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L’art… ? Non!!…l’Argent !

Par Victor Sfez

Depuis quelques quinze ans , je défends avec passion l'Art Concret , l'Abstraction Géométrique et l'Art Minimal....
Des artistes contemporains, des artistes de notre temps, des artistes vivants.
Certains connus , d'autres nettement moins . Choisir de défendre ces artistes et ces courants , c'est miser sur le présent et sur l'avenir . Un pari très risqué, en réalité . Et c'est en cela que c' est passionnant ! Fouiller, chiner , découvrir des immenses talents enfouis, bâillonnés , enterrés souvent avant même d'avoir vu le jour . C'est la réalité pour une majorité de peintres , de plasticiens ou de sculpteurs ...
Heureusement, il y a encore les Collectionneurs . Les vrais , les purs, les sincères , les authentiques... Une "race" en voie de disparition! Les spéculateurs leur ont succédés!
De nos jours, on parle de moins en moins d'Art et de plus en plus d'Art-gent !!
Le coup de coeur ? L'élan? L'émotion? pffft...de l'histoire ancienne !
La cote ! Le voila le critère ! COMBIEN ?
...Le "comment ?", le" pourquoi ? "de la création ...on s'en fiche comme de sa première Sicav !

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Galerie Area en fête

"Cette étrange idée du beau"

Beaucoup d’entre-nous se souviennent de la galerie Area, ce vaste loft de la rue d’Hauteville. Les œuvres étaient accueillies sous une immense verrière que semblait supporter une babélienne bibliothèque dont les rayons présentaient livres et objets du monde. Pendant vingt ans, performances et expositions se sont succédé. Milshtein y a montré ses plus insolites créations, Jiang Shanqing y a peint une fresque de plus de dix mètres de long. Pat Andrea pour « Rien à vendre », a voulu que le lieu ressemble à un nouveau Lascaux avec un charbon nourri par un feu produit sur place, il a consigné sur les murs, les lignes de ses délires. La fresque finie, le public a été invité à l’effacer dans une sorte de fête payante où l’œuvre était offerte en sacrifice.

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Anna Sand – un bout de monde

Par Laurent Bellin

Flaine : ce nom rappelle peut-être des souvenirs à certains d’entre vous. Cette station de ski dédiée aux arts à 1600 mètres d’altitude a fait couler beaucoup d’encre quand la famille Boissonnas l’a créé dans les années 60. En s’y promenant aujourd’hui, on y croise encore des statues de Picasso, Vasarely, Dubuffet ou encore Nesjar. Des toiles d’Hantaï ou de Piffaretti trônent dans le lieu de culte, une fontaine de Pol Bury dans l’auditorium.

C’est dans ce contexte que je découvre l’installation de l’artiste Anna Sand. Exposée au centre culturel de Flaine sous la direction de Gilbert Coquard, cette installation appelle au voyage, le voyage de ses souvenirs.

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Odile Montserrat photographe

L’œil de la mémoire

La rencontre avec l’immense photographe des stars qui ont rythmé notre quotidien depuis les années 60, s’est révélée un grand moment d’anthologie. Odile Montserrat et sa fille Valeria Attinelli, ont accueilli Saisons de Culture avec cette chaleur que seule confère la modestie du vrai talent. C’est encore avec une vive émotion, qu’Odile se souvient de la rencontre avec Serge, rue Bugeaud dans le 16e arrondissement, alors que la star, en pleine idylle avec BB, lui fit entendre en avant-première, « Je t’aime, moi non plus ». Ce furent les débuts d’une grande complicité qui jamais ne s’achèvera.

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Piano Solo de Mikolaj Warszynski

Par Laurent Bellin

Mikolaj Warszynski vient de sortir son disque Piano Solo. Ce pianiste originaire de Gdansk (Pologne) mène une carrière internationale. Il se produit régulièrement en Pologne, notamment à la société Chopin, à Varsovie au Parc Royal Łazienki et au musée Iwaszkiewicz ou encore à la Philharmonie Baltique de Gdansk. Je vous épargne son actualité musicale dans les autres pays, vous aurez tout le loisir de la découvrir sur son site internet. Notons toutefois qu’il a appris des plus grands comme Marek Jablowski, Jean-Paul Sevilla, Aquiles Delle Vigne, Janet Scott-Hoyt, … Son jeu, technique et bien posé, est accompagné d’une réelle énergie. Nuances et sensibilité sont au rendez-vous, sensibilité qui émane d’ailleurs de cet artiste quand on le côtoie.

Il est important pour la compréhension de ce disque de noter l’implication de Mikolaj Warszynski dans l’étude et l’analyse musicale de compositeurs. Il a notamment écrit sa thèse sur "l’exotisme et les influences interculturelles dans les Métopes (1915)" du compositeur Karol Szymanowski. C’est donc sans surprise que nous voyons ce compositeur polonais dans le programme.

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Minimenta

A la gloire du petit format

Une exposition d’oeuvres de petits formats de 26 artistes contemporains sous l’oeil bienveillant d’une gravure de Rembrandt.

Cette gravure de Rembrandt (1606 – 1669), seul artiste présenté à ne pas être bien vivant, se veut en quelque sorte l’oeuvre marraine de l’exposition minimenta.
Ses dimensions (8,5 x 7,5 cm) en font en effet le fer de lance qui prouve qu’une oeuvre, pour être grande, n’a pas besoin d’occuper toute la place.

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