Arts

Les Nuits Blanches du Facteur et Digressions sur l’ancienne scène Soviétique

Le dernier film d’AndreÏ Mikhalkov-Kontchalovski Par Pascal Aubier

Avec Aleksey Tryapitsyn, Irina Ermolova, Timur Bondarenko, Viktor Kolobkov, Viktor Berezin, Tatyana Silich, Irina Silich, Yuriy Panfilov

 

Evidemment cela paraît compliqué. Parler d’un film qui apparaît sur les écrans parisiens puis disparaît pour réapparaitre soudain lors d’un Festival ou d’un autre. Mais mon désir d’en parler est d’autant plus fort que précisément on ne le montre presque pas. Et c’est un si beau film, ils le font exprès ? La réponse est oui. Une simple question d’argent. On achète pour presque rien des petits chefs d’œuvres étrangers, on ne dépense rien en promotion et quand on a fait son beurre à peu de frais on les vire des salles où ils n’ont été montrés que parcimonieusement, quelques séances par semaine

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Quand la musique côtoie les cimes

Par Laurent Bellin

Ce mois de juillet a vu naître un nouvel événement musical qui s’adressait tant aux amateurs qu’aux professionnels : le stage de musique Opus 74. Ce stage s’est déroulé à Flaine en Haute-Savoie (74), et a accueilli pour sa première édition des musiciens de talents.

Opus 74 propose de prendre des cours avec des grands noms de la musique. Nous pouvons citer Andrei Diev, professeur au conservatoire Tchaïkovski de Moscou, Renato Francesconi, ténor italien, Alexander Frey pianiste américain vivant à Berlin, ou encore Bertrand Giraud, concertiste français et directeur artistique de l’événement. Ce stage s’adresse tant aux amateurs qu’aux professionnels.

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L’Humanité et la Grâce : Josette Rispal à La Madeleine

Par Cybèle Air

Dans l’atelier de Josette RISPAL, le groupe de sculptures installées depuis à La Madeleine, L’Humanité, habitait la grotte démiurgique de leur vibrante présence. Les unes se superposaient aux autres, il était impossible de toutes les voir séparément. Leur présence silencieuse et intense surgissait dans l’atelier-monde : chapelle ouvrant sur le ciel, et détours sombres vivants de Chiffonnettes uniques et énigmatiques. Des tissus, des matières diverses comme transfigurées par l’artiste, et là, ce groupe de métal ondoyant et lumineux, faisait rupture, et acte de présence très émouvante, très impressionnante.

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« Silence » de Scorsese : révérence

Par Cybèle Air

Le Gouverneur Inoué dit au jeune jésuite : « Mon père, vous et les autres missionnaires ne semblez pas connaître le Japon ». Le père Rodrigues lui répond sur le champ « Et vous, honorable magistrat, vous ne semblez pas connaître le christianisme ». « À ces mots », précise l’auteur japonais catholique Shûsaku Endô, « ils rirent tous deux ». Nous sommes à Nagasaki en 1641, le christianisme est interdit au Japon.

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Ode à Médine

Théâtre Darius Milhaud

Tout commence par l’étrange ballet d’une femme : Magda et de son rapport très intime à la terre. Intime, car c’est là que le drame s’imprime dans la douleur d’une mère. La terre est bien assez noire pour évoquer le rite d’une danse Butô et réveiller l’enfant qui sommeille en nous.

Par le cri, les silences et le geste de la comédienne Maïté Cotton, l’auteure, Sabine Revillet nous révèle que seule la poésie peut concéder la force de permettre l’inacceptable.

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Le théâtre de la Bertoche

Les Chemins de traverse

Quel plaisir de retrouver au Mans la troupe de la Bertoche, dans le cadre des Chemins de traverse, avec le spectacle: Les Lutins du Père Noël !

Nous avions déjà parlé de ce fameux théâtre aux multiples facettes, dans un précédent reportage sur Saisons de Culture.

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Bettina Rheims

La réalité fantasmée

C'est un véritable pèlerinage à travers l'œuvre de la photographe, que propose la Maison Européenne de la Photographie (MEP) à Paris jusqu'au 27 mars 2016.

Mêlant tour à tour le glamour à une vision sans concessions de la réalité brutale et animale, Bettina Rheims invite le visiteur à se surprendre dans un rôle inhabituel. L'exposition se découvre en une sorte de parcours initiatique, sur trois étages. La scénographie nous oblige parfois à une confidentialité, proche de l'intime. L'œil de l'artiste capture un instant de peau ou un éclair de poussière de temps, dans les cheveux ébouriffés d'un monde fantasmé. Elle ne laisse au hasard que ce qu'elle veut bien lui concéder. Le premier étage est une introduction visuelle. Puis, se dévoilent les séries : Modern Lovers, Gender Studies et Espionnes. Plus haut, I.N.R.I (l'histoire très controversée du Christ), Shanghai, puis les étonnantes Détenues.

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L’art… ? Non!!…l’Argent !

Par Victor Sfez

Depuis quelques quinze ans , je défends avec passion l'Art Concret , l'Abstraction Géométrique et l'Art Minimal....
Des artistes contemporains, des artistes de notre temps, des artistes vivants.
Certains connus , d'autres nettement moins . Choisir de défendre ces artistes et ces courants , c'est miser sur le présent et sur l'avenir . Un pari très risqué, en réalité . Et c'est en cela que c' est passionnant ! Fouiller, chiner , découvrir des immenses talents enfouis, bâillonnés , enterrés souvent avant même d'avoir vu le jour . C'est la réalité pour une majorité de peintres , de plasticiens ou de sculpteurs ...
Heureusement, il y a encore les Collectionneurs . Les vrais , les purs, les sincères , les authentiques... Une "race" en voie de disparition! Les spéculateurs leur ont succédés!
De nos jours, on parle de moins en moins d'Art et de plus en plus d'Art-gent !!
Le coup de coeur ? L'élan? L'émotion? pffft...de l'histoire ancienne !
La cote ! Le voila le critère ! COMBIEN ?
...Le "comment ?", le" pourquoi ? "de la création ...on s'en fiche comme de sa première Sicav !

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Fascination, une exposition de Chang Song

Par Laurent Bellin

Mercredi 14 décembre 2016 aura lieu le vernissage de l’artiste chinois Chang Song, autour d’une création qui emmène à la réflexion. Ses œuvres, inspirées de légendes chinoises ancestrales, viennent nous interpeller par leur exagération, leur coloration. Elles dénoncent l’étouffement de nos villes bruyantes et luxueuses qui nous endort au lieu de nous aider à repousser nos limites pour faire avancer nos civilisations.

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Léonore Confino,

La Tête dans l’Eau, pour mieux respirer les mots.

Ma toute première rencontre avec Léonore Confino… au théâtre des Mathurins, à l’occasion du lancement de la 5ème édition du Paris des femmes 2016. Un festival où s’épanouissent autour d’un thème imposé, des plumes exclusivement féminines. Ce jour-là, à tour de rôle – comme une mise en bouche – les auteures y présentaient leur déclinaison théâtrale de « Crimes et Châtiments ». Pour Léonore Confino, tout est parti de cette date du 7 janvier, lorsque ces artistes furent brutalement interrompus alors qu’ils ne faisaient que leur travail. D’un coup, on ne les autorisait plus à exercer leur métier. Dans sa courte pièce Ouverture, Léonore Confino choisit le même angle thématique; un comédien coupé net dans sa représentation par un spectateur qui le rejoint sur scène. De cette situation émergera un tas de questionnements.

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Galerie Area en fête

"Cette étrange idée du beau"

Beaucoup d’entre-nous se souviennent de la galerie Area, ce vaste loft de la rue d’Hauteville. Les œuvres étaient accueillies sous une immense verrière que semblait supporter une babélienne bibliothèque dont les rayons présentaient livres et objets du monde. Pendant vingt ans, performances et expositions se sont succédé. Milshtein y a montré ses plus insolites créations, Jiang Shanqing y a peint une fresque de plus de dix mètres de long. Pat Andrea pour « Rien à vendre », a voulu que le lieu ressemble à un nouveau Lascaux avec un charbon nourri par un feu produit sur place, il a consigné sur les murs, les lignes de ses délires. La fresque finie, le public a été invité à l’effacer dans une sorte de fête payante où l’œuvre était offerte en sacrifice.

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